Archives for the month of: juin, 2013

La page blanche est une peur… qui s’efface lorsque le crayon a fait son saut dans le vide.

Pour fêter l’arrivée de l’été, j’ai été rendre visite à un pote à Marseille… qui m’avait organisé une surprise en forme de saut à l’élastique. Et le saut dans le vide, c’est moi qui ai dû le faire !

La peur, là, est plutôt dans les tons bleus.

Finement entretenue par une attente de plusieurs heures – inscription, file d’attente, préparation, file d’attente… – avant de pouvoir sauter. Si encore on enfilait le baudrier, on montait sur le parapet et hop…

Et le salaire de la peur, c’est le souvenir de la descente… et de la remontée.

Court mais incroyablement intense !

A demain.

Mattéo

PS : Il paraît même que cette pratique importée dans les années 80 de Vanuatu où une tribu a pour rite initiatique consistant à sauter dans le vide d’une hauteur de 25 mètres avec une liane attachée à un pied est en train d’être encore améliorée : un gars a déposé un brevet pour le saut à l’élastique en vélo…

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7,3 millions, c’est le nombre de mots qu’un Anglais envoie par SMS au cours de sa vie (en moyenne).

Le sondage a été réalisé par une compagnie d’assurance au Royaume-Uni. Si l’on fait le compte, cela correspond à presque 2 fois les 15 romans écrits par Charles Dickens !

Et en français ?

Notre langue a tendance à utiliser plus de mots que l’anglais. Faisons un petit calcul : avec une moyenne de 66,4 caractères par SMS, et de 240 SMS par mois, un utilisateur actif écrit environ 9,5 millions de mots au cours de sa vie…

Ce qui correspond à la longueur des 7 tomes d’ « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust.

Dingue, non ?

En attendant, le style est encore à retravailler… Moi j’ai une idée : envoyons-nous une citation de Proust de temps en temps, juste par poésie, cela ne coûtera rien en forfait illimité.

A demain,

Matteo

–> Lisez l’article source sur slate.fr

 

 

 

L’interview du jeudi est consacrée cette semaine à Valentine Magnée. Elle nous parle de ses habitudes d’écriture, de l’Inde et de l’influence du poète Giovanni Pascoli sur sa façon d’appréhender le monde.

Coralie : Bonjour Valentine, d’où vous est venu votre goût pour l’écriture ?
Valentine : Ça a été avant tout un besoin d’extérioriser certaines choses. Ensuite, j’ai pris plaisir à inventer des histoires et à les raconter. Au départ, je n’avais pas assez confiance en ce que j’écrivais pour le faire lire. Depuis trois ans, je fais partie d’ateliers d’écriture : le fait de partager et d’avoir un retour m’a permis de croire en ce que j’écris et de m’améliorer. A partir de là, j’ai pris l’initiative de faire lire mes textes plus souvent, mais pas uniquement à mon entourage : ils ne sont pas toujours objectifs ! [rires] Je les dépose sur des sites communautaires, parce que je n’ai pas de blog : comme j’écris des textes très différents, j’aurai du mal à l’organiser. Et puis, je ne suis pas sûre de tout vouloir faire lire à tout le monde.

C : Certaines de vos œuvres, comme Zestes de lumière, ou Il n’est jamais trop tard sont émouvantes et pleines de sensibilité… Quelles sont vos sources d’inspiration ?
V : Souvent mes textes partent de choses vues, entendues et qui me touchent. C’est ce que je vois autour de moi qui me fait, quelque part, un peu violence et me fait ressentir quelque chose, une émotion. Je garde une situation, une personne ou une sensation en tête, et petit à petit ça évolue dans mon esprit jusqu’à ce que je sente que j’ai envie d’écrire sur ce sujet. La plupart du temps, ça part d’un fait réel, que je transforme complètement. C’est ce qui me plaît : partir de quelque chose de violent et le transformer en quelque chose de plus poétique.
Parfois, les personnes ont envie de savoir le vrai du faux dans une histoire, mais c’est quelque chose qui n’appartient qu’à l’auteur. Je ne pense pas qu’il soit possible de faire la part entre le vrai et le faux, et ça ne devrait pas être important. C’est aussi ce qui permet de se protéger, en tant qu’auteur ! Le but n’est pas de raconter ma vie ou celle des autres, mais raconter des histoires dans lesquelles chacun peut se retrouver à sa manière.

C : Alors est-ce que vous écrivez sous l’inspiration de l’instant ou vous notez vos idées ?
V : Je fonctionne avec un carnet d’écriture, dans lequel j’essaye de relever des phrases ou des mots qui me percutent, dans des films ou des livres, qui me font voir ou ressentir quelque chose. Je laisse une petite trace, et je reviens à ce carnet quand je suis bloquée, ça re-nourrit mon imaginaire.
J’ai plusieurs types de pages dans ce carnet. Celles où je note des citations de chansons, de livres, de films ou des images qui me parlent. Et celles où je fais une recherche sur une thématique, je fais des listes qui me permettent de rebondir. Pour Zestes de Lumières, par exemple, je cherchais des images autour de la lumière. Dans l’idéal, il faudrait que je l’aie toujours sur moi, mais le rythme de la vie fait que ce n’est pas le cas. C’est davantage par période, quand je sens que j’ai besoin de trouver un nouveau souffle dans ce que j’écris.

C : Avez-vous des projets en cours ?
V : Je suis partie en Inde l’année dernière, et ça a généré un projet de roman… C’est une fiction qui s’ancre dans ce que j’ai vu là-bas, dans la réalité de ce pays. J’y ai vécu des choses fortes qui m’ont donné envie d’écrire, de partager les choses magnifiques et très violentes que j’ai vues. C’était un voyage humanitaire où nous étions accueillis chez des locaux, ce qui m’a permis de voir ce qu’est réellement la vie des personnes là-bas.
Écrire le premier jet ne me pose pas trop de problème, mais pour le retravailler un peu plus. [rires]
Alors j’essaye de faire lire régulièrement un chapitre à droite et à gauche. La plupart du temps, je réajuste en fonction des remarques et conseils des gens qui m’ont lus. Mon problème c’est d’écrémer : j’ai tendance à trop expliquer, trop détailler. C’est assez dur de trouver un compromis entre ce qu’on veut faire et ce qu’on fait…

C : Que vous a apporté shortEdition ?
V : Quand j’ai découvert le concept de shortEdition, j’ai compris qu’il me correspondait bien puisque j’écris surtout des textes courts. J’ai donc soumis Zestes de lumières, et puis je me suis laissée prendre par le jeu ! J’aime aussi pouvoir passer cinq minutes sur le site et lire un TTC ou deux, il y a des œuvres très variées !
En tant qu’auteur, je fais déjà lire de temps en temps mes textes. Mais j’apprécie également le fait d’avoir des retours de la part de personnes que je ne connais pas, qui m’encouragent ou réagissent à mes œuvres. Ça m’a permis de prendre confiance en mon écriture.

C : Y a-t-il une citation que vous aimeriez partager avec nous ?
V : C’est plus une idée du poète italien Giovanni Pascoli : chaque individu devrait essayer de regarder le monde avec des yeux d’enfants pour arriver à s’émerveiller des petites choses du quotidien et du monde. C’est ce que j’essaye d’appliquer dans la vie, et cela me permet de faire ressortir dans mes textes des choses qu’on ne voit pas toujours, ou plutôt qu’on ne prend pas toujours le temps de regarder. En fait, je dois l’avouer, j’aime l’idée de Pascoli, mais je n’aime pas du tout sa poésie ! [rires]

C : C’est en tout cas une belle idée ! Merci pour votre temps Valentine, à bientôt !
V : Merci à vous, à bientôt !

 

Interview réalisée par Coralie Bailleul.

 DisqUs

Avant on utilisait les commentaires Facebook.

C’était en fait un petit bout de Facebook qui était placé en dessous de chaque oeuvre. Très facile pour ceux qui aiment utiliser Facebook, beaucoup moins (voire impossible) pour ceux qui aiment moins.

Pas très universel donc.

Maintenant – c’est-à-dire depuis hier matin ! -, on utilise les commentaires Disqus. Prononcez « Disqueuss ». On peut donc commenter avec son compte shortEdition (!), c’est plus joli, plus facile de répondre. Et que les fans de Facebook se rassurent, c’est toujours possible de commenter avec Facebook.

Très universel donc !

Et c’est le même système qui a été placé sous le blog.

Voilà, ça fait un peu de changement – ce qui est parfois désagréable -, mais c’est pour la bonne cause. Tout le monde est donc prié d’être positif. Et d’avoir une énorme confiance dans la nouvelle solution technique que Quentin nous a ramené des US.

A demain.

Mattéo

L’association Narkolepsy organise un festival de films courts, jeudi 27 juin à Grenoble. Miléna en fait partie, alors je passe l’info !

La projection aura lieu en plein air, devant le Musée de Grenoble. Elle réunira un best-of de films courts pour les 10 ans de l’association.

Idéal pour l’apéro : il y aura un pique-nique sonore à partir de 19 h. Idéal… sauf peut-être pour les Strasbourgeois, les Brestois et les Bruxellois….

Depuis 2003, Narkolepsy oeuvre pour la diffusion de films courts originaux et innovants, en dénichant des petits chefs-d’oeuvre dans les festivals internationaux.

Moi j’ai voulu en savoir plus, et j’ai retrouvé la bande-annonce créée en 2010 pour le festival. Ça donne plutôt envie !

Un événement convivial, avec de la bonne musique, de bons films, et qui en + célèbre le format court…il n’en fallait pas plus pour me séduire.

A demain,

Matteo

Pour en savoir + : le site

Salut à tous !

Voilà le Palmarès complet.

Il fallait bien un peu de recul pour laisser à l’équipe de shortEd le soin de constituer ce Palmarès et pour décider – sur la base des évaluations du Comité éditorial – des œuvres composant le sommaire du prochain SHORT !

La difficulté vient désormais du fait que le nombre d’œuvres publiées croît fortement et que le choix est + difficile. Les savants de la bande doivent aussi réfléchir à la physionomie générale de la revue et choisir des sujets variés, des écritures différentes… en pensant au lecteur.

Toutes les œuvres (Prix de la short Littérature) figureront dans le numéro 5, la Collection Eté 2013, qui sera ouverte – tiens, voilà un scoop ! –  par la Nouvelle inédite d’une personnalité jouant le jeu du short et de la révélation de talents.

Et comme on m’a demandé d’en taire le nom, j’en tais le nom.

A demain.

Mattéo

 

LES PRIX DE LA SHORT LITTERATURE

Nouvelles

Le choix des internautes

  • Le petit sac rose, Marie Le Grix

Les choix du Comité Éditorial

  • Regards croisés, Elodie Torrente
  • Et si je me faisais un cadeau ?, Mone73
  • Léon, Michèle Thibaudin
  • Mary, Sokswen
  • Connexion, François Dubos
  • La vie de Vincent, Philippe Ribaud

Strips

Le choix des internautes

  • Space Dementia, Guillaume Guedre

Les choix du Comité Éditorial

  • L’homme des bois, Gag
  • La tête dans…,  Sheena
  • Violence gratuite, Tom As
  • Fais un vœu 1 & 2,  Jokoko
  • Cyrille & Anton, Dnab
  • PixeLeaks, Vannara
  • Le cuistot, Sarell

Poétik

Le choix des internautes

  • Le monstre de foire, Yannick Pagnoux

Les choix du Comité Éditorial

  • Mon poète, Guslebrillet
  • Promenade de santé des démons enneigés, Clément
  • Leçon de géographie, Lagantoise
  • Le moustique, Hélène Juillié
  • Routes de soie, Olivier Delage
  • La traque de Jack, Vero

Très très court

Le choix des internautes

  • Le vieil homme solitaire, Nicolas Bonin

Les choix du Comité Éditorial

  • Le mauvais ouvrier,  Malik Nahassia
  • Mon mai 68, Henri Girard
  • Mon chat est Mon Chien,  Mathieu Jaegert
  • Instinct maternel, Leoandco
  • Samedi midi. Pluie fine., Sébastien Dzierlatka
  • Libres errances : une perruche sous la neige,  André Perchet
  • Un jour à la fois, Kiwifou

 

LES PRIX REGIONAUX 

Prix shortEdition Dauphiné Libéré

Nouvelles

Le choix des internautes

  • Dans mon reflet, Florence Hermier

Les choix du Comité Éditorial

  • La pluss, Marie Provence
  • Et si je me faisais un cadeau ?, Mone73

Poetik

Le choix des internautes

  • Le monstre de foire, Yannick Pagnoux

Le choix du Comité éditorial

  • Monsieur, Valérie Watson
  • L’homme capharnaüm, Lelia Hsan

Strip

  • Une histoire de romance, Nino

Très très court

Le choix des internautes

  • Zestes de lumière, Valentine Magnée

Le choix du Comité éditoiral

  • Les crêpes de la colère, Tilivia
  • Un jour à la fois, Kiwifou

Prix shortEdition Nice-Matin

Nouvelles

Le choix des internautes

  • Le pont des soupirs, John Lecid

Le choix du Comité éditorial

  • Franc-parler, Claude Wonder

Strips

Le choix des internautes

  • Space Dementia, Guillaume Guedre

Poetik

Le choix des internautes

  • Lorgues te souviens-tu ?, Celestin

Le choix du Comité éditorial

  • Leçon de géographie, Lagantoise

Très très court

Le choix des internautes

  • McCafé, Rezkallah

 

C’est fou ce que l’être humain aime râler..!

Comme vous avez vigoureusement protesté contre les 2 jours de délai (qui étaient aussi dus au besoin de recul pour déterminer les choix de l’éditeur), j’ai protesté vigoureusement auprès de la direction plongée en pleine léthargie pré-estivale de week-end. Et j’ai obtenu de haute lutte le droit de vous communiquer le nom des premiers Lauréats après la vérif’ effectuée cette nuit.

Et j’aurai les noms des choix de l’éditeur lundi dans la journée.

Alors, voilà la première partie du résultat des courses.

Prix de la short Littérature
Nouvelles : Le petit sac rose (423 votes) qui a devancé Les rubans rouges (394)
Strips : Space dementia (328 votes) qui a devancé Bactério-logique (323)
Poétik : Le monstre de foire (656 votes) qui a devancé Le marchand de sable (557)
Très très court : Le vieil homme solitaire (386 votes) qui a devancé Mon chat est Mon Chien (336)

Ils seront publiés dans SHORT !, dans la catégorie choix des lecteurs, aux côtés des choix de l’éditeur qui seront donc présentés lundi.

Prix shortEdition – Le Dauphiné Libéré
Nouvelles : Dans mon reflet (132 votes)
Strips : Une histoire de romance (9 votes)
Poétik : Le monstre de foire (656 votes)
TTC : Zestes de lumière (98 votes)

Prix shortEdition – Nice Matin
Nouvelles : Le pont des soupirs (42 votes)
Strips : Space dementia (328 votes)
Poétik : Lorgues te souviens-tu ? (51 votes)
TTC : McCafé (26 votes).

Finalement, vous avez bien fait de vous plaindre : deux posts dans la même journée, je vais pouvoir demander une augmentation. A moins que je négocie une journée sans post demain.

A lundi donc pour la suite… !

Mattéo

 

 

 

Ou plutôt Vérif’ puis Palmarès.

La fin de la Finale Eté a donné lieu à quelques (cordiales) empoignades. Dans le feu de l’action, on ne peut pas tout suivre en temps absolument réel….

La direction est donc formelle : elle a besoin de temps pour vérifier, vote à vote, toutes les opérations.

Le Palmarès des Prix de la short Littérature sera publié lundi dans l’après-midi. Les Palmarès shortEd Dauphiné Libéré et shortEd Nice-Matin également.

Comme c’est l’été, on est tous ultra-détendus et on attendra sans stress !

Bon week-end à tous.

Mattéo

PS : pour info, en fin de Finale, les compteurs affichent automatiquement une addition des voies obtenues en Qualif’ et de celles obtenues en Finale… mais ce sont celles de la Finale seule qui déterminent le Lauréat… c’est bien clair…?… ! Traduction, on fera figurer lundi dans le Palmarès (et le classement définitif) le nombre des voix obtenues en Finale par les œuvres concernées.

 

MISE A JOUR : consultez la première partie du palmares sur le post suivant !

 

Le jeu Scrabble se lance dans la réhabilitation de l’orthographe sur téléphone portable.

L’idée est plutôt insolite : pour chaque mot correctement épelé, le réseau internet Scrabble vous offre des minutes de WiFi gratuites.

Sympa, non ?

Pour cela, des bornes WiFi (« hotspot ») ont été établies dans Paris, et pour se connecter au réseau il faut retrouver soi-même les mots de passe, selon le principe du Scrabble.

En 2 semaines, les passants parisiens auraient composé 6 000 mots… soit 110.000 minutes de WiFi gagnées.

Après le langage SMS, il est maintenant possible de gagner du temps et de l’argent en faisant long !

Voilà la vidéo de promo (en anglais malheureusement).

A demain,

Matteo

Ce jeudi, ce n’est pas un auteur de shortEdition qui est mis à l’honneur, mais un membre de l’équipe ! Et c’est tout naturellement vers Miléna que l’on s’est tournés : vous avez peut-être répondu à ses questions ou l’avez croisée sur notre page Facebook… Le mystère s’éclaircit.

Coralie : Salut Miléna ! Pourrais-tu nous résumer ce que tu fais chez shortEdition ?
Miléna : Je m’occupe essentiellement de la communication externe. Cela comprend différentes tâches : les mails aux auteurs, le community management (la page Facebook), les interviews d’auteurs, les relations presse afin de promouvoir nos auteurs en région… Je travaille aussi en tandem avec Matteo sur le blog, ce qui est plutôt sympa ! Je participe à la promotion du site internet de façon générale, et à la préparation aux finales des concours. Ce sont des tâches assez diverses au final, ce qui me permet de ne jamais m’ennuyer !

C : Quelle est la première chose que tu fais en arrivant au bureau ?
M : J’ouvre mes mails, et je fais le point sur le programme de la journée. Ce n’est pas très original !

C : Parmi nos quatre catégories d’œuvres, as-tu une préférence ?
M : J’avoue avoir une préférence pour la catégorie Poétik, car je suis une grande amatrice de poésie. La poésie peut paraître obscure ou trop naïve, mais je pense que l’on trouve parfois de vraies perles. C’est en lisant beaucoup, du bon comme du moins bon, que l’on se forge un avis plus aiguisé sur un genre littéraire.

C : Quelles sont tes références en terme de littérature ?
M : Je pense qu’à mon âge, les références sont encore influencées par les études… J’aime bien sûr les grands poètes du 19ème siècle, Hugo, Rimbaud… Mais je préfère le roman du 20ème siècle, je peux citer au hasard des auteurs qui m’ont marquée : Sartre, Milan Kundera, Virginia Woolf, Pierre Michon… A la fac j’ai aussi eu une révélation pour la poésie américaine et la Beat Generation : Allan Ginsberg, Charles Bukowski, etc… J’aime le lyrisme « désinvolte » de leurs textes, et la langue anglaise permet cela plus que toute autre.

C : Aurais-tu un livre, un site, un film et, pourquoi pas, un musée à nous recommander ?
M : Un livre : On the road de Jack Kerouac. Je l’ai trimballé en voyage tout un été sans le lire, puis je l’ai lu en rentrant… ce qui m’a permis de voyager encore plus ! Kerouac, c’est l’intelligence et la fureur de vivre réunies. Sa prose s’apparente presque à de la poésie. De toute façon, je pense que tout grand écrivain écrit avec poésie, peu importe le genre.

Un site : www.itsnicethat.com, un site anglais qui référence des perles d’art graphique, si cela peut intéresser quelqu’un…

Un film : « Eagle versus Shark », un petit film australien qui met en scène une romance entre deux anti-héros, que du bonheur !

Un musée : Le Musée Juif à Berlin. Je ne pensais pas qu’une architecture pouvait retraduire ainsi la tragédie de la Shoah, c’est impressionnant.

C : On ne manquera pas de s’y intéresser ! Et pour finir, quel est le petit défaut qui fait ton charme ?
M : Je pense que je suis trop curieuse ! Je veux tout lire, tout voir, tout connaître… Du coup j’ai tendance à faire plein de choses en même temps et à m’emmêler les pinceaux… Une vie ne me suffira pas ! Mais je me soigne.

C : Merci d’avoir pris un peu de temps pour cette interview Miléna !
M : Merci à toi ! C’était sympa de se retrouver de l’autre côté !

Interview réalisée par Coralie Bailleul.