Archives for the month of: mai, 2015

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Si vous voulez visiter une expo peinture originale, c’est un détour par Saint-Etienne, par la Galerie Le Réalgar, qu’il faut faire. L’expo « Sur la bordure, sans détour » vous présentera des peintures et dessins de Scanreigh. C’est du 30 mai au 26 juin 2015, et le vernissage est ce samedi 30 mai à partir de 18h. Je n’ai pas eu droit à l’expo en avant-première mais on aime le galeriste en chef, on sait que c’est un défricheur de goûts avisé et on est est sûr que vous ne perdrez pas de votre temps en y allant !

Si vous êtes à Paris, c’est à Tête de lecture qu’il faut aller. Regardez à côté, sur la page d’accueil du site, tout est expliqué. C’est toujours un moment particulier et sympa. Yves Heck vous attendra à la Loge (Paris 9), de 17 h 30 à 18 h 30.

Et si vous voulez rester chez vous, écrivez ! C’est la Matinale des Lycéens, le rendez-vous de création en live de Short Edition et Phosphore, dimanche de 11h11 à 18h18. Réservé aux moins aux moins de 20 ans. Vous avez +, trouvez  donc un lycéen ou un jeune étudiant que ça amusera…

A lundi,

Matteo

> Pour l’expo
La Galerie est ouverte le mercredi, jeudi et vendredi de 14h00 19h00 et le samedi de 14h00 18h00 et sur RDV
Adresse: 23 rue Blanqui, 42000 Saint Étienne, www.lerealgar.com
Éditions: www.lerealgar-editions.fr
Contact: Daniel Damart 0687602234, lerealgar@gmail.com

 

Du bout des ongles- UNE

Aujourd’hui, au programme, une distraction en forme de petit court métrage d’animation d’ 1 minutes 40. C’est joli à regarder, c’est à base d’impression 3D (l’avenir mes amis, l’avenir…) et ça repose sur un message légèrement philosophique sur les bords à propos de la vie et de la transformation des êtres et des choses.

La compagnie japonaise TaiyoKikaku Co a mis au point cette vidéo, en stop motion (des enchaînements très rapides de photos façon dessin animé un peu ralenti), où l’on voit des ongles prendre vie et s’animer, façon Wallace et Gromit.

Pour mener à bien ce modeste mais charmant projet, pas moins de 521 ongles ont été imprimés grâce à une imprimante 3D puis mis en scène.

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Et tout est dans le détail et dans la finesse des effets.

D’ailleurs, ça me fait beaucoup (beaucoup) penser aux effets spéciaux maison de La Science des Rêves de Gondry, avec ses animations à deux francs six sous comme dirait ma grand-mère, mais d’une grande, grande, poésie.

Vous aimez ?

A demain,

Matteo

 

TRANSFORMING from TRANSFORMING on Vimeo.

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La Fête du livre Jeunesse, dont la première édition aura lieu du 17 au 31 juillet, a trouvé son nom : Lire en short.

Le principe – faire lire les moins de 15 ans – est sympa. La date – le milieu de l’été – est originale, voire audacieuse. Donc séduisante. Et le nom, servi par une illustration réussie, est très bien choisi.

Nous ne pouvons pas y voir autre chose qu’un clin d’oeil du Ministère qui ne peut pas faire de la pub directement pour les entreprises privées mais qui a bien compris le côté résolument pionnier, défricheur et avant-gardiste de Short Edition !

On en reparlera cet été… puisque Short Edition est partenaire d’un joli projet qui va bientôt prendre sa forme définitive.

A demain,

Matteo

Des bestioles dans la ville - UNE

J’aime beaucoup la technologie de la réalité augmentée quand elle permet de mettre au point de jolis projet et de s’amuser avec notre environnement.

Sur cette vidéo –  que ma copine a trouvé sur le web et que j’ai eu immédiatement envie de partager avec vous parce qu’elle est sympa et rafraîchissante (un peu comme elle) – on se rappelle en effet que la réalité augmentée n’est pas réservée aux géants de la technologie et des moteurs de recherche. Ni forcément destinée à faire de l’homme une créature suréquipée et un brin surnaturelle.

Marty Cooper l’a détournée pour réaliser des petites vidéos rigolotes et nous présenter les petites (ou très grosses) bestioles en promenade dans notre imaginaire. Je ne sais pas vous, mais j’adore la pastèque. L’essuie-tout n’est pas mal non plus. Et en cas de créneau raté, on se donne rendez-vous à 1:04 mn !

Vive cette techno-là !

Ou, plutôt, vive cet usage-là de la techno…

A demain,

Matteo


When Cartoon characters invades your life : Aug… par MisterBuzz

Art pluvieux-UNE

Avis à nos auteurs de strips amateurs d’art insolite (et ne vivant de préférence pas dans le sud de la France… sinon il y a risque de frustration) : je suis tombé sur ce concept original de peinture qui se révèle… sous la pluie !

C’est un dessinateur, Peregrine Church, qui s’est amusé à peindre tout un tas de jolies petites choses dans la ville de Seattle, en utilisant un produit repoussant l’eau. Résultat : dès qu’il pleut, ses dessins se révèlent aux yeux des passants. En cas de beau temps, le produit est bien sûr complètement invisible (comme sur la photo de la marelle).

On ne vous encourage évidemment pas à vandaliser la ville, mais ceux qui ont une cour, un jardin ou même un mur extérieur exposé à la pluie pourraient avoir envie de voir ce que ça donne.

Il nous reste à trouver les bons mots, ou le bon dessin.

Plutôt sympa non ?

A demain

Matteo

Art pluvieux-2

Art pluvieux-3

Art pluvieux-4

Peste rose (6/6), Yannick Pagnoux

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.
Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Yannick Pagnoux :
épisode 1/6 : Appel nocturne
épisode 2/6 : Dans la morgue
épisode 3/6 : Des questions sans réponses
épisode 4/6 : Franck
épisode 5/6 : Souvenirs d’Afrique

Résumé des épisodes précédents : Marc a appris grâce à Franck que les traces caractéristiques sur son cou ne sont pas rares dans la communauté gay. On parle de« peste rose ». Certain d’avoir trouvé la cause de la mort de son fils Louis, Marc s’est précipité dans le bureau de son collègue.

Episode 6
Virus incognito

Guy Bernier était encore estomaqué par les mots de Marc. Durant des années, il avait adoré travailler avec cet homme affable qui avait participé à l’identification de nombreux agents pathogènes. Il le tenait en haute estime. Sa disparition aussi soudaine qu’imprévue l’avait affligé. Mais le revoir en action lui inspira un profond respect. Néanmoins, sa théorie prêtait à controverse et en tant que médecin-chef de la division des maladies infectieuses, il se devait d’être prudent.
— Marc, si tu as raison, nous sommes face à risque épidémiologique. Tu te rends compte des implications : il va falloir prévenir le Ministère et tutti quanti. Il faudrait peut-être calmer le jeu…
— Rien du tout, Guy, c’est la seule explication ! Louis a été contaminé par un virus non répertorié, point. Un virus qui entraînerait la destruction des T4. Tu le sais comme moi, cette destruction expliquerait sa faiblesse immunitaire, ainsi que les autres symptômes.
— Et le mode de contamination ?
— J’y ai pensé. Franck était le petit-ami de mon fils. Comme tu peux le voir, il présente des lésions caractéristiques d’un sarcome de Kaposi au niveau du cou. Si Louis a bien été infecté comme je le pense par transfusion, il ne reste plus qu’une seule voie de contamination. Sexuelle.
— Mais Marc cela ne prouve rien…
— Non, je le sais parfaitement. Mais cela suffirait déjà à lancer un projet de recherche !
— Rien de ce que je dirai ne te fera changer d’avis, n’est-ce pas ?
— Non, effectivement.
— Alors il faut que tu contactes quelques personnes sur Paname. Je sais par des collègues que cela fait plus de six mois qu’ils cherchent à expliquer les causes d’une maladie qui ressemble à celle qui a tué Louis. Deux cas similaires, il me semble. Un jeune steward qui a travaillé sur de nombreux vols vers l’Afrique et son ami. Je suis sûr que ta théorie les passionnera.
Marc récupéra un bout de papier sur lequel le médecin avait noté un numéro et appela. Après avoir été trimballé à plusieurs reprises dans différents services, Marc parvint à obtenir un interlocuteur passionné par son histoire. Un certain Willy Rozenbaum. Les deux autres hommes en profitèrent pour sortir du bureau, profitant de l’instant pour faire connaissance. Quand Marc réapparut le visage souriant, le professeur Bernier voulut connaître les détails de leur échange.
— Dans l’immédiat, il veut voir le dossier. Si le cas de mon fils ainsi que ceux qu’ils ont observé rejoignent mon idée, ils avertiront le Ministère. Après, mystère ! En attendant, l’urgence reste d’identifier l’agent infectieux. Pour eux, il s’agirait d’un rétrovirus, une nouvelle forme virale jusqu’à peu inconnue. Il m’a également appris qu’un certain Gottlieb a présenté des cas similaires l’année dernière aux États-Unis. Ils ont appelé la maladie « A.I.D.S. ». Un acronyme, joyeux non ? Pour nous, cela donnerait Syndrome d’immunodéficience acquise. S.I.D.A. Pourquoi pas ?
Sans qu’il s’en rende compte, la nausée de Marc avait disparu. Son chagrin était en train de laisser progressivement place à une forme de soulagement, à une paix espérée.
— Tu vas participer aux recherches, Marc ? demanda Guy
— Non, je ne pense pas, dit-il catégoriquement. Ce n’est plus ma place. Venez Franck ! s’exclama-t-il. Je suis intimement persuadé que ces messieurs n’ont plus besoin de nous. En attendant nous devons dire au revoir à Louis une dernière fois.
Tous deux saluèrent Guy Bernier. Puis Marc ouvrit le pas de son cadet, se dirigea vers les ascenseurs de service et appuya sur le bouton du sous-sol. Son fils l’attendait.

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C’est un Slovaque de 21 ans, Jakub Pavlovsky, qui célèbre la lecture avec des poses qui attirent et étonnent notre œil pourtant blasé et difficile à surprendre.

C’est simple et marrant.

Il veut qu’on parle de la lecture, qu’on rappelle qu’on peut lire partout, tout le temps… même quand on n’a pas son appli Short Edition ou notre site mobile à portée de main sur son smartphone et, moi, là, sans hésiter, je dis, qu’il a raison ! Qu’on soit Slovaque, Tchétchène, Syrien, Américain ou Français… on devrait prendre plus de temps pour lire, on ferait sans doute  moins de conneries.

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La suite et la fin de son reportage photographique militant sont à voir sur son site. En passant par ici.

A demain,

Matteo

Plante un arbre - UNE

L’Irlande a un projet fou : planter, en 24 heures, un million d’arbres sur le territoire irlandais !

L’initiative vient d’une association, One million trees in one day, qui veut recruter 10 000 bénévoles et a lancé un appel aux dons dans le monde entier. D’ailleurs, si vous avez envie de leur donner quelque chose (à eux plutôt qu’à moi !), le site possède une carte interactive qui permettra à chaque donateur de voir où « son » arbre a été planté.

L’idée  de planter un million d’arbres est impressionnant et poétique, et c’est super aussi parce que des entreprises partenaires bénévoles ont signé un contrat pour financer l’entretien de ces arbres pendant les vingt prochaines années.

Le projet a donc été bien ficelé.

La date n’est pas encore connue puisque l’association est en train de réunir les fonds mais 350 000 arbres ont déjà été planté en guise de test.

Je pense jeter régulièrement un œil sur leur site pour surveiller la progression du projet. Parce que j’aime bien les projets ambitieux et un rien fou, surtout quand ils ont pour visée d’investir dans la santé et la beauté de la planète.

Et j’aime bien imaginer cette « green army » de 10 000 volontaires sillonner le territoire irlandais et planter partout, partout ! Et puis comme dit le proverbe : le meilleur moment pour planter un arbre était il y a vingt ans. Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant !

A demain,

Matteo

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Petite nouveauté qui ne doit pas passer inaperçue…

Sous la bannière d’accueil, discrètement glissé entre deux blocs, en mode « je suis discret mais je tiens quand même à le dire », c’est le compteur des lecteurs abonnés aux auteurs de Short Edition. Il paraît qu’en bande on se sent plus fort !

Joli, non ?

Et littéraire en +. Avec des chiffres en lettres, c’est assez choc… et tellement + chic. A croire que les technos ont perdu le pouvoir dans cette entreprise !

Vous aimez ?

A demain,

Matteo

 

Un pète au casque - UNE

Et hop ! Un pas de plus vers la société du futur… J’ai récemment lu un article annonçant qu’une société américaine (qui s’appelle Thync pour ceux qui veulent jeter un œil) cherche à commercialiser un casque qui pourrait – attention attention ! – modifier l’humeur de celui qui le porte !

En utilisant des algorithmes de neurosignalement, l’appareil permettrait d’envoyer des ondes électroniques au cerveau de l’individu pour le rendre (au choix) plus détendu, concentré, éveillé… Pas de date de sortie annoncée ou même d’indication sur un potentiel coût d’achat, mais ça a l’air d’être un projet assez sérieux. La vidéo réalisée pour annoncer cette neuro-révolution est très propre et très pro… Pas de doute sur ce point-là au moins !

La société aurait bien sûr lancé des essais cliniques afin de déterminer les effets de leur technologie, et les commentaires seraient positifs.

Alors pour une utilisation domestique, très franchement, je trouve le concept effrayant… L’idée de modifier mon humeur pour ne ressentir que le positif me fait un peu penser à un lavage de cerveau, voire à une machine-à-laver des lobes.

En revanche, et c’est là que le projet peut devenir très intéressant, le produit pourrait aider les victimes de trauma à récupérer certaines facultés mémorielles ou encore à soulager une dépression. Pour la dépression, des tests ont été menés en milieu hospitalier avec pile et électrodes (sans casque) et ça marche pour certains…

Donc pourquoi pas.

Mais en même temps, pourquoi ?

Alors, à moitié vide ou à moitié plein, ce verre ?

A demain,

Matteo

Thync from Zumbakamera on Vimeo.