Archives for the month of: juillet, 2013

 

Il est loin le temps où la lecture était vue comme une pratique subversive et immorale…

Des chercheurs de l’Université de Toronto ont montré que la lecture de fiction est très saine pour notre cerveau. Elle augmente en premier lieu notre capacité à raisonner.

Les lecteurs de fiction ont moins besoin de voir une histoire se finir de manière ordonnée (la « closure« ). Ils éprouvent davantage de confort avec le désordre et l’incertitude… et ne sont donc pas dérangé par une fin ambiguë qui laisse la place à l’imagination. Ils font alors preuve d’une + grande réflexion, et de + de créativité !

La lecture encourage aussi l’ouverture d’esprit, puisque l’on est amené à adopter un mode de pensée différent, à travers un personnage.

Enfin, elle permet d’augmenter l’empathie. S’immerger dans des mondes fantastiques permettrait de créer une « nouvelle connexion sociale » et de modifier notre comportement dans la vie.

Dingue, non ?

Il ne nous reste plus qu’à nous mettre à une cure de lecture estivale, pour se rafraîchir les méninges…

… et pour avoir l’air cool sur la plage.

A demain,

Matteo

Lisez l’article source sur slate.fr / ci-dessus : sculpture de l’artiste Rune Guneriussen

2 mots, ça prend quand même moins de place

Il y a quelques années, ma professeur de français me rend une copie avec la mention : « grammatique ».

Interloqué, je lui demande ce que cela signifie. Réponse brève : « grammatique, c’est un mot-valise  pour grammaire et dramatique ». Me voyant aphone, atone, elle comprend vite que je n’ai pas compris. « Un mot-valise, c’est la fusion de deux mots qui en crée un troisième ».

Une étincelle jaillit dans mes yeux, l’information arrive au cerveau, puis ce sont les larmes qui coulent à flots : je comprends, désemparé, ce que voulait me dire ma prof.

Quelques jours plus tard, remis de ce terrible épisode, je lance une recherche sur Google : « mot-valise » (pas rancunier le mec !). Il y en a plein ! Des connus : « aspivenin », « franglais »… Des rigolos : « adoléchiant », « alcoolympiade »… Des incompréhensibles : « clavardage », « folksonomie »…  Séduit, je m’essaye à l’exercice. Malheureusement il n’en sort rien de « géniool », juste quelques propositions « crétiles ». En fait, c’est un « fiascul ». J’arrête ou je vais vraiment touché le « fiond ».

C’est en voyant ma copine tenter de partir en vacances, avant-hier, que l’anecdote m’est revenue…

A demain.

Matteo

PS : géniool = génial + cool, crétiles = crétin+ débiles, fiascul = fiasco + nul, fiond = fond + fin (on peut aussi mettre «foin» s’il faut faire raffiné…)

 

procrastination

Ne nous le cachons pas, nous succombons tous de temps en temps au vice de la procrastination.

Lorsque l’on est en retard pour rien, lorsque l’on commence notre travail à la dernière minute, lorsque l’on fait TOUT sauf ce que l’on devrait faire…

L’artiste John Kelly en a fait une vidéo d’animation. C’était en 2007, dans le cadre de son projet de fin d’étude au Royal College of Art de Londres (comme elle est géniale, elle vaut bien une rediff).

Avec humour, il questionne la signification de cette tendance. C’est inventif, rythmé, et le graphisme rétro est plein de poésie.

Un petit chef-d’oeuvre d’animation !…

…qui résonnera en vous, (comme il a résonné en moi), j’en suis sûr.

 

 

A demain,

Matteo

PS : Et vous, vous faites quoi pour lutter contre la procrastination, du latin pro (qui signifie « avant ») et crastinus (« du lendemain »)… et du français, remettre au lendemain ?

Dara Nabati

Cette semaine, c’est Dara Nabati, alias Dnab, qui a répondu à nos questions ! Vous avez forcément lu Anton ou Cyrille, ses strips chouchoutés par le Comité éditorial pour le Prix de l’Eté… Si ce n’est pas le cas, voici la séance de rattrapage, avec en bonus des détails sur l’origine de leur création, le quotidien de Dara et sa vision de la BD.

Coralie : Bonjour Dara ! Peux-tu nous dire comment tu as appris à dessiner ?
Dara : J’ai pas vraiment appris au début… je dessine depuis tout petit mais je n’ai jamais pris de cours jusqu’à mon année de prépa d’arts plastiques à Paris, pour laquelle il fallait juste de la motivation et un peu de pratique. Après cette prépa, je suis rentré à L’@telier, une école d’animation qui offre une formation très professionnalisante. En plus du dessin, on y apprend à travailler en équipe, on est formés pour être opérationnels dès la sortie de l’école. Dans l’idéal, Il faut pouvoir s’adapter à n’importe quelle production, pouvoir passer de Dora l’exploratrice un jour à Spirou l’autre jour. C’est délicat, on nous demande d’être très technique et polyvalent, mais sans oublier de conserver une petite touche personnelle.

C : Et c’est cette touche personnelle qu’on reconnaît bien dans tes strips comme Anton ou Cyrille !
D : Ça je ne sais pas, mais j’ai un objectif très particulier avec ces BD-là. L’école est intensive, on a un emploi du temps très chargé, c’est toujours très technique et ça demande énormément de rigueur. T’as pas toujours l’occasion de te lâcher. Ces strips sont une sorte de récréation : quand je sature et que j’ai envie de changer d’air, je prends mon carnet. Là je garde la liberté de faire ce que j’ai envie. Je ne prépare pas, je fais un petit personnage, j’imagine ce qu’il m’évoque puis j’improvise, loin de toute contrainte technique. J’essaie d’être le plus spontané possible, je m’amuse comme un gosse qui fait du crayon de couleur. En général, la phase d’écriture me prend pas plus d’un quart d’heure, puis je repasse les traits numériquement, je mets des couleurs sans trop y réfléchir, j’essaie de garder la même spontanéité à toutes les étapes. Ce qui m’amuse le plus, c’est de traiter avec un style naïf de sujets qui ne sont ni très légers, ni très naïfs.

C : Penses-tu que la BD soit un art à part entière ?
D : Bien sûr que oui ! Mais je pense qu’estimer que quelque chose est artistique tient plus de la démarche que du média en soit. Le cinéma, on ne peut pas dire que ce ne soit pas un art, mais on ne peut pas dire que n’importe quel film soit un film d’artiste. Tout dépend de la démarche suivie. C’est partout pareil : il y a un paquet de BD que je trouve incroyablement créatives, et un paquet de BD commerciales, qu’on ne peut pas considérer artistiques. En même temps, ça reste une notion vraiment très floue, chacun en a sa propre idée. Je suis encore jeune, je n’ai pas fait grand-chose, donc j’aurai peut-être un avis plus tranché dans vingt ans ! [rires]

C : Est-ce que tu fréquentes les différents festivals sur la BD, l’animation ?
D : Oui, je suis allé plusieurs fois au Salon du livre de Paris quand j’étais collégien et lycéen. C’était une vraie démarche de fan boy, pour avoir des dédicaces, voir les auteurs que j’admire… Sinon je vais depuis deux ans au Festival du film d’animation d’Annecy, mais c’est différent, c’est dans le cadre de mes études. J’y vais bien sûr pour les films, avant-premières, conférences, mais j’essaie aussi d’être attentif à l’aspect professionnel de l’événement : c’est là-bas que les étudiants en animation entrent en contact avec les professionnels à la fin de leur cursus. Après, sur le long terme, je me fais plus plaisir dans la BD, simplement en vivre c’est compliqué… Le mieux reste de la garder en plaisir. Mais peut-être que mon avis va changer dans les trois semaines… sur ça, et tout ce que je viens de dire ! [rires]

C : Est-ce que tu as des bandes dessinées références, qui t’ont particulièrement marqué ?
D : Carrément, oui ! Il y a eu, bien sûr, Astérix & Obélix, Lucky Luke, Calvin et Hobbes, tout ça. Mais la BD qui a changé ma façon de voir les choses c’est Donjon de Sfar et Trondheim. Ça m’a permis de comprendre que premièrement, le dessin ne fait pas tout dans une BD, alors que je croyais qu’il fallait dessiner comme un dieu (mais c’est parfait quand c’est le cas ! [rires]). Deuxièmement, une BD peut parler de sujets graves, de la mort, de la maladie, de la haine, de la vengeance, avec ce style très naïf. Ce que j’ai largement pompé dans mes strips ! [rires]
Trondheim reste ma plus grosse influence, mais l’auteur qui m’impressionne le plus aujourd’hui est Christophe Blain. Il dessine vraiment très très bien, mais il ne passe pas une demi-heure à faire la main dans la bonne perspective, avec le bon nombre de poils à chaque phalange… Il utilise le dessin comme un langage, n’a pas une manière figée de présenter les choses. Ça peut aller loin : dans Quai d’Orsay, il y a ce personnage dessiné en trois traits style cartoon, qui discute avec un personnage aux proportions et dessins réalistes, et ça reste très crédible. Tu ne t’imaginerais pas que ça puisse être dans la même BD mais je ne pense pas qu’il y ait une personne que ça ait choquée. J’aimerais bien tendre dans cette direction, mais la route sera longue.

C : Que t’a apporté ton expérience sur shortEdition ?
D : Surtout le fait de pouvoir avoir des retours, des commentaires de gens que tu ne connais pas. Les gens de ton entourage partagent ton humour, ou au moins te connaissent. T’as pas trop de surprises quand ils réagissent. Alors que là des gens de milieux et d’âges différents peuvent voir mes planches. Et quand l’une a 15 votes et l’autre 55, je me demande pourquoi. Par exemple, j’avais eu un retour qui m’avait dit que la dernière case de Cyrille était trop brutale. Je me suis demandé si la changer renforcerait ou affaiblirait ma première intention. Je pense que la progression se situe entre l’écoute des critiques des autres et nos intentions propres. C’est un équilibre à trouver. Mon objectif n’étant pas de plaire au plus grand nombre, je me réserve ce luxe ! [rires]

C : Y a-t-il une citation, une référence que tu aimerais partager avec nous ?
D : Trondheim, vraiment ! C’est celui qui me fait le plus rire, tu ouvres une page, tu mets ton doigt dessus, et t’as une chance sur deux d’avoir une phrase culte !

C : Alors on va tenter ça, et on te tient au courant ! Merci d’avoir pris du temps pour cette interview, et à bientôt !
D : Merci Coralie, à bientôt !

-> Pour plus de strips, de croquis, de courts films d’animation, rendez-vous sur son blog !

Interview réalisée par Coralie Bailleul

4 consonnes et 3 voyelles

On lit pour voyager, on lit pour rêver… parfois lire pour penser, c’est pas mal aussi.

Le philosophe de service et autres textes, de Raphaël Enthoven, est idéal pour réfléchir avec légèreté.

Le recueil est découpé en courts chapitres qui abordent des sujets de taille : le jeu, la folie, le hasard, l’amour… ou encore le mensonge.

Avec l’éloquence qu’on lui connaît, Enthoven démêle chaque question avec finesse et concision.

Il joue avec les mots, nous souffle des pistes, et nous fait nous questionner en quelques pages. On lit un chapitre, et hop, on le repose pour méditer…

Le format rappelle clairement l’émission Philosophie qu’il anime chaque dimanche sur Arte. Le recueil peut donc avoir un goût de déjà-vu…

Mais je le recommande tout de même. Ce n’est pas ma copine qui me contredira, c’est elle qui m’en a parlé – elle aime beaucoup Raphaël, moi je préfère la chanson – et elle en a même un exemplaire dédicacé… Une vraie groupie, vous dis-je !

A demain,

Matteo

Le philosophe de service et autres textes, Ed. Gallimard, 128 p., 12 € 90, dispo en format Kindle, et pour en savoir + sur l’émission c’est ici.

Partage Lecture propose aussi de partager du short

Exploratrice infatigable des forums littéraires, Manon vous a dégoté un forum en ligne plutôt sympa : Partage Lecture, un lieu d’échange et de convivialité.

On peut y partager ses lectures, bien sûr, mais on y retrouve aussi des critiques de livres, des conseils, des débats…

Et des challenges de lecture : une liste de coups des cœur à lire au plus vite.

On peut y parler de ses livres préférés comme de ses « boudés », des dernières actus littéraires ou de ses auteurs favoris.

Le site a le mérite d’être généraliste : littérature classique, contemporaine, best-sellers ou même fantastique… Il y en a pour tous les goûts. Comme j’aime la diversité, moi, j’adhère !

Enfin, tous les 2 mois, 2 livres sont proposés à la lecture et au débat… l’occasion de découvrir et de débriefer à plusieurs, au fil des pages. Inutile de vous dire qu’on va faire un lobbying intensif pour que SHORT ! se retrouve dans une sélection du mois.

Pour le découvrir tout de suite, immédiatement et sans attendre une seconde de +, c’est par ici.

A demain,

Matteo

PS : Manon, en + d’être sympa, est très influente… shortEd est déjà dans la rubrique « Vos liens utiles » du site. Merci à toute l’équipe de Partage Lecture !

 

Hier, nous pensions shortEd (sur le point d’être) périmée avant l’heure. Presque morte et enterrée. Elle venait de prendre connaissance d’une étude scientifique réalisée par des linguistes et des mathématiciens concluant de façon définitive que « long » est plus court que « court ».

Aujourd’hui, elle fait son retour sur le devant de la scène, et elle le fait avec grandeur.

shortEd a en effet su réagir et éviter la tempête qu’annonçait cette étude préoccupante. En faisant appel, dans la nuit de dimanche à lundi, à un groupe d’experts littéraires. Ces derniers ont effectué, au pied levé, dans la nuit, une analyse linguistique approfondie et ont finalement pu conclure que ce n’est pas «court» qui est plus long que «long» mais bien «long» qui est plus court que «court».

Ce qui est radicalement différent.

L’équipe éditoriale a donc fini de trembler. Les stagiaires ont séché leurs larmes. La direction, quant à elle, a déclaré : «Jamais nous n’avons douté du court, et nous sommes fiers à travers la création de shortEdition d’avoir pu permettre au « long » de faire savoir que même lui tendait vers le « court ». En espérant ne pas avoir été trop long. Merci à tous… et portez le short

A demain.

Matteo

Ah, la science...

Terrible nouvelle pour notre maison d’édition nouvelle génération : une récente étude scientifique, réalisé par un collège de 13 mathématiciens et linguistes, a démontré que « court » est plus long que « long ».

Ce sont donc les fondements de la jeune entreprise qui sont touchés, et c’est toute l’équipe éditoriale qui tremble.

Avons-nous pris la mauvaise voie ? Sommes-nous dans une impasse ? Devrions-nous publier du long ? Ces différentes questions sont énoncées à mi-mots, et avec horreur, par des stagiaires inquiets.

La direction, elle, impassible, assurée, rassemble ses forces et cherche une solution à cette impasse pour sortir de la tourmente la start-up à l’histoire encore trop « courte » pour en rester là.

On en reparle demain…

Matteo

 

 

 

C'est vraiment bête

Il y a quelques temps, Damien, Maxime et moi parlions des façons de mourir les plus stupides qui existent. Promis, cela n’arrive pas souvent…

En tout cas, la compagnie ferroviaire australienne Metro a pris le sujet très au sérieux. Elle a demandé à Julian Frost de réaliser un film de prévention assez insolite.

« Dumb Ways to Die » (« Des façons débiles de mourir« ) est un clip d’animation frais et drôle, qui nous incite à faire plus attention au quotidien.

On observe des petites patates se faire zigouiller de manière absurde, sur une musique folk de Ollie McGill…

C’est tout mignon, un brin grinçant ! Et en + le refrain vous reste dans la tête.

Le film a reçu le Cristal du meilleur film de commande au Festival du film d’animation d’Annecy.

Je vous laisse le regarder ici.

A demain,

Matteo

PS : Méfiez-vous de votre grille-pain.

 

Ce jeudi, c’est Mathieu Jaegert qui s’est prêté au jeu de l’interview du jeudi ! Il nous parle de son rapport à l’écriture et de la force des mots, revient sur un surnom tout particulier mais aussi sur le destin improbable de John Kennedy Toole.

Coralie : Bonjour Mathieu, d’où vous est venu votre goût pour l’écriture ?
Mathieu : Je pense que c’est un mélange de plusieurs choses : beaucoup de lectures quand j’étais petit, des profs qui m’ont donné le goût de la lecture et de l’écriture… Après, j’ai eu une fascination pour l’art de raconter des histoires, ce qui m’a motivé à faire pareil. Et puis il y a le fait de se rendre compte que l’écriture est un réel outil, une arme même si elle est bien utilisée. Elle a une importance capitale partout, de la création d’un sketch à celle de nouvelles, en passant par les articles de journaux et les sujets d’ateliers d’écriture ou les énoncés de maths.
Je suis passé par plusieurs phases d’écriture plus ou moins intenses ou sérieuses. Maintenant, j’écris régulièrement, je participe à des ateliers en ligne, avec des sujets envoyés toutes les semaines. Les plateformes facilitent le lancement dans l’écriture, encouragent, permettent de s’améliorer au fur et à mesure. Je poste depuis presque deux ans, et au début, c’était toujours par simple plaisir, mais on se prend au jeu, on se dit que ça peut être sérieux. Il faut passer la phase où l’on reçoit des éloges, des louanges parfois artificielles, et en restant lucide on peut progresser, et travailler ses textes tout en conservant le plaisir d’écrire.

C : Avez-vous une préférence pour un genre en particulier ?
M : Au départ, j’écrivais des billets d’humeur ou des chroniques drôles (autant que possible) et caustiques (souvent) mais toujours basés sur l’actualité. La fiction est arrivée après : maintenant, je m’inspire du quotidien pour faire de la fiction. Je ne me suis jamais attaqué à quelque chose d’étoffé, pour l’instant ce sont des textes courts, plus ou moins humoristiques, décalés et absurdes.
Je me cherche encore, j’aime bien explorer de nouvelles pistes. Par exemple, je ne prétends pas être spécialiste de poésie, mais j’essaie de temps en temps d’allier prose et poésie, en jouant sur les sonorités. J’aime bien tenter, sans avoir forcément trouvé ma voie mais après tout je ne suis pas obligé de me limiter à un style… Je vais peut-être tenter la nouvelle… Prochaine étape ! [rires]

C : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre étiquette de « bandit littéraire » ?
M : C’est un surnom affectueux qu’on m’a donné au hasard de rencontres amicales sur une plateforme d’écriture. Il est sûrement lié au fait que j’aime manipuler les tournures ou les mots pour les détourner de leur usage, j’aime bien jongler avec les significations. Le tout pour sortir du moule tout en conservant la force du message… On essaye toujours de se démarquer… Avant j’abusais des jeux de mots et autres, maintenant j’apprends à doser.

C : Avez-vous des modèles littéraires ?
M : Je n’ai pas de modèles… Plutôt des influences, des auteurs qui m’accompagnent depuis que j’ai commencé à lire, et qui peuvent varier d’une période à l’autre. Après avoir passé le stade Bibliothèque Verte et Rose, j’ai lu quelques classiques. Zola reste celui qui m’a le plus marqué, notamment dans ses descriptions. Maintenant, dans un autre genre, j’aime beaucoup Fred Vargas, surtout ses premiers titres, pour ses personnages et l’humour qui s’en dégage. Après, ce sont plutôt des ouvrages qui m’ont plu, pour leur style et la qualité d’écriture : Le bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon et La conjuration des imbéciles. John Kennedy Toole était persuadé qu’il n’aurait pas de succès en tant qu’écrivain et il s’est suicidé pour cette raison, mais ce livre a connu un important succès après sa mort…

C : Que vous a apporté shortEdition ?
M : Déjà, une première publication avec Mon chat est Mon Chien ! Mais aussi pas mal de rencontres sur shortEdition, même si ce ne sont pas des rencontres physiques pour l’instant, et d’autres au-delà du site, puisqu’il fallait défendre mon texte, le diffuser. Des gens l’ont découvert, l’ont lu, m’ont contacté et ont fait des commentaires. Il y a eu un engouement assez sympathique pour cette œuvre. Et puis, lorsque je l’ai diffusée sur Facebook, j’ai lancé un appel aux gens pour collecter des photos insolites servant à l’illustrer : beaucoup ont joué le jeu ! Et même si mon personnage n’aime pas les chats, personnellement, j’y suis absolument indifférent ! [rires]

C : Y a-t-il une citation que vous aimeriez partager avec nous ?
M : C’est la question piège ! A vrai dire, je n’en avais pas, alors j’ai regardé ce matin les interviews de mes confrères ! [rires] Finalement, je vous renverrai bien à celle de Flolacanau, qui m’a beaucoup fait rire : « Dans un monde sans poésie, les rossignols se mettraient à roter ».

 

-> Pour plus d’actualités, rendez-vous sur son blog.

Interview réalisée par Coralie Bailleul