Archives for the month of: février, 2015

Moins d'une minute pour un film - UNE

Dans la catégorie ultra-short-on-pousse-les-limites-du-court, il y a le Mobile Film Festival.

Un concept simple mais très sympa que j’ai découvert il y a peu (et pourtant le prix a 10 ans cette année, honte à moi). Le principe est le suivant : les réalisateurs doivent présenter au Jury une vidéo tournée avec un smartphone et qui doit impérativement durer moins d’une minute ! Puis la sélection de vidéos est présentée au internautes. A la clef pour les réalisateurs : des € pour les aider à financer leur prochain travail. D’ailleurs vous pouvez encore aller voter pour ceux qui vous plaisent, alors faut pas hésiter (et moi, je ne vous dirai pas à qui j’ai donné mon vote !).

Mais vote ou pas vote, je vous sur-conseille d’aller sur le site et de découvrir les vidéos candidates, ainsi que les Lauréats de l’année passée. C’est plein de fraîcheur, c’est un régal. Beaucoup plus tonifiant que l’image d’illustration que j’ai pourtant choisie pour illustrer le sujet !

J’ai adoré c’est juste une fille, que je vous laisse découvrir… Ma copine, aussi, mais elle je préfère ne pas vous laisser la découvrir.

A demain,

Matteo

 

 

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Elle ne les fait pas, mais elle a 110 ans cette année !

Ce mythique personnage dessiné sans bouche est né en 1905, sous le coup de crayon d’Emile-Joseph-Porphyre Pinchon et grâce à une anecdote personnelle de l’ancienne rédactrice en chef de La semaine de Suzette, Jacqueline Rivière qui avait chez elle une bonne d’origine bretonne un peu maladroite.

Elle a même été conçue par accident la Bécassine : une erreur de l’imprimeur avait laissée blanche une page du premier numéro et Mme Rivière avait décidé sous le coup de l’impulsion de la remplir avec ce petit personnage si maladroit.

Elle est peut-être devenue un peu old-school, la Bécassine, mais elle a remarquablement bien traversé ce dernier siècle. Alors on lui souhaite tous en cœur : Deiz ha bloaz laouen dit Bécassine !

Voilà, maintenant vous savez comment souhaiter un joyeux anniversaire en breton (la classe) !

A demain,

Matteo

Entendre avec la langue - UNE

Après la bague rapporteuse qui permet aux mal-voyants de retranscrire l’écrit à l’oral, voici un petit appareil absolument incroyable qui permettra bientôt aux sourds d’entendre… avec leur langue ! Oui, vous avez bien lu : c’est un processeur qui se place sur la langue et qui reproduit, à renforts de vibrations, les sons qu’il perçoit.

L’appareil n’est pas encore tout à fait au point mais les chercheurs de l’Université du Colorado, à l’origine du projet, travaillent dur pour en créer une version accessible au plus grand nombre : le jouet est a priori annoncée à moins de 1720 euros, alors que les implants chirurgicaux en coûtent 75 000. C’est mieux.

Le fonctionnement, car il convient d’éclaircir vite ce mystère naissant, est le suivant : une petite pièce est logée dans l’oreille et transmet les sons qu’elle perçoit à un processeur placé sur la langue, organe très sensible et nervuré. L’appareil traduit les sons perçus en stimuli qu’il envoie au cerveau. L’utilisateur apprend à analyser ces stimuli comme des mots ou des sons et « traduit » mentalement les signaux reçus.

Une invention incroyable, non ?

J’avais envie de vous en parler parce que je sais que vous serez contents, comme moi, d’apprendre que des solutions se profilent à l’horizon pour ceux qui sont privés de ce qui nous semble essentiel.

Petite vidéo de présentation in english s’il vous plait, juste là.

A demain,

Matteo

Tongue Mapping Research (package with no graphics) from Colorado State University on Vimeo.

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Evidemment, c’est facile. Évidemment c’est une pub. Mais je trouve que c’est bien vu et très souriant. Donc… je crois – en mon âme et conscience – qu’on a le droit de la regarder, de sourire, de la commenter et de la partager.

Je prends donc le risque de vous la présenter.

Vous votez léger ou trop facile ?

A demain,

Matteo

 

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Trouvez-vous qu’il ressemble au dessin d’à-côté, annonçant Tête de lecture, le spectacle littéraire de Yves Heck ? Et avez-vous compris que nous vous proposions de rencontrer Eric Reinhard lors du spectacle de ce dimanche ?

Si la première réponse est non, j’en conclurais que vous êtes soit peu physionomiste, soit rétif à l’art picttural néo-warholien tendance ex pop-art… Même si la question n’était pas facile, Yves n’était pas tout à fait Yves… pour jouer le rôle de Cole Porter dans Minuit à Paris que Woody Allen lui avait confié.

Si la seconde réponse est oui, j’en conclurais que ce blog a pour principale vertu de vous rappeler que ce spectacle a une séquence Short Edition, la lecture d’une oeuvre publiée sur le site, et que l’ensemble – avec la séquence Short Edition – permet de passer un excellent moment ! Je l’ai vu et je l’approuve…

Envie d’y aller ?

A demain,

Matteo

> Pour tout savoir sur Tête de Lecture, le mieux est de passer par ici.

 

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Mardi, c’était l’anniversaire de Short Edition ! On a failli oublier…

Short Edition est née le 17 février 2011. En mode ultra-discret à partir de fin mars, à l’adresse maintenant mondialement connue short-edition.com, puis avec + d’ambition avec l’ouverture du « vrai » site en octobre.

L’équipe pensait que ça ne vous intéresserait pas… mais je crois, au contraire, que les bougies font partie de la vie normale. Le temps que je traite l’info, et hop, la voilà…

A demain,

Matteo

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L'errance des Grimm - 4
Si vous pensez aussi que l’atmosphère des contes des frères Grimm rime avec brume, bruine et brouillard, cette série de photos va vous plaire.

C’est un photographe allemand, Kilian Schonberger, qui a recherché l’essence de ces légendes universelles à travers des paysages européens.

Froid, figé, humide… et surtout mystique, ce cortège de paysages mystérieux colle très bien à l’ambiance des contes connus (je pense au Petit Chaperon Rouge, dont ils s’étaient aussi emparés, comme Perrault) et moins connus (comme Le Petit Tailleur de Pierre) de la fratrie Grimm.

On imagine assez bien Hansel et Gretel suivre le cours de ce ruisseau et Raiponce contempler les montagnes du haut de ce donjon.

Cette série intitulée L’errance des frères Grimm, est un peu particulière parce que le monsieur qui a pris ces photos est daltonien (voilà qui est rassurant… tout mène à tout) et sa sensibilité d’artiste repose d’abord sur les textures et les sensations.

Alors, maintenant que le décor est posé, reste à choisir quel conte pourrait se dérouler dans chaque décor… J’ai numéroté les décors pour simplifier le dialogue !

A demain,

Matteo

> Pour en voir + sur le site de Kilian Schonberger, c’est par ici.

Le 1, c’est la Une. Logique, non ?

Je ne la remets pas…

Le 2

L'errance des Grimm - 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 3

L'errance des Grimm - 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 4

L'errance des Grimm - 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 5

L'errance des Grimm - 6

 

 

 

 

 

 

 

 
Le 6

L'errance des Grimm - 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 7

L'errance des Grimm - image de UNE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

kilian schoenberger photography

Capture d’écran 2015-01-19 à 14.54.46

Aujourd’hui on chouchoute les auteurs de BD avec une nouvelle trouvaille rigolote, qui vient compléter l’imprimante 3D : le stylo 3D ! Ca s’appelle plus exactement le 3Doolder, c’est commercialisé sur le web (pour la somme de 99 dollars) et, surtout, ça vous permet de dessiner en 3D, la forme, le motif de votre choix.

Jetez un œil à la vidéo de présentation, qui vous aidera à mieux comprendre le concept et qui, surtout, vous donnera très très envie de jouer avec, au moins une fois. Pour voir. Ces 53 secondes nous montre que le jouet en question relève + du gadget que de l’objet indispensable mais il annonce certainement des évolutions futures… et, à ce titre, fait partie des données que votre cerveau doit intégrer pour mieux préparer demain !

Pour les fans de création 3D qui n’ont pas les moyens de s’offrir une imprimante 3D (c’est-à-dire à peu près tout le monde), sachez que certaines FabLab, les Fabriques d’objets libres, qui existent dans beaucoup de villes, mettent à disposition des curieux du matériel numérique permettant la création libre en 3D. Un bon plan pour les artistes désireux de tester d’autres techniques créatives.

A demain,

Matteo

The 3Doodler from Glass Ink Media on Vimeo.

Sans Lien Apparent (7/7), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.
Retrouvez l’épisode précédent de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/7 : Une banale visite
épisode 2/7 : Des symptômes inquiétants
épisode 3/7 : Ultime consultation
épisode 4/7 : Le couperet
épisode 5/7 : Une fuite en avant
épisode 6/7 : La décision d’une vie

Résumé de l’épisode précédent : Arrivés à Montevideo, Gaspard et Pierre découvrent que l’homme qu’ils recherchent depuis si longtemps réside aujourd’hui sous un faux nom à New York. Malgré la maladie, Gaspard décide de se rendre directement à New York pour mettre enfin un terme à sa quête, laissant son fils rentrer seul en France.

Episode 7
Froide vengeance

Le destin avait scellé le sort de Gaspard en même temps qu’il avait modifié celui de Mark White. Aussi égoïste et immoral que cela puisse paraître, Gaspard sentait que la maladie ne lui laisserait pas le temps de se battre encore plusieurs années pour obtenir une extradition et un procès en bonne et due forme pour ce bourreau qui lui avait tout pris : son enfance, sa famille, son insouciance, ses rêves. Il avait donc opté pour la solution la plus radicale.

*

Assis sur le rebord inférieur de la Fontaine Bethesda, les mains jointes autour du pommeau de sa canne fermement plantée dans le sol, Mark White semblait s’être assoupi, le menton replié sur sa poitrine. Ce fut un touriste italien qui, intrigué, s’approcha du vieillard, suffisamment près pour apercevoir la partie argentée du stylet qui lui avait transpercé le cœur.

*

Dans l’avion qui le ramenait vers Paris, Gaspard ne pouvait s’empêcher de frotter la cicatrice qu’il avait sur le bras tout en regardant le ciel cotonneux à travers le hublot. C’était devenu un véritable tic, lorsqu’il sentait la machine de ses nerfs se mettre en branle et s’agiter comme un diable à ressort dans la boîte perméable de ses émotions. Malgré l’avalanche de rides et de peau froissée que les années avaient imprimées sur le visage de Mark, Gaspard avait retrouvé avec stupeur cet air suffisant, ce même regard impavide, ces lèvres minces et serrées qui ne s’ouvraient que pour afficher un sourire carnassier, celui de la hyène émoustillée par la putrescence des corps, charogne parmi les charognes. Sa vengeance avait été le travail de toute une vie. Des années passées à traquer sans relâche celui qui avait fait de tout son être un champ de ruines. Aujourd’hui enfin, à soixante-quatorze ans, Gaspard pourrait mourir en paix. Il ferma les yeux et se repassa encore une fois le dernier acte de sa mission.
Mark ne l’avait même pas vu arriver, occupé qu’il était à donner du pain à quelques pigeons trop bien nourris. Gaspard s’était assis sur le rebord de la fontaine et lorsque Mark avait tourné vers lui ses yeux malveillants, il avait sorti son stylet et regardé le vieux déchet droit dans les yeux. Tandis qu’il enfonçait la dague, il avait murmuré « matricule 4458 » et perçu, enfin, une lueur dans l’œil du vieillard, une expression d’effroi qui signifiait que l’homme avait compris.
Même dans les scénarios les plus fous, Gaspard n’aurait pas imaginé que le destin place sur son chemin un lieu aussi symbolique que la Fontaine Bethesda comme théâtre de sa vengeance. Juste retour des choses.
Gaspard passa son index sur sa cicatrice, cette balafre qu’il s’était lui-même infligée soixante-huit ans plus tôt pour ne plus voir la marque indélébile que Mark Hauser, médecin au camp de Buchenwald, avait incrustée sur son avant-bras.

*

L’épilogue à la vie de Gaspard fut tel qu’il l’avait souhaité. Il ne voulut ni gastrostomie ni acharnement et mit un point d’honneur à sentir sur ses lèvres le goût d’un sauternes et la saveur d’une garbure mixée avant de fermer pour toujours les yeux sur un monde qu’il n’avait jamais vraiment bien compris.

Paraskevidékatriaphobie - 3

Le travail d’un illustrateur m’a beaucoup fait rire : le tumblr Deep Dark Fears ! On y trouve plusieurs pages de BD très courtes qui illustrent des phobies complètement absurdes et souvent très rigolotes. Un truc clairement pas fait pour les gens hypocondriaques et ceux dont l’imagination déborde parfois trop, qui trouveront là de multiples raisons de se faire peur, mais pour les autres, allez-y sans crainte !

J’ai aussi souri de repenser aux phobies sorties de nulle part, dont j’ai pu entendre parler au cours de ma vie. Et des miennes, qui sortaient aussi de nulle part ! Quand j’étais ado, j’avais réalisé tout d’un coup que la terre tournant, j’avais probablement la tête à l’envers à certains moments de la journée. Oui, c’est absolument stupide, illogique même (puisque l’univers n’a pas de haut et de bas, un autre fait assez angoissant d’ailleurs !), mais je vous assure que dès que j’y pense, il me revient un goût du vertige que je ressentais. J’en connais aussi qui ont une phobie très poussée des… pigeons ! Bien plus répandue qu’on ne le pense d’ailleurs, cette peur des oiseaux.

Et vous, vos peurs loufoques, c’est quoi ?

Allez, dites tout à Mattéo… puisqu’il paraît que ce sont d’abord nos peurs qui nous font avancer !

A demain,

Matteo

PS : la paraskevidékatriaphobie, c’est – semble-t-il – le nom de la peur viscérale qu’ont certaines personnes du vendredi 13. Très à propos, non… !

Paraskevidékatriaphobie - 2

Paraskevidékatriaphobie - image de UNE