Archives for the month of: mai, 2015

Peste rose (5/6), Yannick Pagnoux

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.
Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Yannick Pagnoux :
épisode 1/6 : Appel nocturne
épisode 2/6 : Dans la morgue
épisode 3/6 : Des questions sans réponses
épisode 4/6 : Franck

Résumé des épisodes précédents : Marc a fait la connaissance de Franck, le petit-ami de son fils Louis. Après une conversation très intense et émouvante, les deux hommes se sont pris dans les bras. C’est à ce moment que Marc a remarqué des traces étranges sur le cou du jeune homme.

Episode 5
Souvenirs d’Afrique

Marc resta circonspect durant plusieurs secondes qui lui semblèrent durer une éternité. Son esprit vacillait encore entre deux réalités. Franck Breniaux le regardait la mine défaite et les yeux rougis. Cet homme avait été amoureux de son fils, et si Marc ne le connaissait que depuis quelques minutes, cela avait suffi pour qu’il l’apprécie. Cependant, les marques rouges qu’il venait d’apercevoir sur son cou occupaient toutes ses pensées.
— Depuis quand Louis était-il malade ?
— Il se plaignait de maux de ventres depuis six mois. Il a perdu du poids, des cheveux, puis les marques sont apparues… Il allait de plus en plus mal, mais il refusait que je vous appelle.
— Mais pourquoi ? s’étonna l’ancien médecin.
— Il ne voulait pas que vous le voyiez mourant. Parce qu’il savait, au fond de lui, qu’il était en train de mourir. On ne réchappe pas à la peste rose.
— La quoi ?
— La peste rose. C’est comme ça qu’on appelle ces marques sur la peau. D’autres les ont eu avant mais ne sont plus là pour en parler… tout comme Louis. Les gens parlent de« cancer gay ». Ils prétendent que c’est Dieu qui se venge de nos actes, qu’il nous a envoyé ce fléau pour nous faire payer le fait d’être homo. Ou alors que c’est à cause du Poppers… On entend beaucoup de choses plus ou moins crédibles à ce sujet.
— Et je suppose que vous savez…
— Que je suis malade ? soupira Franck. Oui, mais cela ne me fait pas peur. Au moins, j’aurai la chance de retrouver Louis, après.
Le courage du jeune homme désarçonna Marc. Malgré toutes les pensées négatives qu’il avait eues pour les « pédés », comme on disait, il les regrettait toutes en cet instant précis. Même s’il n’était pas homophobe, il avait eu quelques ressentiments envers cette communauté. Les années 80 et la libération des mœurs les avaient mis sur le devant de la scène et cela ne lui avait pas vraiment plu. Pourtant, il y avait eu Louis pour le faire changer d’avis… et maintenant Franck, qui faisait preuve d’un courage qu’il n’avait vu que chez très peu de patients.
Cependant, Marc se rappela d’un détail et fonça jusqu’au bureau de Guy, entraînant Franck à sa suite. Il entra sans frapper, interrompant la conversation téléphonique de son ex-collègue et ouvrit à nouveau le dossier médical de son fils. Guy Bernier s’excusa auprès de son interlocuteur et raccrocha pendant que Marc feuilletait le dossier de Louis.
—Je l’ai ! s’écria Marc
—Quoi donc ?
—L’agent, Guy ! L’agent ! C’est dans le sang ! Regarde le dossier de Louis : juin 1978, hôpital de Brazzaville, transfusion sanguine suite à une importante hémorragie liée à un accident de la route. Je me souviens que Louis est parti là-bas pour soigner des enfants après sa tentative de suicide. C’est là qu’il a dû attraper ce truc. Je me souviens d’avoir lu de vieux articles dans les années cinquante parlant de patient atteints de lésions cutanées très développées. Des sarcomes de Kaposi. Tu vois le lien?
— Oui, mais quel rapport avec le voyage de ton fils en Afrique ?
— Imagine-toi Guy, imagine que le sang utilisé pour le transfuser était porteur de cet agent.
— Qu’est-ce qui aurait contaminé le sang ?
— Un virus inconnu ! C’est la clé j’en suis sûr ! Mon fils a ramené un virus dans son sang lors de son voyage au Congo en 78. Un virus qui se serait développé très lentement et aurait infecté d’autres personnes, dont Franck ici présent.
Ce dernier qui n’avait rien saisi à la discussion des deux médecins, comprit à leur ton qu’ils étaient sur la piste de quelque chose.

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Lettre au père est une lettre écrite, en novembre 1919, par Franz Kafka alors âgé de 36 ans.

Elle n’a jamais été envoyée à son père.

Elle a été publiée intégralement en 1953, dans un recueil, et traduite en français la même année.

On y découvre – lorsqu’on n’est pas un spécialiste de cet auteur – un homme tourmenté qui est tiraillé entre la volonté de dire à son père tous les reproches que cette trop forte personnalité mérite d’entendre (au nom de l’abus de position dominante), la compréhension que la démarche éducative n’est facile pour aucun parent et la tentation d’endosser l’entière responsabilité de la (très grande) difficulté de leur relation.

On y découvre aussi un homme pris dans un problème personnel insoluble, dans un nœud de contradictions, entre réaction, décision, jugements et hésitations… qui fait penser à l’univers créé, par Kafka, dans Le Procès (1925). Un peu comme des sables mouvants. Plus tu bouges, plus tu t’enfonces… et si tu ne bouges pas, tu t’enfonces irrémédiablement.

On y découvre enfin une sensibilité, une fragilité même, toujours étonnante chez un auteur dont le nom est entré dans les très grands classiques de la littérature contemporaine.

La lettre se lit vite… et elle est vraiment intéressante.

Elle est dispo en poche à 2 € (Folio) et gratuitement en eBook sur plein de sites internet. Il y a aussi une version audio enregistrée par André Dussolier. Vous avez donc le choix du support !

A demain,

Matteo

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Esperluette

J’ai trouvé sur un site le résultat d’une petite enquête visant à découvrir les mots préférés des internautes !

La liste est longue, je vous donne donc mes coups de cœur perso.

Clapotis

Ephémère

Margoulette

Fracas

Concupiscence

Et il y en a bien d’autres encore, qui seraient, selon eux, les plus beaux mots de la langue française !

Ce sont les auteurs du site qui ont interrogés leurs lecteurs, mais j’ai envie de vous retourner la question, quels mots, parmi tous ceux de la langue française, vous plaisent le plus ?

A demain,

Matteo

> Voici le résultat du site en question.

Le Palais Idéal - UNE

Qui connait l’histoire du Facteur Cheval ? C’était un homme (réellement facteur qui s’appelait Cheval, comme le contrôleur des impôts du Dîner de cons), né en 1836 et mort en 1924 dans la commune de Hauterives dans la Drôme. Signe distinctif : avoir passé 33 ans à construire sa demeure, un palais fou et naïf, pierre par pierre.

Non content d’avoir érigé ce phénomène depuis classé monument historique, il a ensuite passé huit années supplémentaires à construire son ultime demeure : un tombeau qui lui aussi vaut le détour pour Hauterives.

Au cours d’une de ses tournées, le Facteur Cheval (Joseph Ferdinand Cheval, sur l’état civil) alors âgé de 43 ans bute sur une pierre à la forme bizarre, tourmentée par des siècles de pluie. Cette pierre, appelée plus tard la pierre d’achoppement, sera la première de son premier édifice.

Inspiré et y voyant là un signe, il décide de réaliser un vieux rêve : celui de se construire un palais idéal. Au cours des 33 années qui suivront, l’homme rentrera chaque soir auprès de sa femme avec une brouette de pierres ramassées au cours de sa tournée quotidienne et se fera l’architecte de ce palais hallucinant !

Le résultat est complètement incroyable.

A voir les photos, ma première réaction a été de croire à une erreur iconographique et de penser que la photo d’un palais birman s’était égarée par là. Car l’ensemble est terriblement riche : chacune des façades du palais du Facteur Cheval est une ode à la nature et aux grandes civilisations. On y trouve des momies sculptées, des miniatures de temples hindous et de mosquées mais aussi de chalets suisses, des représentations géantes de César, Vercingétorix et même Archimède !

Il n’a rien écrit, Cheval, mais il a laissé sa trace autrement…

A demain,

Matteo

Le Palais Idéal - 2

Le Palais Idéal - 3

Le Palais Idéal - 4

Pour + de renseignements, c’est par ici !

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Voilà la surprise de la semaine… et même du mois !

Le nouveau Mon Compte, qui accompagne chaque lecteur et chaque auteur, est en ligne depuis hier 15 h 57.

Il y a tout, dedans, pour rendre heureux tout le monde : des stats de lecture, des stats de vote, des options à cocher et à décocher, un panorama de ses abonnements, un outil de gestion de sa fiche beaucoup + sympa..

Yoann, Sylvia et Quentin se sont surpassés… C’est absolument dingue, ma copine envisage de se mettre à écrire pour jouer avec le tableau de bord ! Je vous dis ça… et je me rends compte que je prends le risque du gars qui annonce un film tellement drôle que personne ne rit parce que tout le monde en attend trop. Je m’en rends compte mais je ne mollis pas…

Tant pis,

A demain,

Matteo

mon compte

Peste rose (4/6), Yannick Pagnoux

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.
Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Yannick Pagnoux :
épisode 1/6 : Appel nocturne
épisode 2/6 : Dans la morgue
épisode 3/6 : Des questions sans réponses

Résumé des épisodes précédents : Marc Capel a quitté les locaux de la morgue et consulte le dossier médical de son fils Louis décédé subitement. Alors qu’il était descendu chercher un café, un jeune homme l’interrompt et se présente comme le petit-ami de son fils.

Episode 4
Franck

À l’annonce du jeune homme qui venait de lui serrer la main, Marc ne fut pas réellement surpris. Cela faisait des années que l’ancien médecin se doutait que son fils était homosexuel, même s’il ne lui en avait jamais parlé. L’orientation sexuelle de son fils l’avait choqué, puis il s’y était habitué. Après tout qu’il soit homo ou hétéro, Louis était et restait son fils. Cependant, Marc fut interloqué car faire connaissance du petit-ami de son fils demeurait un événement particulier. Surtout dans ces circonstances.
— Nous devrions nous asseoir, dit Marc en récupérant son café.
La salle d’attente des urgences était déjà occupée. Voulant être tranquille, Marc conduisit Franck dans un espace théoriquement réservé aux médecins, sachant qu’ils ne seraient pas dérangés.
— Vous connaissiez mon fils depuis longtemps ?
— Nous nous sommes rencontrés il y a trois ans dans un bar réservé aux gens comme nous. « La Goulue », peut-être que vous connaissez ? dit le jeune homme.
— De nom. Vous étiez donc… Comment dire, intimes ?
— Nous vivions ensemble depuis un an. Je voulais faire votre connaissance car vous étiez une des personnes les plus importantes pour votre fils. J’ai vu de nombreuses photos de vous et quand je vous ai reconnu, j’ai osé vous aborder.
— Il parlait de moi ? demanda Marc plus que surpris.
— Bien sûr, comme il me parlait de sa mère. Vous savez, sa mort l’a détruit. Vraiment détruit. Au point de tenter de mourir.
— Oui je l’ai appris, dit Marc, les yeux tourné vers le linoléum du sol. Je n’ai pas été là pour lui… comme aujourd’hui.
— Je peux vous assurer qu’il ne vous en voulait pas. Il s’en voulait à lui-même. Il vous aimait plus que tout et cela malgré le décès de sa mère.
Marc dévisagea le jeune homme. Il avait été persuadé jusqu’à ce jour que son fils le détestait. À la mort de Sarah, Marc avait démissionné, avait sombré dans la dépression et l’alcool. Mais bien que saoul du soir au matin, Marc prenait des nouvelles de son fils. Il avait ainsi su que Louis avait tenté de mourir. Alors il avait eu honte, avait arrêté de boire et s’était installé à la campagne.Puis un jour, Louis s’était invité à l’improviste et l’avait aidé à bêcher son petit potager. Depuis ce jour, les deux hommes se fréquentaient mais sans vraiment se parler. Chacun attendant un signe de l’autre qui ne venait jamais.
— Je l’ai laissé tomber comme Sarah, comme tous les autres. Vous savez ce que je suis Franck ? Un lâche.
— Louis ne voyait pas les choses ainsi. Souvent, il me disait à quel point vous aviez été présent quand il était petit, ce malgré votre emploi du temps. Il me racontait vos voyages, ses anniversaires où vous arriviez déguisé en clown. Il était vraiment fier d’avoir eu un père comme vous. Il me répétait souvent comment il s’en voulait de vous avoir laissé tomber au moment où vous en aviez besoin. Il regrettait tellement de ne pas avoir été à la hauteur…
À ces mots, Marc comprit que son fils avait choisi de vaincre son chagrin au lieu de fuir la réalité, comme lui l’avait fait. Il prit son visage entre ses mains et éclata en sanglots. Franck Breniaux se leva alors et le prit dans ses bras.
Tous deux restèrent ainsi de longues secondes. Serrés l’un contre l’autre au nom d’un homme, d’un fils qu’ils avaient aimé. Puis Marc se releva, essuya ses larmes. Il eut à peine le temps de prononcer un « merci » que son regard stoppa net sur le cou du jeune homosexuel. Ce dernier portait lui aussi des marques rouges caractéristiques.


Retrouvez les épisodes suivants : 5/6

Une arme d'instruction massive - UNE

La formule de l’arme d’instruction massive est un peu usée mais elle est tout de même plutôt réussie. Mais je ne sais pas si Raul Lemesoff en est le père fondateur.

Raul est un artiste argentin, il a conçu son véhicule à partir d’un vieux tank, heureusement inoffensif, modifié par l’artiste pour servir la culture et la lecture.

Une arme d'instruction massive 2

Une arme d'instruction massive3

Du haut de son véhicule chargé d’histoire, Lemesoff sillonne la capitale argentine avec les 900 livres qui peuplent son Ford Falcon de 1979.

Dans la vidéo que je vous ai dégotée, on le voit parcourir les rues de Buenos Aires et distribuer ses livres aux jeunes comme aux vieux, n’exigeant d’eux que la promesse qu’ils liront son cadeau. Et nous, on aime bien ce genre d’initiative, naïve peut-être, mais pétrie de bonnes intentions et qui permet d’utiliser de façon constructive son énergie. Il ne changera pas le monde, Raul, mais il essaie quand même un peu…

A demain,

Matteo

 

7UP celebrates #FeelsGoodToBeYou campaign with raul lemesoff’s ‘weapons of mass instruction’ from designboom on Vimeo.

Quand Hugo dessine - UNE

On connait Victor Hugo pour ses écrits mais trop peu pour ses dessins. Il en a pourtant réalisé plus de 4000 ! Et s’ils restent presque inconnus du grand public, c’est parce que Hugo préférait mettre ses livres en avant, au détriment de son art qu’il se contenait d’offrir en cadeau à ses intimes.

Et si on en parle aujourd’hui c’est parce que dans les illustrations de l’artiste, il y a une leçon à retenir : il est parfois bon de sortir des sentiers battus.

Mais encore, me direz-vous ? Oui parce qu’en les regardant, même s’ils sont très beaux, ces dessins n’ont pas l’air délirants non plus. Mais détrompez-vous : si sa plume était académique et ses mots choisis avec science, ses techniques de dessins, elles, n’avaient rien de classique.

Victor Hugo, en matière d’art, était un explorateur : il peignait avec ses doigts, renversait et étalait du café ou du thé sur ses feuilles et laissait même son inconscient guider sa main gauche (les prémices de la littérature beatnik ?).

Je trouve ça bon de se souvenir que derrière ce grand auteur il y avait un enfant très curieux et fantasque. Ce dont on ne se douterait pas en lisant Les Misérables, pas vrai ?

Un désir d’aventure qu’il ne faut peut-être pas oublier en grandissant et qui est parfaitement compatible avec le métier parfois très sérieux d’écrivain politique.

Je n’irai pas jusqu’à vous proposer de sauter à pieds joints dans les flaques lundi en allant au boulot mais le cœur y est. Consultez la météo avant de partir,  je crois qu’il fera beau dimanche et lundi…

A demain,

Matteo

Quand Hugo dessine - 2

Quand Hugo dessine - 3

Quand Hugo dessine - 4

Quand Hugo dessine - 5

 

Les très petits plaisirs de la vie - 2

Aujourd’hui un petit truc chouette et mignon à souhait qui ravira les fans de miniatures. Pas moi, j’aime pas ça !

C’est le livre Life’s Lil Pleasures, soit Les P’tis plaisirs de la vie, d’Evan Lorenzen.

Ce n’est même pas un livre à proprement parler mais plutôt une œuvre d’art très délicate qui fait la taille d’un pouce, à peine. Evidemment produit par la main de l’artiste, ce tout petit petit bouquin présente à chaque page son bonheur quotidien : sentir l’odeur de la pluie, rouler en s’accrochant au chariot de courses. Ce genre de petites choses, quoi.

Ma copine a craqué pour l’idée. Pas moi, j’aime pas ça !

C’est vrai cependant que ça reste un objet charmant qui a sûrement demandé beaucoup de travail et de minutie à l’artiste. On ne peut pas encore l’acheter pour ceux que ça intéresse, mais en regardant régulièrement le site de l’artiste, l’occasion peut se présenter.

Ceci dit, ça pourrait être un défi intéressant pour ceux qui aiment produire de leurs mains, d’écrire un Très très court (TTC) dans un si petit format, non ?

A demain,

Matteo

 

La vie sur Mars

Parfois je tombe sur des actus si énormes que je me demande sérieusement comment j’ai pu passer à côté. C’est le cas avec le programme Mars One. J’ai dû louper le JT un soir et voilà, boum, l’info, pourtant cruciale, m’a échappé.

Le saviez-vous, vous, que dans sept ans l’humain colonisera la planète Mars ? Pardon si pour vous c’est du réchauffé, et tant mieux si je vous apprends quelque chose, mais je vous avoue que ma copine et moi on en est tombé assis par terre…

Voilà le récap’ du topo : sont recrutés en ce moment même dans le monde entier quatre équipes de six personnes, soit 24 humains qui seront les premiers colons à partir vivre sur la planète rouge. 200 000 personnes ont posé leur candidature, des fous de l’espace qui doivent rêver de graver leur nom dans l’histoire.

D’ici 2022, diverses missions spatiales iront préparer les lieux pour permettre aux colons de s’installer plus ou moins correctement. Les équipes partiront ensuite chacune avec deux unités leur servant d’habitat et deux autres qui assureront leurs fonctions vitales (eau, oxygène…). Parce qu’il semble qu’il s’agisse d’un aller simple!

Si la mission réussit, une autre salve d’astronautes se joindront à eux en 2026.

Et là, je me dis, mais c’est une nouvelle gigantesque quand on y pense ! Nous ne sommes pas dans un scénario de Star Wars et pourtant, l’idée est complètement surréaliste. D’autant plus que 2022 arrivera aussi vite que 2015, donc finalement, nous sommes à l’aube de la première colonisation d’une autre planète par l’Homme.

Ce qui m’étonne aussi c’est qu’autant de personnes (200 000 quand même !) soient emballées à l’idée de vivre sur Mars. Je sais pas vous, mais personnellement, je préfère rester chez moi, avec un bon livre. Ou mon appli Short Edition…

A demain,

Matteo