Archives for the month of: décembre, 2012

Une librairie lyonnaise (Expérience) publie chaque année un recueil (qui est donc annuel) de BD plus ou moins courtes… mais tout de même plutôt courtes puisqu’elles  n’excédent pas 4 pages et 30 cases.

Une quarantaine d’auteurs – scénaristes et dessinateurs – débutants ou en cours d’installation dans ce petit univers.

J’avoue avoir un faible pour l’histoire de la concierge qui informe, via Facebook, les potes de la locataire du 3ème étage de sa toute récente rupture et qui organise une petite fête impromptue… chez ladite locataire déprimée !

Le livre fait 300 pages, au format d’un roman graphique.

19 €.

Et 2012, c’est le # 4.

Le nom – Projet Bermuda – ne peut que vous séduire !

L’Appel à projet pour le # 5 est lancé. Seule contrainte : un auteur régional (Rhône-Alpes) au moins sur le tandem de la création.

A demain.

Mattéo

PS : ce # 4 date de juin mais comme je l’ai gagné à Noël, je vous en parle à Noël, vous comprenez ?

… mais très (très) bon !

Padre Padrone, Gavino Ledda.

Je ne l’avais pas lu. Je viens de le découvrir.

Ce roman a été publié en Italie en 1975. La  traduction française (Gallimard) date de 1977 et le roman a été adapté la même année au cinéma par les frères Taviani avec, au bout, la Palme d’Or du Festival de Cannes.

Très belle écriture. Précise, juste. Un mélange de raffinement simple et de rugosité venue tout droit de la dure vie des bergers sardes après la Seconde guerre mondiale.

C’est un récit autobiographique.

C’est l’histoire de l’éducation d’un jeune pâtre sarde, arraché  par son père à l’école primaire après seulement un mois de classe pour en faire son indispensable gardien du troupeau de brebis et, avec le temps, son aide à tout faire.

C’est l’histoire d’une mise à l’isolement, d’un apprentissage de la nature et des gestes du berger, d’une condamnation à l’analphabétisme, d’une éducation (très) brutale dans un univers écrasé par la rapacité des grands propriétaires, d’un départ en forme de fuite pour échapper à l’esclavage paternel…

Et tout cela raconté avec le détachement de celui qui a pris du recul – il a 37 ans lorsqu’il raconte son histoire -, qui s’est arraché à son univers et qui est devenu professeur de lettres.

Très fort.

A lire pendant vos prochaines vacances… ou pendant le prochain voyage en train.

Je vais bientôt essayer le film. Et le tome 2, la suite.

A demain.

Mattéo

 

Vous connaissez ?

C’est un Poétik (en vers libre) qui a été publié en 2011 sur shortEdition, écrit par Penduick, choix de l’éditeur lors du Prix Printemps 2011 de la short Littérature.

Cette passion-là résiste très (très) bien au temps : j’aime la relire.

Et je serai surpris que vous n’aimiez  pas…

A demain.

Mattéo

PS : c’est Isadora Duncan (1877 San Fransisco – 1927 Nice) qui tient ici, sur la photo, le rôle de Anna P.

Je suis allé au,ciné aujourd’hui avec deux cousines qui font des études de dessin d’animation et qui ont pour obligation quasi-professionnelle, pendant les vacances, de voir des dessins d’anim’.

La cible du jour : Ernest et Célestine (2012, 1 h 22).

C’est assez sympa de rentrer dans une salle de cinéma dans laquelle la moyenne d’âge est de 38 ans… alors qu’aucun spectateur n’a plus de 10 ans ou moins de 63 ans… ! On s’est sentis un peu seuls !

On a tout de même slalomé entre les packs de pop corn renversés pour se trouver 3 places et profiter du film.

Je me sens autorisé à vous en parler car il s’agît d’une adaptation à l’écran de l’oeuvre – que je ne connaissais pas – de Gabrielle Vincent, illustratrice belge (1928 – 2000) qui a publié + de 20 albums pour enfants entre 1980 et 2000.

Dessin très réussi. Trait fin.

Scénar’ (comme disent les pros dont je vais très bientôt faire partie) bien foutu. Très fin.

L’histoire et les dialogues sont de Daniel Pennac et la voix d’Ernest est celle de Lambert Wilson. Emmenez-y vite vos enfants ou vos petits neveux ou encore vos petits cousins…! Vous passerez un bon moment.

Un seul regret : la chanson de Thomas Fersen sur le générique final aurait mérité d’être glissée un peu plus tôt dans l’histoire et de faire partie du film.

A demain.

Mattéo

 

Pour Noël, je cherchais un livre de graphisme sympa pour ma sœur. Je tombe avec amusement sur Les Fourmis n’aiment pas le flamenco, d’Auguste Derrière (Ed. Le Castor Astral, 12 € 45). Je ne l’ai pas trouvé au format numérique… mais il est agréable au toucher !

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’un livre sérieux : on y découvre des parodies de publicités et de maximes d’antan, tout en humour et poésie. Des jeux de mots à gogo, de l’absurde et un graphisme à l’ancienne plutôt fin. Auguste Derrière aurait été un mondain de la fin du XIXème qui aimait « les acrobaties du verbe » et autres calembours.

Voici quelques extraits qui ont agrémenté le réveillon de ma soeur :

Le Calendrier Culturel de Monsieur Patate, pour janvier 

01. Laitue, pour que les moches meurent plus vite.
02. Lilas, pour obliger quelqu’un à lire un livre ici.
03. Lotus, pour rester zen quand il n’y a plus de papier toilette.
04. Pêcher, en planter sept, c’est capital.

Et autres citations…

« Si l’union fait la force, l’oignon fait la farce. »
« A femme presbyte, homme heureux »
« Spécialités orientales cuisinées au wok. Allah Wok Bar. »
« Après deux scotches, les hommes deviennent collants »
« Le massage vietnamien fait un bien bien fou! »
« Ne dites plus Calzone mais Zlip ! »
« Aux émirats, les gens sont à bout d’habits… »
« Savon Paul Hisse, Stop aux fesses irritées ! Les savons Paul Hisse donnent la peau lisse aux fesses des gens qu’ils savent honnêtes. »

Plutôt court et savoureux, non ?

Et il y a + de 800 maximes, dictons, pensées et réclames farfelues… De quoi tenir jusqu’à la fin des vacances !

A demain.

Mattéo

La pièce a été écrite par Jean d’Ormesson.

C’est la conversation que Napoléon Bonaparte, 34 ans, Premier Consul, aurait pu avoir un soir de l’hiver 1803 avec Jean-Jacques Régis de Cambacérès, 50 ans, son deuxième Consul.

Bonaparte rappelle à son premier allié le chemin qu’ils ont fait ensemble au service de la République et de la liberté… et lui explique que l’heure est venue de voir plus grand. César est son modèle et la liberté a besoin d’une ambition + forte pour triompher en Europe. L’Empire permettra à la République de monter sur le trône !

L’interprétation par Maxime d’Aboville – qui a l’âge, la taille et le teint olivâtre de Napoléon – et par Alain Pochet – qui campe Cambacérès – est très réussie.

C’est au théâtre Hébertot, Paris 17, boulevard des Batignolles, de 19 h à 20 h, 20 à 40 €.

Et il y aura une tournée au printemps 2013 dans toute la France.

Allez-y… quand ce sera près de chez vous.

A demain.

Mattéo

Salut à tous !

Heureux de vous retrouver aujourd’hui !

Pas de fin du monde pour le 21 décembre, mais alors des Lauréats pour le 22. Comme il y avait + de finalistes, ils sont un peu + nombreux…

Certains ont été désignés par les Lecteurs : ils vont toucher la dotation.

Les autres l’ont été par l’Editeur, qui – lui aussi –  fait aussi son job : ils seront – eux aussi – édités dans SHORT ! # 3 Hiver 12 à paraître le 25 janvier 2013.

Voilà donc le détail. Le site sera mis à jour dans la journée, chaque oeuvre lauréate gagnant sa cocarde.

A demain.

Mattéo

 

Nouvelles

Choix des lecteurs

  • « La mélodie », John-Henry

Choix de l’éditeur

  • « 19 heures, 24 minutes et 13 secondes », Jean-Baptiste Palud
  • « La robe du poirier », Pilou
  • « La chute », Flolacanau
  • « Le regard », Colette Frère
  • « Un café au goût amer », Régine Raymond-Garcia
  • « Rêves », Pingouin

Strips

Choix des lecteurs
  • « L’école du Golden Hinde – La leçon du jour », Tote
Choix de l’éditeur 

  • « Réveil tonique », Mei Linette
  • « La plage », Kristof Lagarrigue
  • « Pourtant elles ont un joli nœud »,  FleurDeMamoot
  • « Le Mobile », PhilOmar

Poétik

Choix des lecteurs 

  • « Était-ce Avalon ? », Muirgheal James

Choix de l’éditeur

  • « Les deux cigarettes », Grégory Parreira
  • « Faire partie de la Short », Marko11
  • « Mathématiques », Lna
  • « Projets d’un ivrogne », Victor Lactor
  • « Haut les culs », Colette Seigue
  • « À tue-tête », Manue
  • « L’ange », Francis

TTC

Choix des lecteurs

  • « Mariage à Sciences Po », Pilou

Choix de l’éditeur

  • « Le plat pays des rêves perdus », Le Maltais
  • « Rêverie d’une nuit d’été », Yves
  • « La tête d’un autre », Elodie Coste
  • « Reset », Vyl Vortex
  • « La maison du ruisseau », Marie-Laetitia Gambié
  • « Moïse », Bertrand Môgendre
  • « Jour de septembre », Marianne Brandy

4 274 € chaque mois, c’est pas le dernier cadeau de Noël à la mode, c’est le montant de la rémunération mensuelle d’un stagiaire chez Facebook.

Dixit la presse.

Même si, même aux US, les $ ne sont et ne font pas tout… et que tous ces billets ne sont que poussières au regard de la grande et belle vie qui nous attend, ça fait réfléchir, non ?

Il paraît que c’est pour faire venir les meilleurs et éviter qu’ils aillent à la concurrence.

Vivement un concurrent un peu sérieux pour shortEdition !

A demain.

Mattéo

PS : je me demande si je ne vais pas suggérer à toute l’équipe de shortEd de faire stagiaire la nuit chez Fb… ou le matin !

On s’agite, vite, on vote !

Les auteurs au coude-à-coude finissent leur campagne de promo et de séduction auprès des lecteurs. Et les lecteurs, qui veulent certainement donner leur avis et peser sur le résultat, consultent les scores et lisent les oeuvres en position de gagner pour les départager.

Voilà un bon programme, non ?

Dans 48 heures,  on en aura fini avec le Prix Hiver 12 et on basculera – totalement, définitivement… et gaiement – dans ce Printemps 13 plein de promesses. Pas seulement pour les amateurs de loterie nationale…

A demain.

Mattéo

Dans la famille des Prix régionaux, je demande donc le frère.

Le Prix régional shortEdition Nice Matin est lancé pour la saison Printemps 2013, il court depuis ce soir et devrait s’arrêter (pour reprendre son souffle) le 21 mars 2013 à 23 h 55.

Et on espère qu’après le cadet, il y en aura d’autres pour faire une belle et longue fratrie en forme de carte de France… au milieu d’une galaxie où l’on retrouvera le Canada, la Suisse, le Maghreb, un peu d’Afrique noire et cette Belgique qui nous occupe beaucoup ces derniers temps !

On prépare, avec Nice Matin, dans le plus grand secret, une opération Junior pour janvier…  Dès que j’ai été formé au discours officiel de la maison, je vous fais un exposé, court mais bon, de la chose.

A demain.

Mattéo