Archives for the month of: juillet, 2014

benne-ordure-couple

C’est une histoire d’amour, contrariée et condamnée à la fragilité, entre… deux feuilles de papier ! Je me suis plongé dans l’univers mélancolique de ce court métrage, réalisé par Daniel Houghton.

Le sort de ces deux êtres éphémères, qui se trouvent et vivent une romance de 5 minutes, va vous émouvoir. Je le sens ! Beaucoup de poésie dans ce petit film, surtout grâce aux magnifiques décors et à cet univers uniquement composé de blanc.

Chapeau l’artiste !

A demain,

Matteo

bac

Le bac aussi a ses légendes urbaines ! Et ses vieilles peurs… Ce sont les alter ego académiques de la Dame Blanche, des expressions populaires « louches face au vent et tu restera bloqué » ou « nanisme et onanisme… »,  ou encore de la traînée de couleur dénonciatrice de l’urine clandestine dans la piscine municipale !

On les a toutes entendues, ces rumeurs de couloirs, qu’on ait passé notre bac en 1975 ou en juin dernier.

Forcément, avec 206 ans d’ancienneté, le Bac a eu le temps de se construire une légende et une réputation…

Parmi les plus célèbres, il y a l’histoire de cet élève, plus que téméraire, dont la réponse lapidaire au sujet de philo « Qu’est-ce que le courage ? » aurait été « Le courage, c’est ça ! ». Ce qui lui aurait valu un joli 20/20… Vous y avez cru, vous ?

Il y a encore, dans l’ordre et dans le désordre :

.  Si un élève meurt pendant l’année, toute la classe a son bac !

.  Si le prof perd une copie, l’Académie est obligée de mettre un 20/20,

.  Si un prof est réputé pour sa méchanceté, il est interdit d’oral,

Après tout, c’est aussi ce genre de petits détails qui fait le charme de cette période pré-étudiante, la fin du lycée, les 18 ans…

Et vous, vous en avez d’autres en magasin ?

A demain,

Matteo

PS : ma copine adore le citer… le Bigfoot, c’est un ancien chef sioux… mais c’est surtout le yéti ou le monstre du Loch Ness des Américains, une rumeur en forme d’animal féroce

Søkswen

Les pieds d’Hélène (2/6), Søkswen

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Des épisodes courts et bons qu’on souhaite faire découvrir à tous nos lecteurs !
Pour retrouver les feuilletons précédents :

Résumé de l’épisode précédent : Lambert et William sont tous deux médecins et enseignants. Ils entretiennent des rapports tendus. A la fin de son cours, Lambert est rejoint par Hélène, une de ses étudiantes et aussi la fille de William.

Retrouvez l’épisode précédent : 1/6

Episode 2
Le miel

Hélène possède le même petit air supérieur que celui de son père, William. Son redoublement me rendait triste pour elle en même temps qu’il me faisait sourire car il atteignait William par ricochet. Les nuages au-dessus de sa tête sont pour moi autant de soleils.
Hélène est une jeune femme distinguée, toujours sobrement vêtue et affiche en toutes circonstances une élégance qui lui vient de ses longues années de danse classique. Son corps est harmonieux et ses pieds sont fantastiques. Son médio-pied légèrement bombé et doux comme un coussin est comme la lampe qu’Aladin frottait pour obtenir des vœux.
Hélène ouvre la porte de son studio.
— Anna ? Tu es là ?, demande-t-elle. En fin de compte, elle a dû partir. Viens Franck, viens m’ausculter, dit-elle avec son sourire de manipulatrice.
Hélène et moi avons des rapports complexes construits sur le respect, l’obéissance et le fantasme. Il s’agit de sensualité, sans véritable rapport, et à aucun moment le vulgaire et le commun ne viennent s’immiscer dans nos jeux. Je n’ai aucun désir classiquement sexuel avec elle, je les réserve à ma femme très traditionnelle, très bourgeoise et très prévisible. J’adore exécuter les ordres d’Hélène, je consens volontiers à n’être parfois qu’un objet manipulé.
Allongé bientôt sur le sol pendant qu’elle m’ordonne de mordiller ses phalanges, j’entends qu’elle se déshabille, vois ses vêtements qui tombent près de ma tête et je sais qu’elle est entièrement nue. Elle place son gros orteil dans ma bouche et se caresse sans que je puisse l’apercevoir. Ici c’est elle qui commande, qui décide du moment. Sa plante des pieds parcourt ma langue. Peu après la voilà debout sur mon torse, les jambes serrées. « Ouvre tes yeux, regarde, ausculte ». Quelques secondes plus tard elle s’agenouille et m’indique de me placer debout face à elle, et de me caresser. Elle joint ses mains. « Donnez-moi votre miel, mon roi ». C’est son dernier ordre.
Mon portable sonne. C’est Anna.
— Oui ma chérie ! Tu es où ?
— A la fac, je te cherche. J’ai croisé William qui m’a dit que tu devais être dans les parages. T’es où ?
— Je fais des recherches, j’arrive dans quelques minutes.
Je raccroche.
— C’est moi tes recherches ? me demande Hélène, rieuse.
— On se voit la semaine prochaine si tu veux.
Je pars en posant deux billets de cent euros. Hélène n’a jamais rien réclamé mais je lui laisse volontiers quelque chose, et puis bientôt c’est l’anniversaire de son père. L’année dernière il exhibait la montre offerte par sa fille et payée par moi. Je lui demande souvent l’heure qui me rappelle le temps passé avec Hélène.
J’arrive dans le hall.
— Enfin il est là ! me lance William qui se tient aux côtés d’Anna. Tu sais, nos deux filles devraient réviser ensemble, ça serait une équipe de choc. La mienne a l’expérience de la première année et la tienne est travailleuse, ça se voit, ça se sent, c’est dans ses gênes.
Puis il se lève et se place à mes côtés comme à son habitude pour prouver ses cinq centimètres supplémentaires. La compétition ne s’arrête jamais entre nous. Parfois j’aimerais qu’il sache pour sa fille et moi. Pour gagner un point.
— J’y vais, j’ai une myomectomie qui m’attend, dit-il en regardant sa montre.
— Tu étais où toi pendant mon cours, ma future pédiatre ?
— C’est ce que je racontais à William, me dit Anna, j’étais chez Hélène. J’y ai passé la nuit et je n’ai pas réussi à me réveiller, mais ce n’est pas grave, je rattraperai. Mais pas aujourd’hui parce qu’elle est malade.
— Ah ?
— Oui, des trucs de filles.

Retrouvez les épisodes suivants : 3/6 – 4/6 – 5/6 – 6/6

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Nouveau court-métrage assez réjouissant, avec un peu de dialogue cette fois-ci.  Il s’agit de French Roast, un film d’animation 3D  français – comme son nom ne l’indique pas forcément – qui a été réalisé par Fabrice O. Joubert en 2008.

Un homme d’affaires prend son café dans une brasserie parisienne des années 60 et se rend compte qu’il a perdu son portefeuille. De la panique au désespoir, toutes les techniques, même les moins honnêtes, seront bonnes pour ne pas payer.

Le businessman français en prend pour son grade, la  musique est particulièrement bien choisie et la galerie de personnages est variée.

Un travail réussi qui a été récompensé à plusieurs reprises en Europe et qui lui a valu une nomination à l’Oscar du meilleur court métrage d’animation en 2010.

A demain,

Matteo

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J’ai beaucoup aimé L’Obsession Vinci et La passion Lippi, de Sophie Chauveau. Et je vais partir en vacances avec Le rêve Botticelli.

C’est la trilogie du siècle de Florence, le quinzième siècle, celui de la Renaissance triomphante !

Cette femme écrit très bien. Elle a un vrai talent pour (re)créer la Florence de l’époque de Côme et de Laurent de Médicis. La notice de l’éditeur précise qu’elle s’est documentée pendant 4 ans pour écrire ces romans biographiques… ou ces biographies romancées. On le croit.

Elle a aussi un faible pour les artistes aux vies sentimentales et sexuelles débridées, compliquées, et considère que l’orientation et l’activité sexuelles sont des clés d’explication de la vie de ces artistes.

C’est très illustré, très vivant. Très réussi.

A lire, l’été, lorsque le temps est moins compressé… puisque chaque volume fait 480 à 500 pages mais se lit très bien sans les deux autres.

A demain,

Matteo

>  La passion Lippi, vol. 1, Gallimard, Folio en poche, 2003, 8 € 40 au format poche, pas de format numérique
>  Le rêve Botticelli, vol. 2, 2005, 8 € 40 au format poche, pas de format numérique
>  L’Obsession Vinci, vol. 3, 2007, 8 € 40 au format poche, pas de format numérique

 

Série Sophie Chauveau

 

 

 

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50 pages dans la collection blanche de Gallimard, ce n’est pas très fréquent. Je me suis donc offert, intrigué, Le chemin des morts de François Sureau.

C’est l’histoire (très autobiographique bien sûr et assez moi-je) d’un magistrat qui sort de l’école de la magistrature et prend son premier poste au conseil d’État en qualité d’auditeur de deuxième classe. Le service juge des demandes d’asile et notamment de celles des anciens militants basques. Des décisions difficiles parce que les demandeurs d’asile politique ne sortent pas de leur pays avec un certificat de torture en poche et parce que certains savent mieux se « vendre » que d’autres…

Ce tout petit livre est l’histoire d’un dossier, celui d’un certain Ibarrategui, militant basque réfugié en France depuis la fin des années 60 après avoir pris part à la guérilla pro-républicaine. Le jeune juge et ses pairs rejettent la demande d’asile, justifiant cette décision par le retour de la démocratie en Espagne. Un verdict lourd de conséquence puisque qu’un groupuscule clandestin franquiste assassinera peu après le militant de retour au pays. 

C’est aussi l’histoire d’un remords…

Intéressant à lire mais un peu léger, et surtout surprenant dans une collection orientée « roman »… Et on se dit que le gars a peut-être été publié parce qu’il avait déjà été publié. Comme parfois.

A demain,

Mattéo

> Le chemin des morts, François Sureau, Gallimard, 7 € 50

Søkswen

Les pieds d’Hélène (1/6), Søkswen

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Des épisodes courts et bons qu’on souhaite faire découvrir à tous nos lecteurs !
Pour retrouver les feuilletons précédents :

Episode 1
L’amphi

William vient vers moi pour me saluer, comme il le fait depuis dix ans, et toujours avec un air condescendant. Son léger bronzage rappelle à tous discrètement qu’il possède un yacht amarré dans le port de Messine. « Ça va Lambert ? », il me demande sans se soucier de la réponse, car lui et moi entretenons des rapports en apparence cordiaux qui sont, en réalité, tendus. Pour ce grand bourgeois je ne suis qu’un méritant fils d’instituteurs, ce pourquoi il me traite avec compassion et bienveillance comme si je représentais à ses yeux une œuvre de charité. Nous sommes tous deux médecins et enseignants, mais lui se considère meilleur que les autres.
Froid et analytique en toutes circonstances, je ne suis guidé que par ma raison. Mes qualités sont admirées par le personnel et mes patientes, mais au-dessus des sourires et des remerciements, au-delà des respectueuses pensées qui circulent et m’entourent comme les anneaux de Saturne, une dopamine me gouverne, suscitée par la beauté d’un organe souvent délaissé : les pieds.

Cette rentrée universitaire est particulière. Anna, ma fille et future pédiatre, viendra m’écouter dans le prestigieux amphi Binet où je me sens comme chez moi, peut-être même mieux. Les étudiants, par affection, vont encore jeter des avions en papiers, siffler ou imiter toutes sortes de bruits d’animaux existants ou imaginaires. Aucun professeur n’y échappe, surtout pas les meilleurs. Inlassablement, je me félicite de la présence massive de missiles sur l’estrade, et parfois il m’arrive de dénombrer ces projectiles qui sont autant de lauriers déposés à mes pieds.
Ce matin, Anna m’a choisi un costume sombre à rayures qui rappelle mes cheveux poivre et sel. Elle m’a dit que j’étais élégant. C’est sûr de moi que j’entre en scène sous quelques applaudissements. Ma main gauche repose dans la poche de mon pantalon, je démarre ma leçon, micro en main, sans aucune note. J’évoque Galien, sa médecine de l’organe et insiste sur ses expérimentations. Les étudiants écrivent rapidement, dans un silence de cathédrale parfois interrompu par quelques éclats de rire qui répondent à mes saillies savamment préparées.
Mon regard parcourt l’amphi à la recherche d’Anna. Elle connaît mes qualités et ma réputation dont elle pourra s’enorgueillir toute l’année. J’aimerais capter sa fierté d’être Anna Lambert, son sourire quand je sillonne mon podium en narrant mes anecdotes médicales précises et détaillées, son application à prendre des notes. Observer Anna travailler a toujours été un plaisir que j’imagine plus intense du haut de cette estrade.
Et puis, je m’attarde sur les pieds qui gesticulent au premier rang, ces pieds féminins enserrés, bottés, lacés, tantôt croisés, parfois bruyants, souvent remuants, toujours captivants. Ces pieds sont pour moi le miel de cette ruche fiévreuse et besogneuse, ils disent plus et mieux que les mots appris et répétés, ils sont l’âme visible et incarnée.
Au bout d’une heure je pose le micro qui amplifie l’ovation finale des étudiants et pars dans le hall rejoindre Anna. Une main me retient.
— Bonjour. Et oui ! je redouble ! Pour le plus grand plaisir de te retrouver (petits rires). J’ai terminé 185e mais quand même je suis bien contente de suivre à nouveau tes cours. Vous êtes très beau Monsieur Lambert aujourd’hui … On se reverra hein ?
— Oui, euh oui certainement, merci Hélène, mais pas là je dois y aller, je cherche Anna.
— Alors viens chez moi, elle y est.
Je connais très bien Hélène.

— 

Retrouvez les épisodes suivants : 2/63/6 – 4/6 – 5/66/6

 

le tour du monde en 80 jours - Jules Verne

Voici les 7 numéros complémentaires du jeu du banc littéraire inconnu. Pas toujours facile, mais tout à fait jouable avec un peu de bonne volonté !

Banc 7 = Alice au pays des merveilles, Lewis Carrol
Banc 8 = Cheval de guerre, Michaël Morpurgo
Banc 9 = De l’origine des espèces, Charles Darwin
Banc 10 = La machine à explorer le temps, H. G. Wells
Banc 11 = Le tour du monde en 80 jours, Jules Vernes
Banc 12 = Orgueil et préjugés, Jane Austen
Banc 13 = Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle

A demain,

Matteo

Si vous voulez mieux comprendre le post du jour, voyez les deux précédents…
> les bancs à trouver sans les références
> les bancs à identifier avec la référence

 

 

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Les bancs de Londres vous plaisent. En voici 7 autres à démasquer. Toujours sans la recherche d’image de Google ! L’ensemble reste très britannisant mais il y a au moins un auteur français…

A vous de voir.

Banc 7

Alice au pays des merveilles - Lewis Carroll

Banc 8

Cheval de guerre - Michael Morpurgo

Banc 9

De l'origine des espèces - Charles Darwin

Banc 10

La machine à explorer le temps - H.G Wells

Banc 11

le tour du monde en 80 jours - Jules Verne

Banc 12

Orgueil et préjugés - Jane Austen

Banc 13

Sherlock Holmes - Sir Arthur Conan Doyle

 

A demain. Pour la solution,

Matteo

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La ville de Londres a lancé une campagne visant à promouvoir la littérature et la lutte contre l’analphabétisme.

Books About Town, c’est le nom de cette bonne initiative.

50 bancs publics aux allures de livres ont été peints par des artistes locaux et dispersés dans Londres. Ils représentent 50 grands classiques de la littérature et seront mis aux enchères le 7 octobre. Les profits seront reversés à des associations qui luttent contre l’analphabétisme dans les quartiers défavorisés de la capitale.

En attendant cette vente, les piétons peuvent partir à la « chasse aux bancs » grâce à un plan disponible sur internet. Plutôt sympa comme sortie du dimanche !

Trouvez l’oeuvre qui correspond à chaque banc… l’idée étant d’essayer de trouver sans Internet évidemment. C’est très orienté littérature anglo-saxonne.

Voici les titres mélangés, les images suivent…

A demain,

Matteo

1984, George Orwell (1949)
Comment dresser votre dragon, Cressida Cowell (2014)
Mary Poppins, Pamela Lyndon Travers (1934)
L’Ours Paddington, Michael Bond (1958 à 2012)
Le journal de Bridget Jones, Helen Fielding (1996)
Mrs Dalloway, Virginia Woolf  (1925)

Banc 1

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Banc 2

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Banc 3

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Banc 4

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Banc 5

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Banc 6

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