Archives for the month of: juillet, 2015

Tentsile
Amateurs de nature et de camping sauvage, réjouissez-vous : on a inventé la tente suspendue !

Une belle trouvaille, qui évite tous les désagréments tels que vêtements mouillés par la pluie, sol de tente boueux et autres invasions d’insectes rampants.

Donc cette super tente, qui s’appelle Tentsile, a pour fonction principale de se suspendre entre plusieurs troncs d’arbres pour permettre à ses heureux occupants de léviter pour la nuit, en tête-à-tête avec les étoiles.

Fournie évidemment avec moustiquaire intégrale et protection UV.

Et vous, passer une nuit suspendus entre les arbres, ça vous branche ?

(elle était facile…)

A demain,

Matteo

admin-ajax

Vous connaissez sûrement la mélodie du Clavier bien tempéré de Bach (composée en 1722), même sans le savoir.

On la considère comme une œuvre majeure, que ce soit dans l’histoire de l’auteur ou celle de la musique classique, et pour cause : son histoire est très intéressante d’un point de vue technique (à l’époque, les ingénieurs s’escrimaient sur les pianos pour en trouver le tempérament parfait).

Pour la découvrir ou la re-découvrir, je vous recommande donc cette vidéo dénichée sur le web : elle expérimente une manière de visualiser les notes et la rythmique en utilisant des néons et des sculptures.

Délicat et poétique, c’est très réussi !

(Je n’ai qu’un petit conseil : si vous trouvez le Prélude un petit peu long, comme moi, prenez votre mal en patience jusqu’à la Fugue !)

Ticket gagnant (4/4), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/4 : Une consultation particulière
épisode 2/4 : Remise en question
épisode 3/4 : Regain

Résumé des épisodes précédents : Rémi, psychiatre déprimé suite à un passage à l’acte d’un de ses patients, remonte doucement la pente grâce à un de ses confrères. En établissant une liste spontanée de ses envies, Rémi ne se doutait pourtant pas que sa vie s’en trouverait à ce point bouleversée. Mais ne dit-on pas que ce sont souvent les cordonniers les plus mal chaussés ?

Episode 4
Jackpot aux roses

« Tout ce qui ne vient pas à la Conscience se retrouve sous forme de destin. »
Carl Gustav Jung

Rémi n’arrivait toujours pas à y croire.
« Il a vraiment dû me prendre pour un fou », songea-t-il en pensant à son collègue, le docteur Raymond, qu’il avait quitté quelques minutes plus tôt. Lorsque ce dernier avait mentionné le loto, Rémi avait mis un moment à se souvenir où il avait bien pu laisser ce maudit ticket… Ils devaient être sous le porte-photo, sur le buffet du salon, mais peu importe, puisqu’il connaissait les chiffres joués par cœur, c’étaient ses numéros fétiches.
Il avait donc pianoté sur son smartphone et retrouvé rapidement sur Internet le tirage au sort qui l’intéressait. Ses yeux s’étaient alors arrondis comme des soucoupes et il s’était senti défaillir.
—Un problème ? Vous êtes tout pâle d’un coup ! s’était inquiété le docteur Raymond.
Péniblement, Rémi avait ravalé sa salive, levé les yeux et affiché le sourire béat du ravi de la crèche :
— Rien rien, mais je crois que je vais vraiment changer de vie, pour de bon…
Et il avait pris congé en bafouillant un au revoir à peine audible.
En montant quatre à quatre les escaliers menant à son appartement, Rémi se remémora ce fameux « programme Carpe Diem ». Il cocha mentalement les cases qui dansaient devant ses yeux, conscient de son état plus que fébrile. Le concert de George Benson, fait, le loto, fait, le week-end insolite dans un lieu improbable, il avait justement prévu d’en faire le soir même la surprise à Aline. Une surprise avec, en prime, une cerise sur le gâteau en forme de ticket gagnant ! Dire que le précieux bout de papier était resté plusieurs jours coincé, chiffonné sous un vulgaire porte-photo, au risque, en plus, d’être mis à la poubelle par la femme de ménage ! À cette pensée, Rémi pressa le pas. Lorsqu’il tourna enfin la clé dans la serrure, il sourit en songeant à la dernière envie folle sur sa liste : la cuite au nirvana ambré, pour sûr, elle allait être d’anthologie…

La lettre avait été posée bien en évidence sur le porte-photo, sur le buffet du salon :

Rémi,
Je ne choisis pas le bon moment, mais tôt ou tard, même si tu ne voulais pas le voir, cela devait de toute façon arriver. Toutes ces années où tu n’as vécu que pour ton travail, tu n’as pas vu que peu à peu, insidieusement, nous nous éloignions l’un de l’autre. Tu n’es pas responsable de ce qui s’est passé avec ce psychopathe de Marquant, toute la profession a reconnu en toi un expert compétent qui ne pouvait prévoir cette infime part d’imprévisible que recelait la pathologie de ton patient. Ce drame a bouleversé tes certitudes, ébranlé ta confiance en toi, mais moi, je suis bien placée pour savoir que tu as toujours été champion pour voir la paille dans l’œil de tes patients… La suite, tu la connais, enfin, non, tu la découvres maintenant, en lisant cette lettre… Moi je la voyais pourtant comme le nez au milieu de la figure, cette poutre, cette épée de Damoclès qui se balançait au-dessus de ta tête, de nos têtes à tous les deux… Des années que j’essaie de t’envoyer des signaux, mais j’ai fini par comprendre que tu serais toujours meilleur conseiller pour tes patients que pour toi-même. Et puis en rangeant hier histoire de me vider un peu la tête, je suis tombée sur ce ticket…
Ne m’en veux pas, je profite juste du destin, une aubaine comme celle-là ne se présente pas deux fois dans une vie. Ne t’inquiète pas pour moi, je saurai faire bon usage de cette manne tombée du ciel.
Quand je pense que tu disais toujours que tu n’avais jamais eu de chance au jeu…
Aline.

Le Chat

Il paraît que l’idée trottait dans la tête de Geluck depuis un moment… En tout cas, elle a fait son petit effet sur la région puisque celle-ci a accepté de prendre en charge les quelque 4,5 millions d’euros nécessaires à la rénovation du bâtiment situé au coeur de la capitale, à quelques pas du Palais Royal.

On y retrouvera un florilège de Chat : toiles, dessins de presse, sculptures, œuvres numériques… L’auteur a aussi prévu de rendre hommage aux grands du passé : Sempé, Chaval, Siné… ainsi qu’à Charlie Hebdo et l’équipe de Hara Kiri.

Pour les fans du Chat, ce sera sûrement un vrai régal ! Et pour Geluck aussi, qui confiait à la presse que « pour un enfant né à Bruxelles, on ne peut rêver un endroit plus prestigieux ».

Encore une bonne raison de visiter Bruxelles ! Même s’il faudra attendre 2019 pour que les portes s’ouvrent…

A demain,

Matteo

Les femmes d'Alger - Picasso

Au fil de ses pérégrinations sur le web, ma copine est tombée sur un site assez intéressant, How Much, qui recense les œuvres d’art ayant explosé les records d’enchères dans tous les pays du monde.

Grâce au travail de recherche des auteurs du site, on peut apprendre quel est le tableau le plus cher existant en France, aux Etats-Unis, en Allemagne et partout ailleurs. Ainsi, vous serez peut-être intéressé de savoir que la palme du tableau vendu le plus cher dans l’histoire des enchères en France revient… au Bassin aux Nymphéas de Monet ! Vendu 80,5 millions de dollars tout de même…

En Norvège, c’est le fameux Cri de Munch, avec 120 millions de dollars qui domine le classement.

Mais l’ami Van Gogh n’est pas en reste : en Allemagne, son Portrait du Docteur Gachet est estimé à 82,5 millions.

Beaucoup de très grands noms de la peinture (ceux que même les non-initiés comme moi connaissent) sont présents dans le classement (Warhol, Bacon, Klimt…) mais on retrouve aussi des artistes d’une renommée gigantesque dans certains pays mais moins connus dans le reste du monde, comme Rufino Tamayo pour le Mexique ou Zang Daqian pour la Chine.

Enfin, on découvre que le plus cher de tous les tableaux du monde (avec un grand M !) c’est Les femmes d’Alger, signé de la main de Picasso et vendu aux dernières nouvelles pour 160 millions de dollars !

Une somme incroyable ! Et même si certaines œuvres magistrales sont infiniment précieuses, des sommes pareilles, moi ça laisse sans voix… Et vous ?

A demain,

Matteo

Céline Laurent-Santran 3/4Ticket gagnant (3/4), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/4 : Une consultation particulière
épisode 2/4 : Remise en question

Résumé des épisodes précédents : Bouleversé dans ses certitudes parce qu’un de ses patients a effectué un passage à l’acte sanglant, Rémi, psychiatre déprimé, tente de reprendre goût à la vie. Son collègue, le docteur Raymond, est là pour l’écouter et l’inciter à lâcher prise.

Episode 3
Regain

Rémi ne pouvait pas dire qu’il était heureux. Non. Après ce qu’il avait traversé, il avait même l’impression qu’il ne pourrait plus jamais s’autoriser à goûter au bonheur. Pourtant, il avait entamé un lâcher-prise qui lui procurait jour après jour des petits moments de joie qui préfiguraient sans doute une « sortie de crise » progressive.
Le docteur Raymond l’avait appelé quelques jours plus tôt pour prendre de ses nouvelles, et Rémi avait proposé à son confrère de le retrouver à la terrasse d’un café. Il avait eu l’idée de cette rencontre plus informelle pour signifier qu’il ne ressentait plus le besoin de confronter son malaise à l’œil expert d’un spécialiste, mais avait davantage envie d’une entrevue plus légère entre confrères conscients que leur métier avait son lot de difficultés, et parfois, de tragédies. Assis cet après-midi-là face au soleil qui annonçait un printemps radieux, Rémi se prit à savourer ce moment comme une petite joie simple, mais nécessaire.
— Finalement, dit-il les yeux fermés en inclinant la tête pour mieux profiter des premiers rayons printaniers, le bonheur, je n’y crois pas trop, c’est un état qui s’étale dans la durée. Franchement, je suis trop pessimiste pour me dire que je suis capable de vivre avec cet état d’esprit-là. Par contre, il y a mille et une joies que l’on peut trouver dans notre quotidien, qui ne durent que quelques minutes, comme ici et maintenant : ce sont ces petites joies-là qui me font du bien.
— Je suis vraiment heureux de vous voir plus serein, moins confit dans le remords et la culpabilité.
Rémi but une gorgée de bière avant de poursuivre :
— Vous savez, avant cette terrible histoire, quand je recevais des patients dont la pathologie relevait d’une simple déprime due au stress au travail, au rythme de vie infernal, enfin ce genre de troubles finalement assez communs, je leur citais souvent cette phrase de Denis Grozdanovitch : « Dans toutes les circonstances de l’Histoire, il y a toujours eu des pêcheurs à la ligne ».
Le docteur Raymond rit de bon cœur :
— Eh bien on peut dire qu’aujourd’hui, vous en êtes un exemple parfait ! Vous voyez, je suis sûr que vous allez finalement reprendre le travail plus vite que vous ne le pensiez.
— Alors ça, ça m’étonnerait.
Le docteur Raymond afficha un air perplexe.
— Cette tragédie m’a ouvert les yeux. Vous n’avez jamais songé à changer de vie ?
Son collègue le considéra avec étonnement :
— Vous voulez dire tout plaquer ? S’en aller au bout du monde ?
— Je n’irais pas jusque-là, répondit Rémi en observant la couleur mordorée que les rayons du soleil donnaient à sa bière. Non, mais je me dis que rien n’arrive jamais par hasard, et que je devrais peut-être profiter de cette crise pour partir avec Aline vers un ailleurs différent.
— Beaucoup y pensent et peu de gens ont le courage de le faire… à moins de gagner au loto, là, évidemment, c’est déjà plus facile ! Tiens ça me fait penser, vous vous souvenez de votre « programme Carpe Diem » dont vous m’aviez parlé l’autre jour : vous l’avez suivi ?
Rémi fronça les sourcils et son visage s’éclaira soudain : le loto ! Il n’avait même pas regardé le tirage au sort à la télé quelques jours plus tôt ! Et où avait-il mis le ticket déjà ?


Retrouvez les épisodes suivants : 4/4

GandhiBookstore

Ma copine m’a fait découvrir une super vidéo en format ultra-short (moins d’une minute !), intitulée Un livre mène à un autre.
C’est en fait une publicité pour une librairie mexicaine, la Gandhi Bookstore, qui met en images des éléments issus de livres très connus pour qu’ils forment ensemble une petite histoire.

Les références sont assez évidentes, je ne vous ferai pas l’affront de les nommer… En tout cas, les voir se croiser entre elles, c’est très sympa !

Je trouve le résultat plutôt charmant, on plonge dans une atmosphère merveilleuse, aidés par la musique, et on s’amuse à voir apparaître de nouveaux personnages…

Bref, pour une pub si short, le message est clair : les lectures appellent à d’autres lectures.

Attention, il paraît qu’on peut même assez vite devenir accro…

A demain,

Mattéo

Ticket gagnant (2/4), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Retrouvez l’épisode précédent de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/4 : Une consultation particulière

Résumé de l’épisode précédent : Pour Rémi, psychiatre, 45 ans, c’est le temps de la remise en question. Même s’il a la désagréable impression de ressembler aujourd’hui aux patients qu’il soignait encore récemment, il est bien décidé à remonter la pente.

Episode 2
Remise en question

C’était la première grande tempête que Rémi traversait. Psychiatre depuis une quinzaine d’années, il avait choisi cette spécialité par passion mais avait fini par s’enfermer dans une certaine monotonie et c’était sûrement cela qui lui avait joué des tours. Les patients qui s’enchaînaient toutes les semaines au cabinet, quelques expertises de temps en temps auprès des tribunaux, un ou deux colloques par an, un train-train qui lui avait fait perdre le mordant avec lequel il considérait son travail, à ses débuts. Après tout, il était difficile de courir après des patients en perdition qui s’évanouissaient dans la nature du jour au lendemain ; difficile aussi de vérifier si un névrosé à la dérive prenait bien son traitement ; difficile encore de déterminer avec certitude si un patient, schizophrène par exemple, pouvait sortir de l’hôpital pour le week-end sans risque pour l’entourage. La psychiatrie n’est pas une science exacte, Rémi l’avait souvent entendu pendant ses études, mais comme le commissaire – pas psychologue pour deux sous –, lui avait jeté à la figure : « Allez donc dire ça à la famille de la petite Christelle ! ».
Marquant. Un schizophrène que Rémi suivait depuis plusieurs années, et qui était passé à l’acte à l’occasion d’une autorisation de sortie que Rémi lui avait délivrée. Le temps d’un week-end. Un week-end où tout avait basculé. Rémi avait jugé que la psychose dont souffrait Abel Marquant s’était stabilisée, alors que les experts mandatés par la suite, après le meurtre sauvage de la jeune Christelle, avaient identifié une héboïdophrénie, forme rare de schizophrénie impliquant une psychopathologie criminogène.
« Il y avait une chance sur un million que les événements s’enchaînent de la sorte », lui avaient seriné ses collègues, qui l’avaient soutenu et défendu tandis que les médias se déchaînaient sur les failles du système.
Rémi avait accepté sans ciller le rôle de bouc émissaire : hors de question de fuir ses responsabilités. Seulement là, il se sentait au bord du gouffre, à bout de force. Le docteur Raymond avait raison. Il fallait qu’il décroche et qu’il se recentre sur lui et sa famille. Enfin sur sa femme et lui.
Il était temps d’agir. En sortant du PMU où il venait de valider la première grille de loto de sa vie, Rémi fonça réserver deux aller-retour pour Londres, avec en prime les billets pour le concert de George Benson. Aline serait folle de joie.
— Je nous ai réservé une petite surprise pour le week-end prochain ! annonça-t-il fièrement au dîner.
Aline leva à peine les yeux de son assiette.
Rémi avait misé sur le fait que son regain d’enthousiasme ferait du bien à sa femme, qui l’avait vu déprimer pendant des semaines. Mais cette épreuve avait visiblement laissé des traces plus profondes. Aline avait, elle aussi, beaucoup souffert dans cette histoire. Elle aussi avait besoin de retrouver un peu de l’entrain qu’elle avait perdu.
« Qu’à cela ne tienne », se dit Rémi, désireux de continuer sur sa lancée en réalisant ces envies folles dont il avait parlé à brûle-pourpoint avec son confrère, le docteur Raymond. « Elle aussi adore les petites virées insolites. Je vais lui dégoter un petit séjour original, inspiré de Cinq semaines en ballon ou Vingt-mille lieues sous les mers, elle ne va pas en revenir ! »
Et ce n’était que le début de ses envies folles, de son enthousiasme et de l’effet boule de neige de son tout nouveau programme « Carpe Diem »…


Retrouvez les épisodes suivants : 3/4 – 4/4

On a trouvé M. Darcy - UNE

Jane Austen fascine encore et toujours, et apparemment je ne suis pas le seul à m’être demandé si le personnage de Darcy existait vraiment. J’ai presque envie de céder le clavier à ma copine pour écrire ce post, parce qu’apparemment, l’effet Darcy touche bien plus sensiblement encore les filles que les garçons !

Et les questions liées au mythe Darcy n’ont pas fini de faire parler d’elles puisque Susan Law, une historienne britannique qui fait des recherches sur l’oeuvre de la célèbre écrivaine, pense avoir mis la main sur l’homme qui se cachait en réalité derrière le mystérieux Fitzwilliam Darcy.

Il s’agirait selon elle du premier comte de Morley, dénommé John Parker, qui était marié à la meilleure copine de Jane.

Apparemment, l’auteure aurait séjourné chez ladite amie à la période où elle écrivait justement Orgueil et Préjugés.

En plus, les descriptions que Susan Law a retrouvé du physique et de la mentalité de John Parker correspondent à celles de Mr Darcy, un beau gosse aux favoris bien fournis et à l’air droit et digne…

Alors, a-t-il vraiment existé ce célèbre Mr Darcy ? Mais surtout, a-t-il vraiment plongé un jour dans le lac vêtu de sa chemise et de son pantalon ? Et faut-il préserver le mythe ou découvrir la réalité, docteur, dîtes-moi… ?

A demain,

Matteo

Il sème des romans sur l'autoroute

Petit fait divers bizarre bizarre aux Etats-Unis : la police a arrêté un délinquant d’un type très particulier à qui elle reprochait d’avoir jeté sur les routes… plus de 600 livres ! Un serial-livrophobe qui sévissait depuis plusieurs semaines sur les routes américaines…

Vous imaginez le désarroi de la police face aux appels d’usagers qui, de plus en nombreux, signalaient la présence de livres de tous genres et souvent en excellent état sur le bord des autoroutes ? Des volumes et des volumes et des volumes qui jonchaient le bitume… sans que personne ne sache le pourquoi du comment. Très intrigant.

Les autorités ont finalement mis la main, au printemps, sur celui qu’ils avaient appelé « la punaise littéraire ». Et l’explication est finalement toute simple et n’a rien à voir avec l’intrigue d’un roman noir : le gars avait simplement acheté un gros stock de livres à une librairie en faillite et comptait faire fortune en vendant ses bouquins sur Amazon. Mais pas de bol : il n’a pas trouvé son public et plutôt que de s’encombrer des 600 volumes en question, il a préféré les jeter sur les routes, au gré de ses caprices et de ces trajets.

Cette chute finale est beaucoup trop plate et ennuyeuse !

Comme vous êtes auteurs ou lecteurs, je vous invite à revisiter cette histoire : si la vie était un polar, quelle raison pourrait bien pousser un personnage à semer des romans sur la route 66 ?

A demain,

Matteo