Archives for the month of: octobre, 2014

Une expo sur l'Oulipo à la BNF - Image de UNE

Si vous êtes de passage à Paris entre le 18 novembre et le 15 février prochain, il faut certainement programmer d’aller faire un tour à la Bibliothèque nationale de France (BNF) pour voir l’expo sur l’Ouvroir de littérature potentielle.

Le but est d’apprendre plein de choses sur ce groupe d’invention littéraire mathématique. Pas si bien connu du grand public, parce que ma copine ne connaissait pas l’Oulipo et je ne savais pas qu’il se réunissait tous les jeudis à cette même BnF pour une soirée thématique (pour voir les dates c’est ici).

Pour vous préparer, rendez-vous sur le site de l’Oulipo, on passe un moment très sympa à consulter toutes les contraintes de création. On peut alors composer un Sardinosaure, qui consiste à mélanger le nom de deux animaux et à créer un poème sur cette étrange chimère, ou un Bubu l’Urubu, un monovocalisme en « u ».

Attention, c’est souvent très technique (si quelqu’un peut m’expliquer sans s’énerver en quoi consiste la Joséphine, je lui en serai assez reconnaissant).

Bref, si vous voulez en savoir davantage sur ce groupe historique d’acrobates-écrivains dont Queneau, Calvino et Pérec ont fait partie des initiateurs, il ne faut surtout pas hésiter à aller voir cette expo.

On se verra peut-être là-bas… et j’envisage sérieusement de m’y déguiser en musaraignée.

A demain,

Matteo

Barnabé Roucas 9/10

Barnabé Roucas (9/10), Bertrand Ailleret

Retrouvez les épisodes précédents de la nouvelle de Bertrand Ailleret :
épisode 1/10 : Fagon à Versailles, Roucas à Marseille
épisode 2/10 : Le bateau des pestiférés
épisode 3/10 : Maudit sois ton rêve de bonheur
épisode 4/10 : La Consigne
épisode 5/10 : Le Château d’If
épisode 6/10 : Le secret des Infirmeries
épisode 7/10 : Abyssus abyssum invocat
épisode 8/10 : La révélation de Julien Ferréol

Résumé des épisodes précédents : Barnabé Roucas et Julien Ferréol se sont échappés des cachots du Château d’If, et ont libéré Guenièvre, la fiancée de Roucas. Mais ce dernier a été gravement blessé, et Julien est tombé amoureux de Guenièvre…

Episode 9
La peste

La tempête gênait la manœuvre. Il fallait faire vite. Barnabé perdait son sang. Enfin, les deux bateaux furent assez proches pour que l’on puisse passer de l’un à l’autre. Roucas, qui pouvait encore parler, exigea que l’on hisse Guenièvre, en premier, à bord de La Jolie Fanny.
La jeune fille avait la légèreté d’un oiseau. Julien la souleva du fond de la barque comme il eut soulevé une étoile de mer pour l’accrocher au firmament. Escartefigue saisit la petite main dans la sienne, géante. Elle était sauvée. Alors qu’elle sautait sur le pont, une rafale intrépide fit faseyer sa robe comme une voile. Souvent, les marins ont des visions. Un instant, Ferréol eut celle d’une sirène, à la peau très blanche, nageant nue avec lui dans les calanques.

L’éclat soudain du tonnerre l’arracha à sa rêverie.
Son grand corps raidi par la douleur, le docteur fut plus malaisé à transporter à bord. Il s’en fallut de peu qu’il n’aille rejoindre Jaume au fond de l’eau.
Le ciel jouait sur une note funèbre. Les hurlements du vent les poursuivirent jusqu’au Vieux-Port.

Pressentant d’infinies complications, l’abbé Doffyl ouvrit sa porte en renâclant.
Les nommés Ferréol et Marius avaient des têtes de mauvais garçons et le retour imprévu de Guenièvre contrariait ses projets d’éducation.
Il aurait préféré que toute cette compagnie conduisît directement son neveu à l’Hôtel-Dieu.
Mais, le blessé menaçait d’expirer et des bruits de soldats résonnaient dans la rue.
Il envoya donc Frédéric, le seul de la maison que le guet n’inquièterait pas, quérir le docteur Lachaux.
Il se souvenait que Roucas n’avait signé qu’à contrecœur ses certificats déclarant les malades du Grand-Saint-Antoine exempts de peste, et il craignait un refus.
Le grand homme consentit, pourtant, à examiner son jeune confrère. Après avoir conclu à une abondante hémorragie, consécutive à une blessure par arme à feu, il ordonna de la limaille de fer trempée dans du vin de Bordeaux et des décoctions de racines de yeuse.
Ferréol, lui, avait tout son sang. Il secoua rudement Lachaux.
« Et ces remèdes, je les trouve où ?
— Je les ferai préparer par l’apothicaire de l’Hôtel-Dieu, demain.
— Demain ? Mais il sera trop tard ! Connaissez-vous la potion du docteur Peyssonneyl ?
— Ce charlatan ? s’indigna l’éminent ponte. Demandez plutôt à l’abbé de prier ! »
Outragé, tout encoléré, Lachaux quitta la scène en maître qui a l’expérience des injustices du destin.
Guenièvre pleurait, l’abbé, agenouillé, consolait l’enfant que le spectacle de cette sanglante agonie terrifiait, Marius parlait de courir après le docteur et de le tuer.
Julien Ferréol, lui, songeait au moyen de sauver Barnabé. Il n’était pas le genre à voler le cœur d’une femme à un mort.
Tout bien pesé, il ne restait qu’une seule espérance : l’élixir du docteur Peyssonneyl.
Il fallait retourner aux Infirmeries. L’aventure était risquée.
Partout, on les cherchait. Les soldats du guet étaient dans toutes les rues. Ils fouillaient les maisons alentour. L’amitié d’Estelle pour l’abbé Doffyl rendait la sienne insoupçonnable. C’était leur seule protection.

À la nuit tombée, ils sortirent par les toits. Ce fut une longue cavalcade. Il fallut se jeter dans des bouches d’ombre, faire de longs détours, retrouver le chemin des souterrains, étourdir par surprise les gardes, pénétrer jusqu’aux cuisines et surtout réveiller le vieux savant.
Ecroulé dans un fauteuil défoncé, son habit mité à moitié défait, Peyssonneyl ronflait dans les vapeurs de ses préparations bouillonnant sur les feux poussés à fond. Les émanations de cette chimie, mêlées à celles des cadavres de pesteux en décomposition, les firent suffoquer.
L’homme semblait ne plus avoir toute sa raison. Il invoqua les mânes d’Ambroise Paré, l’ire de Dieu et les injustices faites à son génie par ses confrères qui l’avaient exclu de l’Hôpital pour charlatanisme. Il parla d’une petite domestique que sa potion avait protégée de la peste à laquelle on l’avait délibérément exposée. Il se plaignit qu’Estelle et Jaume le séquestraient dans ces arrière-cuisines avec des macchabées tout pourris. Il exigea qu’on lui apporte immédiatement l’or qu’on lui avait promis. Il jura que si on ne lui rendait pas son rang et son honneur, il se ferait sauter avec son secret et son laboratoire. Son remède perdu, Marseille et la Provence, puis tout le royaume de France, seraient dévastés par la peste.
Un filet de bave dégouttait à la commissure de ses lèvres. Son regard était celui d’un dément. Ils mirent la main sur un bocal du fameux élixir et s’enfuirent plus effrayés par sa folie que par la perspective des nouveaux dangers qu’il leur faudrait affronter pour regagner la maison de l’abbé Doffyl.
Déjà loin dans le ventre de terre et de pierres du souterrain menant à la citerne, ils n’entendirent pas l’explosion.
Roucas vivait encore. Julien fit couler au fond de sa bouche un peu de l’infâme breuvage. Un moment après, le mourant rouvrait les yeux. Puis, comme si l’espérance avait été un poison, il sombra à nouveau. Plusieurs semaines durant, il balança entre vie et trépas. À certains moments, il semblait que l’élixir était véritablement la création d’un mage doté du pouvoir de ressusciter les morts ; à d’autres, que ce n’était qu’un violent émétique, dont le seul effet était d’épuiser les dernières forces du malade.
Le mois de juin et les premières semaines de juillet s’écoulèrent dans cette harassante incertitude. Un jour, Barnabé descendait au tombeau, le lendemain, il appelait Guenièvre et lui baisait les mains.
Enfin, vint un matin où il parut hors de danger.
Ce qui aurait dû être une raison de joie pour toute la maison augmenta encore la prudence de chacun de ses occupants.

L’abbé fut le premier à s’inquiéter des conséquences du succès inattendu de ses prières sur la santé de son neveu. Il lui savait une tête de mule. Et, depuis peu, les mules de corbillard conduisaient au cimetière des défunts emportés par une maladie ressemblant fâcheusement à la peste. Le docteur Lachaux, avec qui il partageait des intrigues et des intérêts, lui avait signalé des cas certains.
Le premier remontait à la fin juin. La femme Dauplan avait le visage mangé par du charbon. Elle avait, aussi, d’énormes bubons à l’aine.
D’autres, de plus en plus nombreux, avaient suivi. On en était à plusieurs dizaines de morts. Des rumeurs circulaient. Dans les paroisses, des processions de Saint-Roch se préparaient. Depuis l’épidémie de 1650, soixante-dix ans auparavant, le patron des pestiférés n’était plus sorti des églises. Pour l’heure, l’affolement était contenu et la complaisance des autorités médicales, dont lui-même et Roucas, à l’égard du Grand-Saint-Antoine, pas encore connue. Qu’une maladresse ou une indiscrétion les dénonce, et la populace, qui a la méchanceté collée au corps avec la pauvreté, leur ferait un horrible sort. Sentencieux dans le mensonge comme dans la vérité, Lachaux rappelait sa complicité à l’abbé.

L’amour n’aime pas être dérangé.
Julien Ferréol ne se réjouit pas plus bruyamment du retour de Barnabé au monde des vivants. Il avait raconté de formidables histoires, dont il était le héros, à la blonde venue des pays du Nord. Les aventures font mieux rêver les jeunes filles que les traités de médecine. Ferréol avait une assurance, une insolence qui manquaient cruellement au docteur Roucas que trop de science avait rendu austère et ennemi des succès de la chance.
« Est-ce que tu as entendu parler du trésor du Chevalier de Toulon ?
— Un trésor, un vrai avec des pièces d’or et des diamants ?
— Il y en a pour des millions. Je connais l’île mystérieuse où il est caché. »
Un destin de princesse de conte de fée attendait Guenièvre. Et Julien avait une manière de plaquer sa bouche sur la sienne qui la faisait défaillir. Certains secrets d’amour sont impossibles à dissimuler. Il y aurait une tempête. En attendant, les amants affectaient la prudence.

En quelques jours, Barnabé Roucas fut sur pieds. Quand il sortit dans la ville, la peste était partout.
Hommes, femmes et enfants mouraient par centaines chaque jour.
Sous le poids de leur charge affreuse, des tombereaux, dégorgeant de corps noirs, suintant, rompaient leurs essieux. Les cadavres étaient si étroitement imbriqués les uns dans les autres que, s’il était resté des fosses où les ensevelir, il aurait été impossible de les démêler pour les y jeter. Mais toutes étaient comblées. Un renfoncement de murs, une courette aveugle tenaient lieu de décharges. Sous le soleil odieux, dans le bourdonnement des nuées de mouches et les cris des agonisants qui, bientôt, tomberaient sur eux, les corps pourrissant rendaient leur jus à même la terre battue. Quand un encombrement de cadavres rendait impraticable l’escalier d’une maison, on jetait les morts suivants par les fenêtres des soupentes brûlantes. La vision de ces amoncellements de corps tordus, noués ensemble dans la malédiction commune, renvoyait l’Apocalypse de Jean au rang de conte pour enfants méchants. Dans ce vivant enfer, la bête était invisible et elle était partout. La peste tenait Marseille entière dans sa gueule puante et les rats grouillaient.

Sous la double morsure du remord et du désespoir amoureux, Barnabé Roucas décida d’être un héros.

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Short Edition et Butagaz ont bu une bonne bouteille ensemble, un soir, assis sur une bonbonne, pour imaginer la vie en 2045. Le lendemain matin, la tête embrumée, mais conscients de ne pas avoir eu de grandes et belles idées, ils ont décidé de lancer un appel à l’imagination créative.

Sur le thème « 2045, scènes de famille » (qui peuvent être à la maison d’ailleurs…).

Et voilà pourquoi je vous en parle ce matin…

Si ça vous chante, n’hésitez pas à mettre en route votre cervelle et à la brancher sur le mode « débridé ». 30 ans, ça nous met en 1984… tiens tiens ! Orwell atteignait la limite visible de péremption de son livre, Internet n’existait pas même chez les militaires, le Macintosh d’Apple n’était pas encore sorti, le téléphone portable avait la forme d’une valise réservée à quelques VIP… Bref, c’était un peu différent.

30 ans, c’est un peu comme un saut à l’élastique… sans l’élastique. Sauf qu’avec son ordi ou son stylo, on n’est pas tout à fait dans la vraie vie… Et qu’on a donc un élastique !

L’idée est de faire un livre sympa qui sera présenté à la presse lors du Salon du Livre de Paris, en mars prochain.

Des détails ? C’est par ici…

A demain,

Matteo

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La mystérieuse épouse de Mr Rochester - image de UNE

En lisant Jane Eyre, vous ne vous êtes jamais demandé d’où pourrait bien venir la mystérieuse épouse de Mr Rochester ?

Ma copine en a été très intriguée… et heureusement Jean Rhys (1890 – 1979) s’était penchée sur la question en 1966, écrivant Wide Sargasso Sea (La prisonnière des Sargasses).

Ce livre raconte l’histoire d’Antoinette Cosway, descendante blanche d’esclavagistes des îles créoles, dont le destin tragique lui fera croiser la route de Mr Rochester sous le prétexte d’un mariage arrangé.

Intelligente réécriture de Jane Eyre du point de vue de cet obscur personnage – une sorte de fan fiction avant l’heure et si… ! –, le roman est très réussi, rythmé par un fond de traditions vaudous et de mystérieux paysages.

La psychologie d’Antoinette est habilement reliée aux évènements de Jane Eyre et celle de Mr Rochester prend du relief (il est vraiment diabolique ce monsieur, finalement).

On apprend même l’arrivée de Mrs Rochester en Angleterre, son installation dans le domaine et sa vie de recluse, enfermée dans le grenier sous la garde d’une domestique ivrogne.

C’est une jolie introduction, qui rend intéressante la lecture des deux romans à la suite.

Alors, pour ce qui est de vous donner envie de le lire, pari relevé ? Mais en aurez-vous le temps… ?

A demain,

Matteo

Mea culpa : je me suis trompé, hier, j’ai publié l’épisode 7 de Fabien au lieu de vous proposer le neuvième et avant-dernier épisodes de Barnabé Roucas… Merci à vous de me l’avoir signalé par un gentil mail, assez bienveillant… Je devais rêver !

EpisodeFabien_7

Nous publions, en exclusivité, les premiers épisodes de Fabien et ses copains, le premier album de Dara Nabati, jeune auteur (22 ans) que le comité éditorial de Short Edition a beaucoup apprécié dès sa première publication.

Fabien est un renard jovial dont l’humour finit par lasser ses copains… mais qui ne lasse pas ses lecteurs !

Chaque jeudi, les premiers épisodes de Fabien et ses copains sont présentés en exclu… Voici l’épisode 7.
Episode 1 : Fabien
Episode 2 : Morel
Episode 3 : Fabien n’est pas mort
Episode 4 : Cyrille
Episode 5 : Antòn
Episode 6 : Fabien à l’hôpital

Fabien et ses copains est sorti le 7 octobre sur le site, au prix de 9 €, et dans les meilleures librairies. Vous pouvez le commander en passant par ici.

Fabien, Ep7.1 (Dara Nabati) Fabien, Ep7.2 (Dara Nabati) Fabien, Ep7.3 (Dara Nabati)

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C’est déjà demain, le dernier dimanche du mois ! J’ai bien inscrit Tête de lecture dans mon agenda… Malheureusement je ne peux pas y aller ce dimanche puisque je suis à Grenoble… mais je vous recommande, si vous êtes un Parisien régulier ou un Parisien d’occasion ce week-end d’aller entendre la voix chaude d’Yves Heck.

Yves est une des voix des Podcasts du Court Short Edition Orange.

Yves lit au débotté des textes courts ou des extraits d’oeuvres plus longues apportés par les spectateurs. Ou par l’invité vedette du jour, ce dimanche, Luc Lang (sur la photo), professeur d’esthétique à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris – Cergy (ENSAPC) et Prix Goncourt des lycéens 1998 avec Mille six cents ventres (Gallimard, 1998, Folio, 2000), qui aura le droit de choisir trois lectures.

L’invité est très accessible, c’est aussi une belle occasion de faire une belle rencontre.

Et vous pourrez aussi entendre, comme pour chaque Tête de lecture (vous l’avez compris, c’est le nom de ce spectacle quadri-dominical), la lecture d’une oeuvre d’un auteur Short Edition dans la séquence « nouveau talent ».

Si vous voulez en savoir + (adresse et heure exactes), passez donc par ici, tout y est.

A demain,

Matteo

En sortant de l'école - image de UNE

Voici un très très joli hommage à la poésie de Jacques Prévert, sous la forme de 13 courts métrages d’animation de trois petites minutes chacun. Chaque vidéo est réalisée par un ou une jeune graphiste fraîchement diplômée d’une école d’animation.

La collection s’appelle En sortant de l’école et chaque vidéo met en scène un poème de Prévert.

Une ode à notre enfance (« En sortant de l’école, nous avons rencontré un grand chemin de fer, qui nous a emmené tout autour de la terre, dans un grand wagon doré »), délicieusement nostalgique.

Et le projet est tout de même parrainé par le papa d’Ernest et Célestine, Benjamin Renner !

Si vous voulez voir toutes les vidéos, c’est sur le site de France 3 qu’il faut aller. A moins que vous préfériez le voir en salle noire, il est à l’affiche dans les cinémas d’art et d’essais.

Moi, j’ai adoré Le Gardien des Oiseaux, qui m’a donné envie d’aller m’enfermer dans un phare en Bretagne.

C’est si joli et si réussi que les petits comme les adultes devraient tous y jeter un œil. Après tout, c’est pas parce qu’on est grand qu’on a plus soif d’aventures non ?

A demain,

Matteo

> Je crois bien qu’une nouvelle série de 13 très-très-courts-métrages est sur le feu, autour de poèmes de Robert Desnos, cette fois… Ce sera l’édition 2015, la saison 2, du studio de production Tant Mieux Prod.

La bougie du Sapeur - Image de UNE

La Bougie du sapeur, vous connaissez ? C’est un journal absolument pas comme les autres, puisqu’il ne sort que tous les 4 ans ! En fait, il est publié chaque 29 février, depuis 1980. Un journal quadriennal, donc (attention, nouveau mot).

Quatre ans, soit 1460 jours, avant de connaître le résultat de la grille de mots croisés. Dur.

Pourtant le contenu est léger (le mot du rédacteur : « pour 4 euros, offrez-vous une fois tous les quatre ans une bonne tranche de rigolade ») et mêle le pas sérieux à l’agréable. En 2012, l’affaire DSK côtoyait une tribune réclamant que le demi de bière redevienne un vrai demi-litre ! Comme chez nos amis anglais, qui regardent d’un drôle d’oeil nos demis et autres galopins.

Plutôt sympa en tout cas ce concept.

Si, comme moi, ça vous amuse, rendez-vous chez votre marchand de journaux… le 29 février 2016. Ce petit post est donc totalement inapproprié… mais j’avais tout de même envie de vous en parler, l’ayant croisé dans la salle d’attente du cabinet de radiologie ! Et je dirais, avec un peu de gravité (et de grandiloquence), que cette bougie sera notre phare pour traverser notre période grise avec encore au moins deux automnes et deux hivers…

A demain !

Mattéo

 

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Nous publions, en exclusivité, les premiers épisodes de Fabien et ses copains, le premier album de Dara Nabati, jeune auteur (22 ans) que le comité éditorial de Short Edition a beaucoup apprécié dès sa première publication.

Fabien est un renard jovial dont l’humour finit par lasser ses copains… mais qui ne lasse pas ses lecteurs !

Chaque jeudi, les premiers épisodes de Fabien et ses copains sont présentés en exclu… Voici l’épisode 6.
Episode 1 : Fabien
Episode 2 : Morel
Episode 3 : Fabien n’est pas mort
Episode 4 : Cyrille
Episode 5 : Antòn

Fabien et ses copains est sorti le 7 octobre sur le site, au prix de 9 €, et dans les meilleures librairies. Vous pouvez le commander en passant par ici.

Fabien, Ep6.1 (Dara Nabati)

 

Fabien, Ep6.2 (Dara Nabati)

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Le Festival Livres en Tête, qui célèbre la lecture à voix haute, se tiendra fin novembre. Le nom des Invités d’honneur est désormais connu… et les auteurs ont 15 jours pour faire le choix de leur personnalité.

Il s’agit de Raphaël Enthoven, le philosophe animateur de radio qui a inspiré la chanson « Raphaël » de Carla Bruni pour le thème érotique (A rougir de lire), de Frédéric Courant, le scientifique devenu animateur télé dans C pas sorcier, en tandem avec l’astrophysicien André Brahic, pour le thème Les Savants fous, et de l’auteur, dramaturge, scénariste exalté par la question de l’adaptation cinématographique, Jean-Claude Carrière, pour le thème On a lu le film. 

Joli plateau.

Ce sont eux qui remettront, lors de chacune des 3 soirées, le Prix Short Edition Livres en Têtes de la nouvelle du jour.

Si l’envie vous titille de rencontrer l’un d’eux, envoyez-nous une nouvelle avant le 7 novembre, venez le jour J (vous serez invités si vous êtes finalistes jeudi 27, vendredi 28 ou samedi 29 novembre) et montez sur scène après avoir entendu votre texte lu à haute voix par un comédien.

J’y étais l’année dernière, ils lisent très bien. C’est une performance d’ensemble très réussie. Et un agréable moment de rencontre…

Et si j’avais à choisir, je jouerais Carrière !

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A vous de voir…

A demain,

Matteo