Archives for the month of: janvier, 2015

La SF, ou 10 minutes de voyance gratuite - UNE

Certains auteurs de science-fiction étaient un brin médiums, sur les bords. Jules Verne, Arthur C. Clarke ou  Jonathan Swift se sont projetés dans le futur et ils ont vu juste. La preuve avec ce pictogramme en anglais (allez, on peut le faire) qui reporte les prédictions avérées de grands classiques de science fiction.

Des exemples ?

Ma copine qui en est fan – et a trouvé l’infographie – m’a conseillé ceux-là. En 1888, Edward Bellamy écrivait Cent ans après, ou l’an 2000 et évoquait une certaine carte de crédit, un objet qui sera inventé bien plus tard, en 1950. En 1924, J.B.S Haldane entrevoyait la fécondation in vitro dans Daedelus or, Science and the Future, un roman qui aura largement inspiré Huxley pour Le Meilleur des Mondes. En 1978, Louise Brown, la very first baby éprouvette du monde, poussait son premier cri.

Certains romanciers ont eu la plume plus pessimiste mais tristement vérifiée : la bombe atomique pour HG Wells en 1903, par exemple (si vous regardez le pictogramme de plus près, vous verrez que HG Wells a d’ailleurs été fort prolixe en matière de prédictions).

Bref, un programme bien intéressant dans cette illustration, qui me donne très envie d’ouvrir ou de réouvrir certains classiques de SF. A commencer par 2001 : L’odyssée de l’espace.

A demain,

Matteo

BookPredictions2

 

On pédale sur le grand 8 - UNE

Au Japon, on pédale, on pédale… sur un grand huit ! C’est dans un parc d’attraction de la ville d’Okayama que les ingénieurs ont mis au point ce qu’on peut désigner comme une des toutes premières montagnes russes fitness.

C’est simple et original (et peut-être bien poilant) : en gros c’est vous qui faites avancer la machine. Au lieu des voiturettes et wagons, des bicyclettes en tandems, et plutôt que de se cramponner à la barrière de sécurité, on passe sa nervosité sur les pédales.

Je n’ai pas trouvé de vidéo montrant l’intensité du parcours,  il semblerait qu’il soit assez doux, pas de quoi frôler l’infarctus en somme. Mais ça m’a surtout l’air d’être une balade très spéciale dont la vue est assez belle.

Et puis les montagnes russes à sensations fortes, je les évite autant que possible, mon cœur sensible de poète ne s’y trouve jamais très bien…

A demain,

Matteo

On pédale sur le grand 8 -4

On pédale sur le grand 8 -3

On pédale sur le grand 8 -2

6h54 de lecture plus tard - UNE

Saviez-vous que la France est le huitième plus gros consommateur de livre du monde ?  J’ai découvert ce classement, établi par le World Culture Score Index.

Une découverte que j’ai eu envie de partager avec vous, histoire qu’on puisse un peu se faire mousser, car il paraîtrait que le Français lit en moyenne 6 h 54 par semaine. Pas mal non ? Personnellement, je dois bien lire près de cinq heures par semaine je dirais.

Et vous ?

Je ne suis pas friand de ces classements qui font de la lecture (ou de toute autre pratique) une performance à quantifier… mais sachez tout de même, si la chose vous titille, qu’on a du chemin à parcourir avant d’arriver en tête et de battre l’Inde et ses 10 h 44 de lecture par semaine. Et on remarque d’ailleurs que la France est l’un des seuls pays occidentaux en haut du classement, les Britanniques, Canadiens, Allemands et autres sont plutôt mal placés .

Il va leur falloir un Short à tous ces gens-là…

A demain,

Matteo

> L’infographie vient du site Russia Beyond the Headlines

> Pour la lire en détail, cliquer sur l’image et la faire glisser sur le bureau de son ordi… Il sera alors facile de zoomer. Ce sera + clair ! C’est clair ?

images
C’est l’histoire d’un conducteur de rame de métro, sur la ligne 6, qui fait parler de lui… parce qu’il chante a capella, dans son micro, pour faire patienter les voyageurs d’une rame tombée en rade !

Voici la vidéo amateur… elle n’est pas très bien filmée mais elle est quand même énorme.

Un conducteur de métro qui chante pour faire… par be-troll

Et comme le thème de cette chronique qui aurait pu s’intituler Chansons au débotté sur la ligne 6 me fait penser à un Très très court de Sébastien Jousset, Tripote-moi sur la ligne 3, je vous le propose, en lecture ou en podcast, lu par Yves Heck, une des voix de Short Edition.

Et voilà une journée qui commence avec deux sourires !

Mais vous êtes plutôt ligne 6 ou ligne 3 ?

A demain,

Matteo

Sans Lien Apparent (4/7), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.
Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/7 : Une banale visite
épisode 2/7 : Des symptômes inquiétants
épisode 3/7 : Ultime consultation

Résumé des épisodes précédents : Gaspard souffre depuis peu d’hypersalivation et de troubles de la déglutition. Orienté par son médecin généraliste vers un neurologue, Gaspard commence à se demander ce qui lui arrive, mais ne perd pas pour autant de vue la poursuite d’une vengeance qu’il souhaite coûte que coûte assouvir.

Episode 4
Le couperet

Pas question de parler de cette histoire de motoneurone à Pierre, avait décidé Gaspard sur le chemin du retour. Pour qu’il fonce illico googliser ses angoisses et l’abreuver d’informations toutes plus alarmantes les unes que les autres, pas question !
— Je suis sûr que tu me caches quelque chose, lança Pierre, l’œil inquisiteur.
— Mais puisque je te dis que non ! Je dois juste prendre rendez-vous avec un autre professeur au CHU. Tiens, si ça peut te rassurer, viens avec moi, tu verras qu’il n’y a pas de quoi s’en relever la nuit et tu arrêteras de psychoter ! Par contre, j’ai bien réfléchi pour l’Uruguay : je veux absolument y aller avec toi. C’est ma quête, ma raison d’être, je dois y aller !
Pierre poussa un profond soupir et opta pour la franchise :
— Papa, je pense que si les médecins te baladent comme une boule de flipper depuis une semaine, c’est que tu as forcément quelque chose, sinon ils t’auraient déjà renvoyé bêcher tes rosiers. D’ailleurs je n’osais pas t’en parler, mais depuis quelques temps, je trouve que tu as moins d’appétit. Tu manges moins, je me demande si tu n’as perdu un ou deux kilos. Tu me diras, avec la bouée que tu avais, tu ne vas pas t’en plaindre !
Gaspard tâta sa bedaine, l’air faussement offusqué.
— Mais trêve de plaisanterie, poursuivit Pierre. Pour moi, tu as sans doute quelque chose mais ça ne doit pas être bien grave, ça ne peut pas être grave, tu n’as jamais fait d’excès, jamais eu de problèmes de santé, donc si problème il y a, il doit pouvoir se résoudre. Alors on va faire un marché : tu te fais soigner pendant que je pars en Uruguay et quand je rentre, tu es comme neuf !
— Et si c’est grave, docteur ? siffla Gaspard.
— Eh bien, si c’est gravissime, du genre à ne pas s’en remettre ou pire, à convoquer monsieur le curé en urgence… Pierre sourit en levant les bras, histoire de dédramatiser la situation. Eh bien là, oui, foutu pour foutu, je t’emmène avec moi en Uruguay !
En vérité, le père comme le fils n’en menaient pas large. Ils avaient beau se dire que la médecine pouvait aujourd’hui faire des miracles, il leur tardait à l’un comme à l’autre de savoir. La veille du rendez-vous au CHU, Gaspard tenta de masquer sa gêne à table mais il avait de plus en plus de mal à déglutir normalement. Et Pierre avait raison : même s’il n’osait pas monter sur la balance, il se sentait flotter dans ses pantalons.
*
Lorsque le professeur Villard examina les résultats de l’électromyogramme, il comprit vite qu’il n’y aurait pas besoin de ponction lombaire pour confirmer le diagnostic.
— Vous dites que vous avez du mal à déglutir et que l’hypersalivation vous gêne de plus en plus pour parler.
Gaspard hocha la tête. Il semblait perdu dans ses pensées.
— Avez-vous du mal à prononcer certaines lettres ?
La question fit à Gaspard l’effet d’un électrochoc.
— Mais oui ! C’est vrai, maintenant que vous le dites, les « l » par exemple, vous voyez « l », tenta-t-il d’articuler.
Le professeur choisit de raccompagner Gaspard au secrétariat, prétextant des papiers à remplir, et demanda discrètement à Pierre, resté dans la salle d’attente, de le suivre dans son bureau. Il n’y avait pas trente-six manières d’annoncer la nouvelle : Gaspard était atteint d’une Sclérose Latérale Amyotrophique, à ce jour aucun traitement, aucune guérison possible.
Lorsqu’il retrouva son père en train de jouer les charmeurs auprès de la secrétaire, Pierre rassembla ses dernières forces pour murmurer : « Allez viens Papa, on part à Montevideo… »


Retrouvez les épisodes suivants : 5/76/77/7

Le-grand-petit-monde-Fermob-coaching-mousse-graffiti-2

Aujourd’hui on parle d’une tendance qui ravira les fans de déco originale, les adeptes de la green attitude et les amoureux du street art.

Oui, tous ceux-là en même temps grâce à la recette des tags en mousse naturelle !

C’est une technique ultra verte et ultra simple qui ne nécessite qu’une petite ballade en forêt. Vous devriez très facilement y trouver de la mousse naturelle, indispensable à la recette du tag magique et organique. Pour avoir un green tag chez vous, sur les murs de votre jardin, sur votre portail, sur la porte de vos toilettes ou ailleurs encore, il vous faut mixer trois verres d’une mousse lavée et débarrassée de sa terre avec deux verres de yaourt nature, deux verres d’eau tiède et une demi-cuillère de sucre. Prenez alors un pinceau, imbibez-le de ce mélange et dessinez le motif de votre choix, à la main ou au pochoir.

Choisissez si possible un mur pas trop exposé à la lumière du soleil sinon la mousse ne se développera pas bien.

Attendez, patientez, et pouf !

Un beau jour, un magnifique tag végétal poussera sur le support. Vous adhérez ? Ma copine en est folle… et je me demande si je ne vais pas essayer de faire un poème ou une nouvelle en mode green tag. Pour lui dire que je l’aime et que mon amour pour elle grandit, un peu, chaque jour. Comme un green tag…!

A demain,

Matteo

 

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Dans la série, on innove sur tout et ça bouge beaucoup un peu partout, voici deux vidéos. Avec au menu des sculptures 3D et une maison à énergie passive.

Et moi aussi j’innove, forcément, en vous proposant 2 vidéos dans le même blog ! Pour faire un sondage en temps réel.

Elles ont toutes les deux un côté fascinant… mais dans des registres évidemment très différents.

Alors, laquelle des deux vous plaît le + ?

A demain,

Matteo

Fibonacci zoetrope sculpture under strobe light from Pier 9 on Vimeo.

 

Pop-Up House: the affordable passive house from Multipod-Studio on Vimeo.

> Le discours sur la maison semble très optimiste sur les coûts (l’eau, l’électricité, les raccordements, l’étanchéité ne sont pas comptés) et on ne fait pas la visite de l’intérieur (donc on ne sait pas combien de chambres propose l’ensemble de 150 m²). Dernier point : rien n’est dit de l’isolation visuelle… Pas de volet, pas de rideau… si vous posez votre MacBook dernier cri sur la table basse du salon, que devient-il pendant que vous êtes partis vous acheter des raviolis ? Et enfin, pas de fenêtre sur les côtés. Pourtant le concept est sympa… et la vidéo très réussie. On se voit bien lire dans le salon, avec un rayon de soleil qui viendrait vous porter à bonne température !

> Pour les sculptures 3 D, je vous laisse découvrir les dessous de l’effet visuel.

Amitié anatomique - image de UNE
Un petit court métrage pour les petits (et pour les grands) pour commencer ce mercredi !

Voici Lucy and the Limbs, un petit film primé à de nombreuses reprises, réalisé par Edlyn Capulong.

Quand vous l’aurez vu, je vous attends dans les commentaires du blog, pour répondre à ma question… Je vais poster un commentaire qui sera en fait pour vous. A tout de suite donc !

Et à demain,

Matteo

 

lucy & the limbs from edlyn capulong on Vimeo.

 

Coup de froid-image de UNE

On n’ira pas jusqu’à souhaiter tomber sur ce genre de spectacle demain matin au réveil, mais je voulais vous faire profiter d’une très belle série de photos, étonnantes, d’un palais de glace naturelle slovène.

C’était cet hiver, c’était ailleurs… et c’était magnifique. J’en deviens lyrique !

C’est le mont Javornik en Slovénie, malmené pendant une dizaine de jours par le vent, la neige et le gel, qui s’est spectaculairement transformé en sculpture de glace géante. Et c’est le photographe Marko Korosec, réputé pour ses photos climatiques, qui a patiemment attendu la fin de la tempête pour immortaliser ce sublime paysage.

Ca ne vous réchauffera peut-être pas le cœur en ces températures de plus en plus froides, mais c’est un agréable baume pour les yeux. Nous sommes bien d’accord, j’imagine, que voir du beau, c’est toujours bon pour le moral…

A demain,

Matteo

Coup de froid 2

Coup de froid 3

Coup de froid 4

Coup de froid 5

Sans Lien Apparent (3/7), Céline Laurent-Santran

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.
Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Céline Laurent-Santran :
épisode 1/7 : Une banale visite
épisode 2/7 : Des symptômes inquiétants

Résumé des épisodes précédents : Gaspard, retraité, se retrouve du jour au lendemain confronté à un problème d’hypersalivation accompagné de troubles de la déglutition. Contrarié à l’idée que cela puisse l’empêcher de mener à bien un projet qui le hante depuis des années, il consent tout de même à consulter son médecin généraliste.

Episode 3
Ultime consultation

Gaspard n’était pas né de la dernière pluie. Lorsqu’il avait téléphoné pour prendre rendez-vous avec le neurologue que lui avait indiqué son généraliste, à peine s’était-il présenté que la secrétaire avait lâché un « ah oui… » qui lui avait mis la puce à l’oreille. De là à penser que le docteur Simounet avait demandé à son confrère de le recevoir en urgence, il n’y avait qu’un pas… qu’il avait franchi avec angoisse en entendant la secrétaire lui proposer un rendez-vous dès le surlendemain alors qu’il savait le neurologue réputé, donc très demandé.
— Je ne comprends rien à cette histoire, lança Gaspard en entrant dans le bureau du professeur. Je suis sûr que je vous fais perdre votre temps. Cette histoire de salivation, c’est un coup de ma dentiste, j’en suis sûr. Je l’adore pourtant mais bon, elle y a été un peu fort en piquant lors de l’anesthésie, un point c’est tout !
— Je suis justement là pour vérifier tout ça ! répondit le professeur Mangin en invitant Gaspard à s’installer au fond de la pièce, derrière le paravent, pour un examen plus approfondi.
Trois quarts d’heure plus tard, le professeur avait perdu son sourire et son air avenant. Le résultat de l’électromyogramme était sans appel mais même s’il était chaque jour confronté à la mort, tout docteur qu’il était, il se trouvait toujours le plus médiocre des psychologues lorsqu’il s’agissait d’annoncer une fin proche, sans aucun espoir de guérison.
— Alors, docteur, grogna Gaspard en se rhabillant, j’avais raison, non ?
Le professeur se pinça le nez à plusieurs reprises, comme à chaque fois qu’il tentait de dissimuler – mal, très mal – son inconfort.
— Je pense que votre problème n’a rien à voir avec votre visite chez le dentiste… L’électromyogramme montre en effet un dysfonctionnement du motoneurone et…
— Motoneurone, l’interrompit Gaspard en fronçant les sourcils, c’est quoi, ce truc ? C’est Parkinson, c’est ça ?
« Si ce n’était que ça… » songea le professeur. Conscient que son patient était déjà dans un état de stress élevé, il n’eut pas le courage de poursuivre. Après tout, il n’était pas question d’une course contre la montre avec une chance, aussi infime soit-elle, de s’en sortir. Sachant l’issue inéluctable, il opta pour une annonce de la terrible nouvelle le plus tard possible. Certains le jureraient lâche, d’autres tout simplement humain.
— Écoutez monsieur Nakache, comme je ne suis pas sûr à cent pour cent, je préfère vous orienter vers un confrère du CHU. Je lui transmets les résultats de l’électromyogramme et s’il le juge utile, il vous fera une ponction lombaire. Cela nécessite quelques jours d’hospitalisation mais c’est l’ultime test. Après ça, nous serons définitivement fixés.
Gaspard secoua la tête en faisant tourner ses yeux à la manière d’un automate :
— Et vous aurez enfin un diagnostic sûr ? Non parce que je grimpe, je grimpe, de médecin en spécialiste, de spécialiste en grand ponte et à ce rythme-là, dans un mois je finis entre les mains du prix Nobel de médecine, mais je ne saurai toujours pas ce que j’ai !
Le professeur Mangin ne put s’empêcher d’éprouver une infinie compassion pour ce vieil homme au caractère bien trempé qui était bien loin de s’imaginer ce qui, malheureusement, l’attendait. Fallait-il briser tout de suite, là, maintenant, les rêves, les espoirs, la vie tout court d’un être humain si touchant ? Non, vraiment, la vérité toute nue, dégoulinante de souffrance et de crasse injustice, cette vérité-là pouvait bien attendre encore quelques jours.


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