Archives for the month of: janvier, 2014

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Dans le genre des photos qui rendent hommage aux vêtements courts, je vous présente « Comfort Zone », une série réalisée par l’artiste lituanien Tadao Cern.

Cern s’est rendu compte que sur la plage, certains codes sociaux disparaissent, et que chacun se montre sous un jour plus naturel… Les vacanciers s’oublient, et l’artiste en profite pour prendre en photo leur univers : une attitude, une position, des couleurs.

Le tout forme une « zone de confort », qui semble être une mise en scène… Ce sont pourtant de vraies personnes.

Ce n’est pas de saison, mais ça détend ! (et ça nous rappelle qu’on a hâte d’enfiler le short, le paréo ou le bikini pour en faire autant).

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On peut voir le reste ici. Et si cela ne vous suffit pas, je vous invite à relire les posts sur le boxer anglais, les couples hétéros espagnols ou les jupes suédoises.

A demain,

Matteo

Il paraît

J’ai retrouvé cet excellent petit livre paru en 2004 (il était calé sous une pile de livres et de poussière) et écrit par l’énigmatique Goria (je ne le connais pas… et en + je crois que c’est un collectif).

Sous une couverture très stylée, Il paraît rassemble 444 dépêches d’une à quatre lignes, racontées sur le mode de la rumeur.

Elles ont été écrites à partir d’informations recueillies dans la presse et la radio entre 1997 et 2003. Elles abordent des thèmes différents (arts, lettres, sport, géographie…) et sont classées en différents index : noms, lieux, personnes, animaux…

« 178 : Il paraît que « La Vache qui rit » a fait un procès à un fromage qui s’appelait « La Vache sérieuse » et l’a gagné. » 

« 261 : Il paraît que notre plus proche voisin qui était à 23,12 mètres est maintenant à 12,80 mètres. » 

« 354 : Il paraît qu’en Grèce quand on racontait un mythe, on commençait son récit par : «On dit que.» »

Goria a entamé l’expérience dans son labo photo en écoutant la radio : «  Ces bribes ont fait intrusion dans le temps compté du laboratoire puis ont persisté […] pour être mémorisées au plus juste, au plus court, avant d’être fixées par une phrase écrite. »

Des écrits vifs et ironiques qui nous donnent à voir l’air du temps… même 10 ans après. Il paraît que ça va vous plaire…

A demain,

Matteo

-> Il paraît, Ed. cent pages, 88 p., 10

 

« En coulisse » ce jeudi, est consacré à Quentin ! Vous lisez régulièrement son nom sur le blog, ou sur Facebook, lorsque de nouvelles fonctionnalités apparaissent sur le site… 5 minutes de lectures pour en savoir un peu plus sur notre responsable technique !

Coralie : Salut Quentin ! Peux-tu nous expliquer ce que tu fais chaque jour ?
Quentin : Je m’occupe de tout ce qui est technique : ça veut dire que je fabrique le site, je le fais évoluer. En fait on ne dirait pas, mais il y a toujours des choses à faire sur un site : ce n’est pas du tout « on développe pendant 3 mois et le site est prêt ! ». Il y a toujours des petites améliorations : plus la communauté grossit, plus on apprend ce dont les gens ont vraiment besoin, et ce qu’il faut faire pour adapter le site.
Pour le technique, on est toute une petite équipe : Yoann s’occupe de faire tout le web design (design du site, des newsletters, etc), on reçoit l’aide de développeurs ponctuellement, quand on est en période de rush. Je travaille aussi en étroite collaboration avec Ookapi, qui a réalisé notre appli.

C : Quel est l’aspect le plus sympa de ton travail ?
Q : Dans l’expérience Short Edition, ce que je trouve le plus sympa c’est de gérer les challenges qui sont liés à la croissance en fait. Un site qui permet d’accueillir 100 visiteurs/jour ne sera pas le même qu’un site qui permet d’en accueillir 500/jour, qui ne sera pas le même que pour 1000/jour ! Plus on grossit, et plus on a de challenges d’ordres différents.
Et puis, il y a toujours de la bouffe à Short Edition : des chouquettes, des bonbons, des gâteaux… !

C : Et le côté le plus difficile à gérer ?
Q : Quand on construit un site, c’est très frustrant : on a plein d’idées de fonctionnalités, ça fourmille, plein de gens nous disent de faire plein de choses, mais on a un temps limité ! On est obligé de planifier, de dire à regret que ça se fera dans un mois, dans trois mois, ou que ce n’est pas réalisable maintenant. J’ai appris avec le temps que tout n’était pas possible, on ne peut pas toujours dire « ça sera fait demain ! ». Petit à petit je m’assagis, je planifie. Ce qui est surtout dur, c’est de savoir dire combien de temps on va mettre à résoudre un problème. La plupart du développement, c’est de la résolution de problème. On ne sait pas avant de l’avoir résolu quelle technique on va choisir ni combien de temps ça va prendre. Aussi bien, ça va durer longtemps et il va falloir pédaler, pédaler, …

C : Quel est ton premier souvenir de short ?
Q : J’étais aux louveteaux à Reims, c’était… avant la 6e, puisque les 6e étaient les plus grands ! On était toujours en short, et je me souviens surtout d’un short en velours bleu marine… On faisait beaucoup de choses en extérieur, et puis on tombait, et on se faisait mal aux genoux ! Pour moi, le short a longtemps été synonyme de « pas de protection aux genoux » [rires]

C : Même si tu es plus « technique », tu développes un site consacré à la littérature… alors on imagine que tu as aussi des préférences de lecture ?
Q : Je lis surtout par période, en général pendant les vacances. J’oscille entre des phases où je ne lis pas du tout, et des phases où je ne fais que ça. Je ne sais pas si j’ai un genre, mais je n’aime pas les très gros livres, c’est sûr. Je lis des petits livres, – c’est séduisant les petits livres ! – mais 4 ou 5 dans la semaine. J’aime bien Amélie Nothomb, j’avais lu L’armée furieuse de Fred Vargas que j’avais bien aimé… [Il consulte son smartphone pour retrouver son suivi de lectures] et La part de l’autre d’Eric-Emmanuel Schmitt, qui retrace la vie d’Hitler s’il avait été accepté dans son école d’art. En général, je lis des livres qu’on m’a recommandés… Comme La peau qui m’habite, adapté par Almodovar, sous le titre « La piel que habito » : c’est horrible !

C : Quelles sont tes résolutions pour 2014 ?
Q : Une année c’est beaucoup trop long pour tenir une résolution, mais je me fixe des challenges mois par mois.
Par exemple, pendant le mois de septembre, mon challenge était de me lever le matin à 7h, sans snoozer (pour les non-initiés : reporter le réveil de 5 minutes en 5 minutes, jusqu’à arriver à 8h) ! Un vrai supplice en 30 jours ! L’autre mois a été complètement l’inverse, je me levais bien plus tard.
Là, pour le mois de février, j’hésite entre deux challenges : soit, aller à un événement culturel à Grenoble chaque soir, soit laisser mon ordi au bureau tous les soirs – et comme je ne regarde pas la télé, ça va me forcer à faire d’autres choses…
Ou alors je combine les deux ! [rires]

Découvrez le petit film d’animation « Somewhere ». C’est un vrai bijou !

Il est signé par l’artiste québécois Nicolas Ménard, qui l’a réalisé dans le cadre de ses études au Royal College of Art à Londres.

Un astronaute est propulsé dans l’espace, sur une planète aux plantes étranges, et pense à sa bien aimée…

Le graphisme proche de l’illustration révèle une grande poésie. L’univers onirique, les couleurs douces et l’ambiance sonore en font une jolie métaphore du manque et de l’absence.

http://vimeo.com/77703019

A demain,

Matteo

 

 

En voilà une bonne idée que Short Edition a mise en place, au service de ses lecteurs et de ses auteurs : c’est la toute nouvelle fonction « S’abonner/Se désabonner ».

Tout lecteur peut désormais s’abonner à un auteur dont il apprécie l’écriture ou le coup de crayon. ET ainsi dire « je t’aime » à un auteur… Un « je t’aime » non exclusif, tendance « J’aime beaucoup ce que vous faîtes »… mais qui sera tout de même très apprécié.

Et tout auteur peut désormais compter ses amis littéraires et… surtout se reposer sur son éditeur préféré qui informera pour lui, tous ses lecteurs, de toute nouvelle parution. La promo de l’oeuvre créée, c’est le job de l’éditeur. L’auteur peut, grâce à son éditeur préféré, se consacrer à lui-même, à ses amis (sans arrière-pensée), à ses proches, à son travail, à sa prochaine création, à ses futures vacances… et laisser, une fois son cercle d’abonnés créés, délaisser la basse besogne de la promotion commerciale !

A demain,

Matteo

Nout (2/5), Nicolas Gorodetzky

Le Quotidien du Médecin publie chaque semaine l’épisode d’une nouvelle rédigée par un auteur de Short Edition.

Des épisodes courts et bons qu’on souhaite faire découvrir à tous nos lecteurs !
Pour retrouver les feuilletons précédents :

Résumé de l’épisode précédent : Notre héros est un jeune étudiant en médecine, accomplissant son stage de fin d’études dans un hôpital du Caire. Il en apprend beaucoup sur le pays et ses habitants défavorisés, privés de soins. Ses collègues et lui décident donc d’assurer des consultations informelles dans leur garage.

Retrouvez l’épisode précédent : 1/5

Episode 2
Salah

Un soir, un enfant vint frapper à notre porte et me fit comprendre que son grand-père allait mal. Je connaissais le vieux Salah pour avoir traité ses douleurs dentaires récurrentes que seul un traitement chirurgical aurait pu enrayer.
Dans ce contexte, c’était évidemment de la science-fiction.
Il m’avait souvent remercié en m’offrant des bottes de légumes ou quelques volailles, la dernière ayant fait l’essentiel de l’anniversaire de Patrick Fournier, un de mes deux collègues.

Je suivis l’enfant à travers un dédale de ruelles et de passages tortueux qui commençaient à m’être familier.
Exceptionnellement, la maison de l’aïeul était en pierre. Sans étage, elle comprenait essentiellement une salle commune et une chambre. Il y régnait un ordre et une propreté méticuleuse qui contrastaient avec le capharnaüm jonchant le chemin d’accès.
Salah était sur son lit de douleur, couvert de sueur et bouillant de fièvre. Son pouls était rapide et filant, son visage était cireux.
Un examen rapide éliminait une origine pulmonaire et dentaire, mais m’amenait à focaliser mon attention sur ses reins. Je fis un prélèvement sanguin et urinaire puis lui injectai quelques millions d’unités de pénicilline.
Le lendemain, le laboratoire me confirmait une sévère infection des reins avec un degré déjà avancé d’insuffisance rénale.
— Son état est grave, furent les mots réalistes, que je pus dire à sa famille.
Ils n’étaient pas du genre à se plaindre, car la mort était présente chaque jour, partout autour d’eux.
L’intensité de leurs regards graves qui me fixaient sans espoir me confirmait qu’ils comprenaient bien la finalité de ma phrase.

Il était évident que seule une hospitalisation suivie de séances de dialyse pourrait reculer l’échéance. Je savais qu’il n’en serait pas question une seule minute, et que je devrais me résoudre à venir lui faire des injections d’antibiotiques ou au moins à le soulager de ses douleurs chaque jour, au domicile. Et même si j’arrivais à juguler sa forte infection, ce serait sans grand espoir d’agir sur sa fonction rénale.

Contre toute attente, trois jours plus tard, la température chutait et ses constantes se régularisaient.
Il se réalimentait et reprenait des couleurs.
En dix jours, il fut sur pied et reprit à notre grande stupeur ses activités habituelles.
Je lui avouai mon étonnement quant à sa rapidité de guérison et l’interrogeai afin de savoir où il avait pu puiser une telle force pour lutter à son âge contre un pronostic que la médecine traditionnelle – la seule que je connaisse – avait estimé très sombre.
Il me répondit par un simple sourire énigmatique en me serrant vigoureusement les deux mains dans les siennes.

Quelques jours plus tard, le vieux Salah apparut au seuil de notre villa, portant un chat dans ses bras.
— Bonjour Salah ! Comment vous sentez-vous ?
— Très bien, docteur. Je suis venu t’apporter un cadeau précieux pour te remercier d’avoir aidé un pauvre vieillard qui ne méritait pas tant d’attention…
Il me désigna l’animal.
— Ce chat ? dis-je.
Nous n’avions aucun animal dans la maison, je trouvais amusante l’idée d’avoir un chat. Il se lança alors dans un cours d’histoire bref mais surréaliste selon moi :
— Oui, il s’appelle Nout. Ce n’est pas un chat ordinaire. Il a appartenu au pharaon Tanoutamon. Il est apparu dans les écrits vers cette époque. Cet animal fut, au commencement, l’animal sacré de la déesse Bastet, 800 ans avant votre ère chrétienne.
— Tu veux dire que c’est son descendant ?
— Non, non, il a traversé les âges.

Retrouvez la suite : 3/5 – 4/5 – 5/5

Le livre qui n'attend pas

Lire un livre, ça prend du temps. Surtout lorsqu’il est long, et surtout lorsque l’on sait qu’on aura encore le temps de le lire demain !

Avec « le livre qui n’attend pas », l’impatience est de mise.

Je crois que je vous en ai déjà parlé rapidement – et si je me mets à être un peu Alzheimer sur les bords, dîtes-le moi ! – mais comme ma copine m’en parle depuis un bon mois 2 fois par semaine, j’ai pensé qu’un petit post sur le sujet s’imposait. Au moins pour la calmer !

Créés par l’enseigne argentine Eterna Cadencia, les « livres qui n’attendent pas » sont conçus à l’aide d’une encre éphémère qui disparaît totalement au bout de 2 à 4 mois.

Une révolution !

Il faut donc dévorer l’ouvrage avant que les lignes ne s’effacent…

Pour les concepteurs, c’est « une façon magique et poétique d’aborder un vrai problème » : un moyen de promouvoir les nouveaux auteurs latino-américains qui sont trop peu lus.

Un concept décalé (et un investissement à court terme, il faut le dire), qui permet de renverser notre rapport à la lecture, à l’écrit, et au temps !

 

 

Le film est en anglais mais il ne demande pas une extrême virtuosité dans la langue des Grands-Bretons pour en saisir l’essentiel.

A demain,

Matteo

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Voilà une BD courte de Todd Webb, extraite du site du9.org :

« Je ne peux pas me concentrer. Il y a tellement de choses au-dehors de la fenêtre ».

Le site Du9.com est un webzine et un collectif de chroniqueurs qui veut donner goût à « l’autre bande-dessinée », que l’on connaît trop peu. Il promeut la bande-dessinée alternative « qui trouble, qui fait rire, qui émeut, qui dérange parfois », et ce sans tourner le dos au registre populaire !

Cette petite BD est extraite de la rubrique « brèves » qui serait l’équivalent des strips et BD courtes de Short Edition.

Le site est très complet, et mélange chroniques, dossiers thématiques, interviews et recommandations. Un must pour les amateurs de BD !

Découvrez les autres brèves, et ce dossier sur le dessin vivant que je vous recommande.

A demain,

Matteo

PS : J’ai assisté au concert de dessins à Angoulême, il y a 2 ou 3 ans, c’était assez sympa ! Si vous êtes dans les parages du Festival de la BD entre le 30 janvier et le 2 février, prenez une place…

Aujourd’hui, Pierre Roussel, lauréat du Grand Prix du Court Hiver avec Voyage sensuel, s’est prêté au jeu de l’interview. En quelques mots, il nous dévoile un bout de son univers, partagé entre architecture et bande dessinée, influencé par Bob l’éponge et son frère Boulet !

Coralie : Bonjour Pierre ! D’où vient votre goût pour le dessin ?
Pierre : En fait c’est surtout mon frère qui m’a initié au dessin : il fait de la BD depuis qu’il est petit et c’est devenu sa profession. Il a fait des albums chez Glénat, puis a été parmi les premiers à se mettre au blog en 2003. De mon côté, j’ai fait mes études, j’ai commencé à bosser en tant qu’architecte, et il m’a encouragé à faire un blog : il trouvait que c’était bien, que ça permettait d’avoir un retour critique de la part des lecteurs. Je l’ai commencé il y a plus de 5 ans : je mettais ce que je dessinais, dès que j’en avais envie. Au début, c’était surtout adressé aux copains, et puis j’ai eu plus de visites, alors je me suis fixé un rythme de publication régulier. J’étais poussé par un lectorat plus important, donc je me forçais à être plus productif, à publier une note par jour. Là, si j’en fais deux par mois, je suis content ! [rires]

C : Est-ce que vous avez déjà pensé à exploiter davantage cette passion ?
P : Ce n’est vraiment qu’une passion, ça n’a jamais été mon plan de vie, même si le blog m’a amené des clients pour le dessin… pour lesquels je me suis créé un statut d’auto-entrepreneur d’illustration. Actuellement, je créé pour Dijon Habitat, qui a notamment décidé de refaire une charte graphique avec des personnages, et avait besoin d’illustrations, d’affiches. Là, depuis plusieurs mois on est sur un livret du locataire… Il y a aussi eu la ville de Dijon, qui était tombée sur quelques planches que j’avais faites en rapport avec la ville, et ils m’avaient demandé si je voulais faire des BD sur le tram : je n’avais pas le temps, mais je me suis fixé cette contrainte pour quelques notes de blog qu’ils ont publiées dans le journal municipal. J’ai aussi fait de l’illustration pour Renault, pour l’agenda de la série Bref, par exemple. Mais je fais ça vraiment par plaisir, je n’ai pas beaucoup de temps à y consacrer alors je ne démarche pas.

C : En dehors de ces commandes, quelles sont vos sources d’inspiration ?
P : Mes planches sont directement inspirées du quotidien. En général, ça peut être une anecdote qui m’est arrivée, et j’essaye toujours de la tourner de façon à ce qu’elle puisse devenir un gag, qu’elle fasse rire. Disons que la matière première est le quotidien, que je détourne, ou sur lequel je rajoute une chute. Je ne cherche pas non plus à faire de l’autobiographie pure…

C : Vous avez été lauréat du Grand Prix du Court avec Voyage sensuel : qu’est-ce que vous en retenez ?
P : Ça m’a permis de donner à d’autres personnes une visibilité sur mon travail : j’aime interagir avec les gens, avoir leur retour. Ils ont été plutôt gentils d’ailleurs ! [rires] Ça m’a aussi permis de découvrir d’autres dessinateurs, qui étaient en Finale.

C : Comment est-ce que vous procédez pour créer une planche ?
P : Quand j’ai une idée, si j’ai peur de l’oublier je fais une partie de croquis sur un bout de feuille, quand je suis au bureau. Et puis quand je rentre chez moi, je fais mon crayonné, j’encre par-dessus à la main, après je scanne et je colorie sur l’ordinateur. Quand je n’ai pas le temps sur une soirée, j’étale sur deux ou trois soirs. Comme je ne veux pas que ça soit une contrainte, je ne m’impose pas de limite de temps.
Pour ce qui est de la technique, j’avais déjà été un peu amené à manier Photoshop dans le cadre de mes études, mais pas pour faire de la couleur BD, c’était plutôt pour le rendu de perspectives, … pour de l’architecture quoi ! J’ai donc appris à m’en servir davantage pour la BD, à adapter une technique personnelle.

C : Est-ce que vous avez des références en BD, des dessinateurs qui vous influencent ?
P : Pour commencer, mon frère Boulet, évidemment ! [rires] Sinon, comme il me filait plein de trucs en me disant « il faut que tu lises ça, que tu lises ça, … », j’ai été familiarisé avec des noms… mais je n’arrive pas à me passionner de BD. Parmi ceux que j’aime bien, il y a Bouzard… pour l’humour. C’est vraiment très con, et aussi basé sur l’autobiographie.

Pour suivre son actualité, c’est par ici !

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Le visual harvesting, vous connaissez ? Ce concept belge va bientôt révolutionner les réunions des plus grandes entreprises.

Le principe est de faire appel à un graphiste lors d’une conférence afin de synthétiser ce qui est dit sous forme de dessin, en direct.

Le dessin apporte une autre forme de communication, et permet de stimuler les esprits et la créativité. On obtient une fresque colorée qui met en avant les idées principales, et fait apparaître de nouvelles possibilités.

C’est du grand art !

Découvrez les autres vidéos sur le site de l’entreprise.

Je fais déjà pression sur la hiérarchie pour que nous adoptions le concept… Après les tableaux muraux, les post-its, et les réunions bonbon, le dessin fera certainement souffler un nouveau vent de créativité au bureau !

A demain,

Matteo