Archives for the month of: décembre, 2014

10 ans à creuser la pierre - 4

J’ai fait une découverte complètement folle… je suis tombé sur un article concernant un artiste américain, Ra Paulette, qui vient de passer 10 années de sa vie à sculpter des cavernes dans le désert du Nouveau-Mexique. Un boulot titanesque, fait uniquement avec quelques pioches, deux mains, et énormément de patience. Peut-être la réincarnation du Tucco de Sergio Léone qui jouait le rôle de la brute, aux côtés du bon et du truand… en plus poétique et en beaucoup plus désintéressé !

Ce Monsieur ne voulait pas qu’on l’aide, seul son chien avait donc le droit de l’accompagner dans ses virées désertiques. A quelques coups de griffes dans les parois exceptés, c’est bien Ra Paulette qui s’est débrouillé tout seul pour obtenir ce résultat complètement incroyable.

Il aurait même dit que le but de cette œuvre d’art gigantesque serait de créer un environnement qui inspire le renouveau spirituel et le bien-être intérieur.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je sais déjà où j’irai me ressourcer, chercher la paix pour la lecture… ou l’inspiration pour l’écriture,  si je vais un jour au Nouveau-Mexique ! Non, pas au spa, mais bien dans la caverne aux milles merveilles de Ra Paulette.

A demain,

Matteo

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Sandra Bartmann 6/6

Au vert (6/6), Sandra Bartmann

Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Sandra Bartmann :
épisode 1/6 : Présage
épisode 2/6 : Le Bocage
épisode 3/6 : Au Bon Augure
épisode 4/6 : Ciels
épisode 5/6 : Brumes

Résumé des épisodes précédents : Pommerel est dévasté par la mort du nourrisson, qui fait écho à celle de la petite Pauline. Les parents lui reprochent d’avoir méprisé les méthodes ancestrales de la guérisseuse Berthe. A bout de nerfs, il suit les pies jusqu’à une maison isolée. C’est son assistante Bathilde qui lui ouvre la porte.

Episode 6
La Berthe

— Docteur ! Entrez, nous vous attendions.
Bathilde, rayonnante, fit volte-face pour s’enfoncer dans un étroit couloir. Pommerel resta pétrifié un instant avant de se décider à la suivre. Sur le toit, les pies commençaient à s’agiter.
Il avança jusqu’à une vaste pièce uniquement éclairée par un grand feu de cheminée. Au moment d’y entrer, il s’immobilisa, stupéfait : au coin de l’âtre, face à une vieille femme immobile, le Docteur Gramier devisait gaiement en se balançant sur un rocking-chair. Le grincement du parquet le fit se retourner.
— Ah ! Enfin, mon cher Pommerel ! Entrez, entrez !
Gramier tira vers lui un fauteuil en velours élimé. Pommerel se laissa tomber sur le siège, sans voix. Les flammes trop proches lui léchaient presque les joues. Leur danse projetait sur les murs l’ombre vacillante de sa propre présence. Bathilde les rejoignit un plateau à la main, et posa sur la table trois tasses fumantes. Radieuse, elle se tourna vers l’interlocutrice de Gramier.
— Mère, voici donc le docteur Pommerel.
Pommerel porta son attention sur la vieille femme. Il se dégageait d’elle une vibration puissante, magnétique, qui le sidéra. Ses yeux, voilés d’une pellicule laiteuse, étaient fixés sur lui. Pommerel frémit. La parole lui revint brutalement.
— Est-ce vous, Berthe ?
La vieille femme sourit imperceptiblement. C’était un sourire froid, ombré de triomphe.
Gramier s’agitait sur son siège, visiblement ravi.
— Mon cher Pommerel, vous avez fini par vous décider ! Vous avez mis plus de temps que moi, je dois vous le dire ! Mais aucun médecin ne peut travailler dans le Bocage sans l’appui de Madame Berthe, n’est-ce pas ?
Il se mit à rire de bon cœur, content de lui. Pommerel, interdit, le regarda.
— Mais que voulez-vous dire, Gramier ? Et que faites-vous ici ?
Bathilde émit un petit rire grinçant.
— Gramier est un vieil ami, maintenant. Je vous l’ai dit Docteur, il y a par ici des forces auxquelles vous devez apprendre à obéir, si vous voulez devenir l’un des nôtres. Le docteur Gramier l’a compris très vite, lui.
Pommerel fut pris d’une violente bouffée de chaleur.
— Mais qu’est-ce que vous racontez ? Si je refuse de croire aux soi-disant pouvoirs de cette femme, vous me pousserez à partir, c’est ça ?
Le sourire de Berthe se figea dans une expression glaciale. Celui de Bathilde disparut instantanément. Elle s’approcha de Pommerel, posa une main ferme sur son épaule.
— Avez-vous le sentiment que les Vitelot ont bien fait de se détourner de nos méthodes pour se fier aux vôtres ?
— Mais ça n’a rien à voir !
Pommerel, désorienté, sentait les trois regards rivés sur lui. La tête lui tournait, il avait la bouche sèche.
— Je suis un scientifique… je ne crois pas au… au folklore !
Tremblant, il attrapa une tasse devant lui et la vida d’un trait.
Gramier, qui l’observait d’un air vaguement inquiet, haussa un sourcil consterné.
— Ca alors, mon vieux, on peut dire que vous êtes sacrément têtu ! C’est dommage, vraiment… eh bien, il va falloir trouver quelqu’un d’autre !
Bathilde, fixant toujours Pommerel, répondit d’une voix douce :
— Ne vous inquiétez pas, mon cher Gramier, ça ne devrait pas être un problème.
Pommerel, tétanisé, sentait son corps lui échapper doucement. Gramier se leva en soupirant et s’approcha de lui. Il le considéra longuement et prononça avec regret :
— Dans ce cas… Surdose accidentelle de lorazépam.
Le cœur de Pommerel se serra. Juste avant que ses yeux ne se ferment malgré lui, il vit distinctement la mère et la fille échanger un sourire à glacer le sang.

 

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Voilà un vrai bon film américain. Whiplash. A voir.

L’histoire est très bien construite : c’est celle d’un jeune musicien qui aspire à devenir un très grand nom de sa musique, qui s’inscrit dans l’université de référence et qui croise la route d’un enseignant n’aspirant qu’à une chose, trouver la pépite, révéler le musicien de sa génération, en être le créateur (avec un grand C), le Pygmalion.

Un face-à-face. Très prenant.

On aurait aimé quelques personnages secondaires de +, quelques détours complémentaires de l’histoire et quelques simplifications en moins, mais on passe un très bon moment. C’est très efficace.

Avec un fond de morale 100% US, qu’on n’est pas (du tout) obligé de partager sur le rôle de l’enseignant. Et qui se discute donc sérieusement !

A demain,

Matteo

> Si vous y allez, dîtes-moi qui de votre point de vue gagne… et n’oubliez pas aussi de penser à Mozart !

Bye bye papier- Image de UNE

C’est la révolution écologique, et ça ne date pas d’hier ! Une entreprise aux Pays-Bas qui a (drastiquement) supprimé le papier de son quotidien et de celui de ses salariés. Cette boite d’informatique (qui a pour nom Decos) est passée au tout numérique, pour éviter une quantité (énorme) de déchets et de pollution. Si je vous dis qu’ils ont appliqué des mesures drastiques, c’est parce qu’ils ont même supprimé le papier toilette. Et ont cessé de traiter avec les fournisseurs refusant les factures numériques. Ils ont fait le truc à fond, en somme. Si ça vous paraît aller un peu loin, sachez qu’un salarié français consomme en moyenne entre 70 et 80 kilos de papier par an, ce qui produit tout de même au total plusieurs petites montagnes de déchet.

Il paraît qu’il y en a quand même qui arrivent le matin avec un rouleau de papier toilette sous le bras. Des gens qui ne sont pas adeptes des toilettes lavant et séchant japonais ou tunisiens, sans doute !

Je trouve ces initiatives, un peu extrêmes mais toujours intéressantes… parce qu’elles font avancer.

Et vous, ça vous donne envie d’en toucher un mot au patron ou au directeur de l’Université ?

A demain,

Matteo

>  Les toilettes tunisiens à l’eau sont à la fois confort et hygiéniques et écologiques…

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Un petit post tout modeste pour parler d’une initiative tout à fait inutile, mais qui fait partie des petites choses que j’aimerais beaucoup voir fleurir dans les villes de France… et d’ailleurs.

D’ailleurs, je vous ai déjà parlé dans un post précédent des bancs publics amstellodamois que les habitants de la ville pouvaient investir chaque premier dimanche du mois pour proposer des stands d’activités à leurs voisins, le tout dans une convivialité redoutable.

Cette fois-ci, c’est dans la ville allemande de Hildesheim que des étudiants ont eu la petite idée d’aider les piétons à patienter en leur proposant de jouer une partie de ping-pong numérique avec une personne qui attend sur le trottoir d’en face !

Ils appellent ça le streetpong.

Accessoirement, ça incite les gens à ne pas traverser au rouge, et donc à améliorer la sécurité des piétons.

Ok, c’est pas la révolution sociale du siècle, j’en conviens, mais c’est grâce à ces toutes petites choses qu’un jour on réapprendra à parler aux inconnus et à lever le nez de notre smartphone de temps en temps.

Utopiste et bisounirque, le gars ?

Peut-être…

A demain,

Matteo

> La vidéo est en allemand, mais l’essentiel se comprend dans les 30 premières secondes… et si quelqu’un veut se lancer dans une traduction, je suis preneur !

Streetpong an der HAWK in Hildesheim, die Eröffnung! from HAWK Hildesheim on Vimeo.

Un building steampunk à New-York - image de UNE

Quand des promoteurs immobiliers de la ville de New-York construisent un complexe dédié au mouvement steampunk, certains New-Yorkais râlent un peu. Pour ceux qui l’ignorent, le steampunk est un nom donné aux œuvres (littéraires, artistiques, cinématographiques, etc…) qui mêlent des éléments ultra-modernes à d’autres beaucoup plus classiques. Plus concrètement, Vingt milles lieux sous les mers fait partie (rétroactivement bien sûr) de ce mouvement puisque l’auteur place un sous-marin de science-fiction dans un décor de l’époque victorienne.

Bref, des promoteurs immobiliers, comptant sur la réactivité des fans de ce concept, ont construit au beau milieu de la Grosse Pomme, dans le quartier de Hudson Square, un grand complexe immobilier entièrement conçu dans cette logique. Les décors mélangent futurisme et grand classicisme : les futurs propriétaires bénéficieront des services d’un majordome à perruque poudrée ainsi que d’une salle de sport à l’ancienne, mais aussi des dernières technologies en matière de services.

Nommé N.15 Renwick, le projet déplaît fortement à de nombreux New-Yorkais qui se plaignent de voir la ville se transformer peu à peu en parc d’attraction pour enfants riches, et perdre en passant un peu d’authenticité à chaque fois que ce type d’initiative voit le jour.

Puisque je n’ai jamais mis les pieds dans ce quartier, je ne me permets pas donc d’en juger… même si la question de l’authenticité et de l’âme d’une ville et d’un lieu – qui a du mal à cohabiter avec le tourisme ou l’attraction de masse – est une vraie bonne question.

Ce que j’ose dire en revanche, c’est que si l’on m’offrait demain l’opportunité de vivre dans le Nautilus, vous n’entendriez sûrement plus jamais parler de moi pendant un bon moment !

A demain,

Matteo

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Et voilà l’équipe revue et corrigée par notre web-graphiste préféré qui s’est acheté, cette année encore, un kit de Noël.

De gauche à droite, Isabelle, Flavie, Sylvia (au fond), Manon, Thomas, Quentin, Coralie, Christophe et Yoann qui vous souhaitent un festin arrosé ou une soirée calme… selon les goûts. Alors, vous préférez plutôt  la boucle d’oreille d’Isa, la moustache de Yoann ou les cornes de Thomas ?

Bises à tous…

Et à demain… Ou peut-être après-demain, j’envisage de faire grève demain !

Matteo

> Les chroniqueurs ne sont pas invités pour les photos officielles… le petit bloggeur n’était donc pas là !

Salut à tous !

Les oeuvres lauréates du Palmarès Hiver 2015 viennent d’être désignées par les lecteurs et par Short Edition et les grands lecteurs du Comité éditorial ! Cette édition inaugure également le nouveau règlement, qui prévoit une dotation de 100 € pour chacun des Lauréats !
Retrouvez-les tous dans SHORT 11 qui sortira début février.

Nouvelles

BD courtes

Poèmes

TTC

Félicitations à tous !

Matteo

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Salut à tous les auteurs… et à tous les auteurs qui sommeillent en chacun des lecteurs !

Short Edition a cédé à la pression… Les conditions de formation des Tandems numériques ont été assouplies… Maintenant c’est un moins de 25 ans et un plus de 55 ans qui peuvent monter sur le tandem.

La direction, pragmatique (bravo, la direction !), a constaté que malgré l’ouverture du Forum façon foire aux auteurs et meetic transgénérationnel de l’écriture, et malgré l’intérêt et la sympathie des auteurs, des lecteurs, de la presse pour cette initiative originale… les tandems avaient du mal à se constituer. Comme en +, les + vieux des plus jeunes et les + jeunes des moins vieux se plaignaient de se trouver exclus du jeu, il fallait agir.

Voilà qui est fait. La limite d’âge de 19 ans est remontée à 25 ans. Et celle de 59 ans est abaissée à 55 ans.

On va bien voir ce que ça donne… !

A demain,

Matteo

> Voir les plans du Tandem 

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Où comment un héros de fiction dessinée, comme Astérix, peut habiter pour longtemps (longtemps, longtemps) notre petite histoire, perso et collective. Qu’on soit d’une génération… ou d’une autre !

Je vous en parle parce que, pour les 50 ans du gaulois rebelle, la Patrouille de France avait organisé une célébration aérienne assez impressionnante. Que je n’avais pas vue, il y a 5 ans… et que j’ai découverte cette semaine.

Peut-être aurez-vous plaisir à la voir ou à la revoir ! C’est très impressionnant…

A demain,

Matteo


Astérix 50 ans et la Patrouille de France par LFRN-CAVOK