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Céline Laurent-Santran

Ce jeudi, nous avons contacté Céline Laurent-Santran pour lui poser quelques questions ! Lauréate du Grand Prix Eté 2012 avec Lettre à Claire, récemment adapté en podcast, elle nous parle de son cheminement de l’écriture à l’éditorial, de ses projets en cours mais aussi de l’auteur norvégien Ibsen.

Coralie : Bonjour Céline ! Pouvez-vous nous dire comment vous avez commencé à écrire ?
Céline : Je considère l’écriture comme un acte très individuel, j’aime bien le confronter, faire lire ce que j’écris à d’autres pour avoir des critiques, avancer. Je n’ai jamais fait d’atelier d’écriture, même si j’aimerais bien en faire ou en animer si je trouvais le temps. Il y a à peu près 7 ans, j’ai commencé à envoyer des nouvelles pour participer à des concours et j’en ai gagné plusieurs, c’est ce qui m’a donné l’envie de continuer.
Ensuite j’ai intégré l’association des Noires de Pau, dont je me suis occupée pendant quelques années – j’en ai été présidente pendant 2 ans. Au sein de cette association, j’ai découvert non seulement l’écriture mais aussi le côté éditorial, puisque c’est une petite maison d’édition associative : j’ai fait de la correction de manuscrits, suivi la fabrication d’un livre. Du coup ça m’a donné envie de continuer dans ce domaine-là, l’éditorial… et c’est ce que je fais chez Numeriklivres, une maison d’édition numérique.

C : Je crois que vous avez déjà plusieurs ouvrages publiés ?
Céline : Oui, j’avais commencé avec la publication papier de Un jour à vif (une journée particulière) aux éditions AO en 2010. Ensuite j’ai publié un court polar, La ballade de Jim aux éditions du Bord du Lot. Après en numérique, j’ai publié un roman La faute à Rostro l’année dernière et Un jour à vif vient d’être republié en numérique.
J’ai également commencé une collection d’histoires mixtes français-anglais chez Numeriklivres. Il s’agit d’histoires un peu pour tous : les premières sont à destination de lecteurs du CM2 à la 4e, la dernière est plutôt pour les lycéens/adultes puisque c’est une adaptation de Sleepy Hollow, basée sur la nouvelle de Washington Irving. Actuellement j’en ai une en préparation avec Elodie Torrente, qui écrit les chapitres en français et moi ceux en anglais. Le principe est d’alterner : le premier chapitre est en français, le deuxième en anglais, le troisième en français, etc. Les lecteurs peuvent se raccrocher aux chapitres en français, et ça créé une approche un peu différente et plus ludique.

C : Finalement vous avez écrit plusieurs genres d’ouvrages, sur des thèmes différents : qu’est-ce qui vous inspire ?
Céline : Au départ, je pars beaucoup des choses de la vie (la mienne ou celle de personnes qui m’entourent), de choses réelles. C’est le cas pour le polar, un genre que j’aime bien, mais aussi par exemple pour Un jour à vif, dans lequel je parle de la procréation médicale assistée pour avoir mes jumeaux : c’est autobiographique et presque pas romancé.
Sinon je pense que le fil conducteur de mes textes c’est l’adolescence en général. J’aime beaucoup écrire sur les ados et pour les ados, ce qui a un rapport avec mon métier de prof qui me permet de bien connaître cet âge.

C : Quel est le premier livre qui vous a marqué ?
Céline : Je pense que ça doit être L’étranger, de Camus. Pour sa façon d’écrire et l’histoire en elle-même, le côté absurde, tout ça m’a beaucoup marquée.
J’aime aussi vraiment l’auteur norvégien Ibsen, qui fait essentiellement des pièces de théâtre. J’aime son analyse de la société, la psychologie des personnages qui est toujours très poussée, c’est très intéressant.

C : Avez-vous une citation à partager ?
Céline : Il y en a une qui me correspond bien, tirée du film d’animation Kérity, la maison des contes sorti il y a 5 ans. « Ce n’est pas parce que c’est inventé que ça n’existe pas ».

Amis de la poésie, amoureux de la nature… et surtout des trucs qui ne servent à rien (du tout), j’ai trouvé le crayon à papier qui, planté et arrosé, se transforme en plante verte !

Ce crayon magique, qui pousse (et qui vient bien sûr des US), est en bois de cèdre et son embout est constitué d’une capsule qui contient des graines. Une fois que vous l’avez bien utilisé, qu’il est trop petit pour tenir dans vos doigts et que vous l’avez bien mordillé pendant vos moments de stress intense (on passe tous par-là), vous le plantez tout bonnement dans la terre.  Il suffit de l’arroser régulièrement, et au bout de 7 à 20 jours vous verrez apparaitre des pousses ! Et encore mieux : vous avez le choix entre différents herbes ou saveurs : basilic, tomates cerises, thym, romarin, menthe, coriandre, sauge, aneth, persil.

Un vrai potager sur votre bureau et de quoi parfumer vos lunch box tel un grand cuisinier !

Et si vous voulez en voir + :
 

 
Ou une métaphore sur l’écriture. Mais je doute qu’ils soient poètes à ce point-là chez Sprout.

A demain,

Matteo