Archives for the month of: janvier, 2013

Le dernier film de Quentin Tarantino, Django Unchained, est encensé par la critique.

Ce n’est pas pour jouer les rabats-joie, je vous assure… mais, lorsque ma copine m’a proposé, je n’ai pas eu envie de bouger. Je suis resté caché sous les draps avec une bonne pizza. Et elle y est donc allée seule (avec une autre copine, en fait, j’ai vérifié…).

Victoire, elle n’a pas été convaincue !

Pour 3 raisons :

1 – Niveau scénario, ça manque un de rebondissements… Kill Bill ou Inglorious Basterds réservaient plus de surprises.

2 – Elle n’a pas trouvé l’ultra-violence « jouissive » (je cite !), car l’esclavage a vraiment été violent dans la réalité. Ça doit être son côté sensible…

3 – Comme souvent, Tarantino n’a pas fait dans le court… 2 h 44, c’est quand même ultra-long. Et la fin s’étire – a-t-elle trouvé – en épilogues interminables…

Elle est d’humeur râleuse me direz-vous… Peut-être pas faux ! Je dois avouer que ça lui arrive…

Elle a tout de même trouvé le jeu de Dicaprio et de Christoph Waltz impeccable. Et les scènes d’éloquence dans le jargon du western l’ont bien fait marrer.

Après tout, ça peut peut-être suffire !

A demain.

Mattéo

Un ami du blog nous a envoyé ses voeux… avec pour premier voeu de les voir mis en rayon sur le blog !

« Je lis tous les jours votre blog, très intéressant [ remarquez ici qu’un compliment bien placé peut aider ] et je pense que ce petit texte que m’a inspiré 2013 (treize), pourrait peut-être en faire partie !
Deux mille treize, prenez-la à l’ais(z)e.
Pas de zizanie entre amis, ne devenez pas trop zélateurs, ou alors faites-le avec zèle, sans e(z)agérer.
Vous n’allez pas zigouiller quelqu’un ?
Alors zapper, zieuter autour de vous, vous trouverez bien un zouave, un zigue ou même un zigoto un peu zinzin, aux zygomatiques incroyables qui vous fera rester zen…
Zou….bonne z…ournée !
Zézé »

Comme on est au bout du bout du bout du mois de janvier mais quand même pas encore en février, comme il faut encourager les initiatives… on a pensé avec Miléna qu’il fallait le faire.

Avec, en +, une bise à Zézé.

A demain.

Mattéo

Dans la série littérature, je tenais – depuis un moment – à vous parler de Vies Minuscules, de Pierre Michon. Aujourd’hui, je vais oser le faire…

Obtenant le prix France Culture en 1984, c’est avec ce livre que l’auteur se fait connaître lorsqu’il n’a déjà plus beaucoup de cheveux (les acteurs sur la photo sont beaucoup plus jeunes que lui…).

Ce roman, c’est du long avec du court. Une série de 8 nouvelles autobiographiques, qui peuvent se lire indépendamment. Ou toutes d’une traite !

L’auteur y décrit les vies modestes de ceux qui ont marqué son enfance, au fin fond de la Creuse. La langue est poétique et le style très exigeant. Il dépeint l’existence de ces paysans humbles, à qui l’éducation était refusée. Une façon de les élever et de leur rendre hommage…

C’est aussi une exploration de ses débuts d’écrivain, des frustrations de la page blanche. Michon dit lui-même que son plus grand regret est de n’avoir pas été Rimbaud.

Rien que ça ! Je doute qu’il soit le seul dans ce cas…

Il reste une sorte de marginal, qui n’a jamais su rien faire d’autre qu’écrire. Pas en vain, puisqu’il remporte en 2009 le Grand Prix du roman de l’Académie Française pour Les Onze.

Plutôt fort.

A demain,

Matteo

→ Vies Minuscules, 6.50 € , Ed. Gallimard, 248 p.

On s’est dit que Tommy Redolfi, notre directeur artistique et illustrateur, méritait bien un petit portrait.

BD, illustration, réalisation, il a plus d’un talent !

Tommy a toujours aimé raconter des histoires, crayon et gomme en main. Celles qui se déroulent à l’autre bout de monde, ou dans l’imaginaire, sans sortir de son atelier. Le style graphique de Les  Simpsons est un déclic pour lui. Il réalise très tôt que bien dessiner et savoir bien raconter sont deux choses très différentes ! Il publie Rayban Dog en 2003, premier recueil de BD d’une longue série. On apprécie ses personnages à la fois drôles et touchants… et un peu mélancoliques parfois.

Les inspirations de Tommy sont aussi littéraires : Gogol, Radcliffe, Adelbert von Chamisso ou Théophile Gauthier. Il a un coup de foudre pour Les Histoires Fantastiques d’Hoffmann, et décide d’adapter Le violon de Crémone, paru en 2010. Son septième récit, Mon Oncle, autobiographique, est paru en 2012.

Si Tommy est un pro du long, il fait aussi bien dans le court : illustration, affiches, couvertures, et surtout auteur des recueils « Tsekted’Gre » (« tu sais que tu es de Grenoble »). Suivant ce concept, il décline avec humour les clichés associés à la ville, pour les grenoblois, et pour les autres ! La deuxième compil’« Tsekted’Gre » est sortie en novembre dernier.

Et shortEdition dans tout ça ?

Tommy rencontre Christophe Sibieude à l’école Sup’créa (Grenoble) où il donne des courts de croquis. Et hop ! Il enfile rapidement le short orange, et prête son œil averti à la sélection des Strips.

En plus du crayon, Tommy manie aussi la caméra. Il a réalisé des courts-métrages dont certains ont été primés lors de festivals (regardez L’insouciant !). Il travaille actuellement sur la réalisation d’un troisième film, La Grande Evasion, ainsi que sur son huitième album de BD.

Et jusqu’au 31 janvier, une exposition présentant son travail se tient à la bibliothèque Saint-Bruno à Grenoble.

Un vrai super-héro de BD, en somme !

A demain.

Mattéo (c’est en fait Miléna, secrètement amoureuse de Tommy, qui a écrit ce roman fleuve et qui me le fait signer de force…)

Tsekted’Gre #2, 7.90 €, disponible chez Momie Folie (Grenoble), Chemain (Voiron) et sur commande à  tsektedgre@gmail.com.

Pour plus d’infos : www.tommyredolfi.net

Odosketch, c’est un outil en flash qui donne un rendu génial aux créations graphiques.

En voilà un exemple.

Et un autre exemple.

C’est très facile de faire un test. Allez-y.

J’attends avec impatience des shorts en sketch ! Miléna en a fait un premier… Qui dit mieux ?

A demain.

Mattéo

Lauréate de la Matinale de la short Littérature présidée en octobre dernier par David Foenkinos, Elodie Torrente a été invitée à une séance de signature par une association organisant une rencontre littéraire autour du dernier roman de David F, Je vais mieux (Gallimard).

Grand moment à Bolbec sur Normandie !

Elodie a fait un tabac… en présentant SHORT ! # 3 dans lequel Circumnavigation, la nouvelle lauréate de la Matinale qui a plu à David, est publiée.

Elodie a beaucoup bu… Dès que j’ai une photo présentable, je vous la transmets !

A demain.

Mattéo

 

Je viens de recevoir un mail très sympa. Comme j’ai l’esprit partageur, je vous l’envoie tout de suite !

1. Le plus long palindrome de la langue française est « ressasser »
> On peut donc le dire dans les deux sens.

2. « Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette » .
> !

3. « Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e ».
> C’est-à -dire qu’il ne comporte aucun « e ».

4. L’anagramme de « guérison » est « soigneur ».
> !

5. « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave.
> Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !

6. Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot.
> Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre », « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ». Attention, toutefois, larve peut rimer avec Algarve, province sud lusitanienne. Ce n’est certes pas une rime riche mais une rime quand même).

7. « Endolori » est l’anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal.
> !

8. « Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d’être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle.
> Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l’amour au pluriel. C’est ainsi !

9. « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] > « Oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles.
> Eh oui !

Pas mal, hein ? L’exercice rappelle la grammaire en s’amusant de Fournier.

A demain.

Mattéo

Miléna l’avait posté sur Facebook… On rebelote car ça vaut le coup d’œil. Elle m’a un peu briefé pour que je vous en parle avec les bons mots.

Avec Paris vs New York, le graphiste français Vahram Muratyan signe un ouvrage visuel détonant, qui confronte les clichés de chaque ville en 2 images siamoises. Habitudes, architecture, mythes culturels… tout y passe, et avec humour !

Une idée simple, qui se prolonge en 224 pages…

Muratyan vit depuis peu à New York, mais il s’est laissé gagner par la nostalgie de Paris. Un seul remède : « Ces deux villes doivent être au même niveau dans ma tête, j’ai voulu les comparer, comparer les détails, les habitudes, les styles de vie. Je suis parti sur des détails de la vie quotidienne » pour construire un « dialogue entre deux expériences urbaines ».

Un blog, deux années de travail, et enfin un livre, dont on admire le caractère épuré et le style pop art. Un vrai régal !

Aucune ligne en trop, des couleurs mordantes, des clichés et traditions qui deviennent des symboles pleins d’humour. L’effet est iconique – joli terme, non ! – et efficace.

La simplicité du trait pour la grandeur d’une ville, moi j’adhère (même quand je n’ai pas fumé la moquette).

A demain.

Matteo

Le livre, Paris vs New York, 12 € 45, Édition 10/18

La vidéo explicative en 3′ (moins fun que celle d’hier… mais moins connue aussi !), c’est par ici, juste après le clic

 
J’ai vue cette vidéo sur la page Facebook de shortEd, gérée depuis 3 mois maintenant par Miléna, et j’ai été séduit (par la vidéo… puisque ma copine lit le blog tous les jours).

Cette petite vidéo, déjà vue + de 7 millions de fois, m’était inconnue ! 7 millions sans moi, et peut-être sans vous…

Insupportable, non ?

J’ai donc décidé de lui faire une petite place d’un jour sur le blog. Pour 2’37 » de pause café. Très tonifiant.


 

Faites passer.

A demain.

Mattéo

 

J’ai entendu Philippe Starck, le designer, résumer l’apport d’Andrée Putman au design et à l’architecture antérieure : « elle a débarrassé le luxe et l’élégance du bling-bling… c’est un apport majeur, un acte politique ».

Il n’a pas dû vous échapper que cette grande inconnue des gens normaux venait de s’éteindre à 87 ans !

Issue de la grande bourgeoisie lyonnaise, cette femme – qui avait caressé le projet maternel d’être concertiste puis compositrice – a compris vers 20 ans ses limites et renoncé à la musique… Elle a d’abord pris ses distances avec son milieu. A vidé sa chambre de tout… n’y laissant qu’un lit, une table et un tableau de Miro. A travaillé au contact d’artistes, notamment à la revue Fémina. S’est faite styliste. A aussi – + tard – lancé les lithographies à 100 francs pour les magasins Prisunic dans le but de démocratiser l’accès à l’art.

Et c’est à 53 ans seulement, après son divorce – une nouvelle rupture -, qu’elle s’est lancée dans le design et l’architecture intérieure, simplifiant les intérieurs haut-de-gamme, décloisonnant les pièces (le salon, la chambre, la cuisine), inventant le loft rive gauche… et devenant une figure internationalement reconnue.

Parcours sympa…

« Le luxe pompeux est une chose polluante qui me fait horreur. Je m’intéresse à l’essentiel, à la charpente, à la colonne vertébrale des choses ».

Elle devait aimer le court !

A demain.

Mattéo