Archives for the month of: juin, 2013

Après l’interview de Sylvia de Rémacle, la semaine dernière, voilà le livre. Il est sorti.

Moise et autres nouvelles inédites, Sylvia de Rémacle, shortEdition, juin 2013, 140 pages, 12 €.

La campagne de promotion est bien menée !

Beaucoup de membres (tous en fait) de l’équipe shortEd ont un coup de coeur pour lui.

Le communiqué de presse – rédigé dans une prose à la fois aérienne et précise – est très clair. C’est un vrai bon recueil de vraies bonnes nouvelles.

Je cite : « Six histoires tumultueuses, qui ont émergé de ses deux grandes sources d’inspiration : les chevaux et la mer. Dans ses textes, la tempête n’est jamais loin, mais une maison, toujours, est donnée pour point d’ancrage aux vies accidentées qui naissent sous sa plume.

Sylvia de Remacle est de ceux qui ont un rapport physique à l’écriture. Dans une langue fine et cinglante, elle conte le destin de personnages furieux de vivre, et décrit avec grâce ce qui est animal, le vivant. »

Je n’ai rien à ajouter ? Si. Vous pouvez le commander – pour vous l’offrir ou pour l’offrir à d’autres – en passant par ici.

Et comme le montre la photo, l’auteur a commencé les séances de dédicace.

A demain.

Mattéo

Are-you-In-or-Out-8

J’ai trouvé ce clip sympa qui compare ce qui est « in » ou « out ».

Des objets du quotidien à votre style vestimentaire, vous saurez si vous êtes dans la tendance ou pas.

Réalisée par le studio français 2Factory, la vidéo mixe un graphisme minimaliste avec une bande son plutôt réussie.

On y retrouve quelques clichés de mode de vie « bobo » et « hipster »… mais je dois être ringard, je ne me suis pas encore fait à la moustache ni à la viande de cheval !

Et vous, êtes-vous in or out ?

Découvrez la vidéo ici.

Bon dimanche,

Matteo

 

 

 

Vous avez sûrement entendu parler de « Chers voisins », un site qui recense le meilleur et le pire des mots échangés entre voisins. C’est drôle, très drôle même…

Rappels à l’ordre, plaintes et autres règlements de comptes, il y en a pour tous les goûts. Les menaces sont cordiales ou mesquines, parfois très inventives…. ce qui me fait me poser 2 questions :

1. Comment les voisins font-ils pour faire des choses aussi absurdes ?

2. Où leurs voisins trouvent-ils l’inspiration pour écrire de tels chefs-d’oeuvre ?

On ne le saura jamais, mais c’est tellement fameux qu’on espère bien que ça dure !

Un livre rassemble désormais la collection. Un aperçu :

« Chère voisine, petits conseils, Pour toi : décale ton lit du mur !, pour ton copain : rythmique à revoir, manque de régularité dans la cadence. »

« Cher Bob, Depuis que tu as reçu ton kit de bricolage, nous avons eu droit à du marteau le samedi et dimanche bien trop tôt, du perçage en semaine à 22h30, et maintenant de la scie un jour férié avant 10h du matin. »

« Chère voisine, quand vous arrosez vos plantes il n’est pas utile de vous mettre en string sur votre balcon. […] Un peu de pudeur n’empêchera pas votre jasmin de pousser. »

Pour tout voir, c’est ici, et pour poster un mot, c’est .

pasdepub

A demain,

Matteo

–> Chers Voisins, Mots doux & petites querelles de voisinage, J’ai Lu, 142 p., 5€

Cette semaine nous avons échangé avec Frédérique Panassac. Professeure à la retraite, l’auteure est très active au sein de l’association Les Noires de Pau qui promeut la littérature noire et encourage de jeunes plumes. Elle nous parle de ses œuvres courtes préférées, de son immense bibliothèque et des plaisirs du livre numérique !

Miléna : Bonjour Frédérique, avez-vous toujours écrit ?

Frédérique : J’écris beaucoup plus depuis une dizaine d’années, avant j’étais professeur, et cela m’absorbait beaucoup. J’ai développé mon activité d’écriture à partir de 2003. J’ai commencé dans un atelier d’écriture à Orthez dans les Pyrénées-Atlantiques. J’ai été lauréate du concours des Noires de Pau, et cela m’a beaucoup encouragée. Les Noires de Pau, dont je suis aujourd’hui une membre active, font des appels à écriture pour des recueils, et on est assurés d’avoir nos textes publiés. Il n’y a pas de droits d’auteur, c’est juste pour le plaisir d’écrire.

M : Les Noires de Pau est une association qui promeut la littérature noire et policière, c’est bien cela ?

F : Oui, nous faisons dans la littérature noire, le policier et le psychologique. Ce n’est pas vraiment amusant ou frivole, même si parfois on fait dans l’humour noir ! C’est aussi un travail historique : en ce moment, par exemple, nous écrivons des nouvelles de fiction qui parlent de la déclaration de guerre de 1914. On s’inspire d’articles de journaux de l’époque tirés aux hasard, et on s’en sert comme base dans notre fiction.

M : Et comment travaillez-vous au sein de l’association ?

F : Eh bien, on s’implique tous beaucoup dans les projets. On se réunit en groupe, on corrige nos textes mutuellement, on se conseille les uns les autres. Tout est bien programmé pour sortir les recueils annuels : nous en publions 2 par an pour les auteurs proprement dits, et 2 autres pour le concours jeune/adulte. On a instauré un système de jurys – je fais partie du jury Jeunes – on relit, on donne des conseils. Le but est d’encourager l’écriture, les amateurs, la règle est de ne pas avoir touché de droits d’auteurs. Pour les jeunes qui aiment écrire, c’est un bon exercice, un tremplin ! On travaille notamment avec les collèges et lycées de Pau et des environs.

M : Vous-même vous n’écrivez pas seulement dans le registre noir, je pense notamment à votre TTC Blanchette

F : Oui, c’était pour changer un peu de style. Parfois c’est à la suite d’événements personnels. Du point de vue de l’exercice, le TTC m’intéresse beaucoup. Il est très difficile d’écrire une bonne histoire en si peu de mots. J’avais gagné le concours de la micro-nouvelle, L’Iroli, à Beauvais, c’était un peu le même principe. Ils font aussi des haïkus, mais je ne m’y frotte pas, c’est très codifié ! Je m’étais inspirée de la naissance de mes petits-enfants. Mais ce n’était qu’un point de départ. J’aime plutôt ce qui est totalement extérieur à moi, l’invention, l’imagination, toujours à partir d’un fait réel.

M : Quels sont les auteurs qui vous tiennent à cœur ?

F : J’aime énormément les contes fantastiques d’Hoffmann, qui sont d’ailleurs très noirs. J’aime tous ces auteurs du XIXème siècle, comme les contes d’Edgar Poe. Ce sont des lectures de jeunesse, mais je n’ai guère trouvé mieux que ça par la suite ! J’aime aussi des romans policiers contemporains, Fred Vargas, Gilles Vincent.
Parmi mes premières amours, il y a aussi les nouvelles de Maupassant. Mes œuvres de prédilections sont plutôt dans le format court. La nouvelle est malheureusement un genre qui n’est pas très aimé des Français. C’est pourtant un format qui convient bien à la vie stressante que nous menons aujourd’hui. Ce que j’aime bien chez shortEdition, c’est de pouvoir lire hors connexion avec l’application, c’est très pratique quand on n’a pas internet !

M : Je crois que vous collectionnez aussi les livres ?

F : Oui, je les collectionne pour les lire ! Je n’achète pas de livres anciens car ils sont trop chers, et ensuite on les laisse « sous cloche » et on y touche pas… Je préfère la simplicité. Ma bibliothèque est un sujet de moquerie : à Orthez j’ai un mur entier rempli d’étagères, du sol au plafond. Comme j’étais professeure d’allemand, j’en ai en Allemand, mais aussi en Anglais, en Espagnol… je suis embêtée car je n’ai plus place ! Du coup maintenant j’achète des livres numériques, c’est très pratique pour moi ! [rires]
J’ai relu La peste de Camus il y a peu, et des romans français du début du XXème siècle. Le numérique permet de redécouvrir les classiques. Je télécharge aussi beaucoup les livres de mes amis, notamment chez Numeriklivres  ou Émoticourt. Moi aussi j’aimerais avoir un projet de ce côté-là, mais je manque de temps.

M : Enfin, y a-t-il  une citation que vous voudriez partager avec nous ?

F : Oui, voilà une citation de Franz Kafka qui parle de la confrontation d’idées : « On ne devrait lire que les livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? »

M : C’est bien dit ! Merci beaucoup pour votre temps Frédérique, et à très bientôt !

F : Merci à vous, à bientôt.

Interview réalisée par Miléna Salci

 

MyBOOX

MyBOOX est une communauté internet dédiée au livre plutôt florissante.

Vous y trouverez une revue de l’actualité littéraire : manifestations dans le monde éditorial ou livresque, présentations, critiques de livres, interviews d’auteurs (presse et vidéos), reportages…

On y trouve un choix éclectique d’articles, parfois décalés, parfois « people ». Et des interviews de grandes pointures littéraires.

Le must pour être incollable !

MyBOOX est aussi un club de lecture qui rassemble des milliers de passionnés : les membres peuvent échanger et partager des critiques, se constituer une bibliothèque personnelle virtuelle, et noter leurs lectures.

Le site référence plus d’1 million de livres dans tous les domaines : BD, polars, nouvelles, romans, essais, mangas, livres de cuisine… « Vous allez voir ce que vous allez lire ! », la promesse semble bien tenue !

A demain,

Matteo

PS : La semaine dernière, le site nous consacrait un article, on remercie Thomas et toute l’équipe de MyBOOX !

 

 

 

skirt

Le règlement des trains de Stockholm vient d’interdire aux conducteurs de porter le short, même en cas de canicule.

Qu’à cela ne tienne ! Un mouvement militant du short s’est réveillé, et les conducteurs se sont mis à porter des jupes. Pour protester.

Une action culottée, que je ne pouvais que soutenir…

Le port de la jupe a lui été accepté, car il correspondrait davantage aux critères d’élégance de l’entreprise.

Tant qu’à porter une jupe, moi je préfère encore le kilt… (là c’est le moment où vous allez me demander de porter un kilt, je vous vois venir…)

Mais au nom de la lutte contre la discrimination du short, je lève haut le poing !

Aux côtés des conducteurs suédois.

sweden

A demain,

Matteo

–> Pour lire l’article source, c’est par

Morgenrot

Voilà Morgenrot un petit film court redécouvert il y a peu, qui vous fera passer un moment poétique.

Un vieil objectif de camera, New York, 1920, l’immensité urbaine, le soleil qui se couche, et un piano qui tombe d’un toit…

Trois minutes de chute au ralenti au fil d’une valse tranquille et inéluctable.

Découvrez-le ici.

Je dois être d’humeur mélancolique !

A demain,

Matteo

–> Morgenrot, Jeff Desom, USA, 2009, musique de Hauschka

Yol

L’auteure de short Yol présentera Le 13ème Palimpseste, aujourd’hui à la librairie Decitre de Chambéry. Séance de dédicace de 15 à 18 h.

Publié aux éditions Persée, ce recueil de contes et fables pour adultes est le premier qu’elle publie.

Si vous aviez prévu une randonnée printanière dans le coin, allez y faire un tour !

Pour info, un palimpseste est un parchemin manuscrit dont on a effacé les inscriptions, pour réécrire un nouveau texte par-dessus. Une méthode d’économie utilisée par les copistes au Moyen-Âge.

Le recueil, lui, parle d’amour, de désir et de sensualité, en 13 contes qui se répondent et s’entrelacent…

Vous trouverez plus d’info ici !

A demain,

Matteo

–> Le 13ème Palimpseste, 10 € 20, Ed. Decitre, 76 p.

 

 

 

Cette semaine, nous avons échangé avec Sylvia de Rémacle à l’occasion de la sortie de son premier recueil publié par shortEdition, Moïse et autres nouvelles inédites. Avec enthousiasme, elle revient sur les débuts du projet, nous parle de sa passion pour la mer et de son rapport physique à l’écriture. Un échange intense, à l’image de son recueil !

Miléna : Bonjour Sylvia, est-ce le premier recueil que vous publiez ?

Sylvia : Oui, c’est le premier. Certaines des histoires étaient écrites depuis longtemps, mais elles étaient plus longues. Je les avais d’abord présentées comme des micro-romans. Christophe Sibieude (shortEdition) me les a ensuite faites retravailler, pour tirer la quintessence des textes. Et il y a Moïse que j’avais déjà publié chez shortEdition.
Je n’ai jamais écrit de choses plus longues. Quand j’écris une histoire, je ne sais pas quelle forme elle va prendre, je sens simplement lorsqu’elle est finie. J’écrivais toujours des choses trop courtes pour que ce soit un roman, et trop longues pour que ce soit une nouvelle !

M : A-t-il été difficile de retravailler vos textes pour donner corps à ce recueil ?

S : Non, ce n’est pas difficile lorsque quelqu’un vous aiguille. Au contraire, pour moi cela a été jouissif. J’ai eu l’impression d’éplucher un fruit, et d’aller vraiment vers le cœur du fruit. Ce qui allait en ressortir était quelque chose de très fort !

M : Avez vous toujours écrit ?

S : Oui, j’ai toujours écrit, d’abord des poèmes à l’adolescence. Le poème est une forme très courte pour exprimer ce que l’on ressent. Moi j’ai besoin de ressentir ce que j’écris, j’aime quand les mots ont du ventre.

M : Est-ce que ce recueil était un rêve pour vous ?

S : Oui, c’était un rêve ! Cela fait longtemps que je côtoie les éditeurs, et il a suffit de ce texte, Moïse, pour que tout se déclenche. Je l’avais écrit pour un concours de nouvelles. Une amie m’a parlé de shortEdition, et je l’ai envoyé à tout hasard, et banco ! J’ai été lauréate pour le Prix du Printemps 2011. Moïse a suscité l’intérêt de Christophe et Isabelle, puis ils m’ont demandé si j’avais d’autres fonds de tiroir… C’est comme cela que ça a commencé.

M : Il faut dire que c’est aussi une première pour shortEdition !

S : Oui c’est génial qu’un éditeur vous accorde cette confiance-là, surtout quand c’est la première fois. J’en suis très heureuse.

M: Vous aviez aussi participé à d’autres événements il me semble…

S : Oui, j’ai écrit pour Short Fashion Stories, c’était très sympa. Et il y a aussi eu le concours de La Matinale, je m’étais beaucoup préparée, je me créais des sujets… Mais le sujet imposé m’a coupé l’herbe sous le pied ! L’expérience a été géniale, mais j’ai besoin de plus temps et de recul pour écrire.

M : Chez vous, vous élevez des chevaux de sport… cette passion a-t-elle été une grande source d’inspiration pour votre recueil ?

S : Oui en effet, mais j’ai un peu de mal à en parler, c’est souvent un peu ridicule de parler de chevaux… Je parle surtout du ressenti, de ce qui est animal, authentique, des odeurs, du vivant. Et surtout je me suis inspirée de la mer : quand je suis face à la mer, j’ai l’impression d’être eau, mes doigts de pieds s’allongent pour être eau [rires]. C’est comme lorsque deux gouttes d’eau se rejoignent pour ne former qu’une, vous voyez ? Je ressens cela. C’est quelque chose de très physique, et ce n’est qu’en écrivant que je peux l’exprimer.

M : Pourtant actuellement vous ne vivez pas près de la mer…

S : Non, mais depuis que je suis petite je vais sur l’Atlantique. J’ai dû être un poisson ou une sirène dans une autre vie ! [rires].

M : Avez-vous d’autres projets ?

S : Eh bien je continue à écrire, j’ai une nouvelle prometteuse en cours, mais je vais d’abord faire la promotion de mon livre ! Je suis quelqu’un qui fait plein de choses, j’ai des chambres d’hôte, 3 enfants, je suis très sportive, alors j’écris quand j’ai un moment. Quand l’histoire que je suis en train de créer prend corps, je ne fais plus que ça, je m’engouffre dedans, non-stop. Je peux noircir des feuilles, mais il faut vraiment que cela soit quelque chose que je vive intérieurement.

M : Y a-t-il d’autres auteurs qui vous inspirent particulièrement ?

S : J’aime des choses très différentes, mais j’ai deux auteurs de prédilection : Le Clézio et l’américain Jim Harrisson, ce sont mes idoles, je ne rate pas un bouquin ! Le Clézio, j’ai l’impression qu’il met des mots sur ce que je ressens, j’adore ces personnages en marge. Surtout quand il parle de la mer, je suis complètement gaga ! [rires] J’ai une relation très intime avec ses écrits. Jim Harrisson, c’est les novellas des USA, dans le grand-ouest américain. C’est très physique aussi, on sent l’air, la forêt, et tout le patrimoine des indiens est très présent. J’aime en particulier son roman Dalva.

M : Enfin, pour nos amis lecteurs, pourriez-vous résumer votre recueil en 3 mots ?

S : Ah ce n’est pas facile… Je dirais « intense – authentique – physique » !

M : Un joli programme ! Merci beaucoup pour cet échange rafraîchissant Sylvia, et à très bientôt !

–> Découvrez Moïse et autres nouvelles inédites, 12 € TTC, 136 p., disponible en vente ICI.

Interview réalisée par Miléna Salci

keum-nyu_choi_sr

Aujourd’hui, petit retour en Orient…

Elodie tenait à vous parler de Lueurs Poétiques, un recueil de poésie de l’auteure coréenne Choi Keum-nyu.

La poétesse met en scène des expériences quotidiennes, transposées dans une recherche de spiritualité. Les images sont furtives, mais pas de méprise, ce ne sont pas des haïkus !

Les vers aériens invitent à une réflexion sur le passé, la famille, la nature… et sur ce que le monde a de mystérieux. D’autres poèmes évoquent avec ironie le monde virtuel et ses dérives, quand il offre un refuge face au monde réel.

Une pensée à méditer…

Elodie vous assure que vous passerez de doux instants avec ce recueil, une petite cure de détente printanière !

A demain,

Matteo

–> Lueurs poétiques, Choi Keum-nyu, €10, 96 p., Ed. Sombres Rets, (basées à Marseille), et quelques extraits ici