Archives for the month of: octobre, 2012

 

Un ami de shortEd m’a fait passé un texte à écouter (lentement) pour éviter de ne rien comprendre ou de faire trop de fautes d’orthographe…

Comme je ne connaissais pas, je suppose que vous aurez plaisir à le découvrir.

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*. Monsieur est le père, Madame est la mère. Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère. Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n’est maire. N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère.

C’est le fils aux yeux pers de Lepère qui deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.

Lorsque la mère du maire meurt, Lamère, père du maire, la perd.

Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd !…

*pers = entre vert et bleu

Amusant, non ?

Mon grand-père pense que Devos aurait aimé…

A demain.

Mattéo

Premier point, je ne répondrai pas aux remarques de mes camarades de jeu. J’y ai bien réfléchi : j’ai décidé de les ignorer superbement !

Oui je n’étais pas à La Matinale, oui je suis parti en week-end… et alors ?… !

Le résultat est là : je suis en pleine forme.

Et heureux de vous retrouver.

Parlons de Léautaud maintenant. Paul Léautaud (1872 – 1956).

Philippe Delerm, le père de la gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, s’est cogné l’intégralité de l’oeuvre de cet écrivain à la trogne bien connue de vieil anar amoureux des chats  et de toutes les bêtes de la création, vivant seul dans sa maison de Fontenay. Un poil dandy et complètement misanthrope.

En 150 pages, il en fait le portrait.

2 heures de lecture amusantes.

On y découvre les multiples facettes d’un personnage que l’histoire de la littérature a rendu trop simple.

On y comprend aussi que Léautaud – anti-droite, anti-gauche, anti-école obligatoire, anti-chauffage central, un peu antisémite sur les bords, anti-presque tout – n’aimait pas la société des hommes… et qu’il n’avait pas connu, enfant, la chaleur de l’amour familial et parental. Avec un père s’occupant surtout de sa carrière (ratée) au théâtre et une mère partie alors qu’il était très jeune.

On y apprend enfin qu’il a finalement peu publié, qu’il a tenu un Journal littéraire publié à partir de 1940 faisant l’essentiel de son oeuvre… et surtout qu’il aurait pu avoir une très grande carrière littéraire s’il avait saisi les occasions se présentant à lui – notamment d’avoir le Prix Goncourt entre 1904 et 1908 – mais qu’il refusait de saisir les opportunités que son talent lui offrait par une sorte de fascination mélancolique pour l’échec ou le chagrin.

La rudesse de sa dernière phrase, prononcée sur son lit de mort à l’infirmière qui s’occupait de lui, a donné son titre au bouquin de Philippe Delerm : « Maintenant, foutez-moi la paix ! »

Maintenant, foutez-moi la paix !
Philippe Delerm, 2006
Broché, 10 € 17
Folio, 4 € 56 (neuf), 1 € 18 (occasion)
eBook ? Il semble ne pas exister en format numérique…

A demain.

Mattéo !

 

C’est vrai. On a eu besoin de buller un peu ce week-end !

Pour commencer, on va faire un rappel simple…

Nouvelles : Elodie Torrente
Poetik : Camille de Vitry
TTC : Marieke Poulat
Strip : Ugo Bagnarosa

Après des photos, des vidéos…. comment on va rendre publiques les oeuvres, la suite… et tout et tout.

A un peu plus tard.

Et on rend les manettes à Mattéo… qui aurait pu bosser ce week-end, vu qu’il était dispensé de Matinale… mais qui a dû en profiter pour négocier une seconde pause de 4 jours en 10 jours…. Mattéo, reprends-toi, gars !

Côme, Sylvia
et toute l’équipe… (moins Mattéo !)

4 h 20 : le réveil sonne et l’équipe de shortEdition se réveille, les yeux collés de fatigue (miam!). Pas le temps de traîner au lit, il faut préparer le bar Bat.

5 h 30 : toute l’équipe est sur place, et l’installation du matériel peut commencer.

6 h 30 : les auteurs sont déjà là, la pression monte, mais c’est presque prêt !

7 h 03 : les derniers auteurs sont installés, le thème et les règles de la Matinale sont dévoilés !

7 h 07 (enfin d’après le planning) : c’est le délire dans la salle, les auteurs perdant tout contrôle de leurs nerfs se jettent littéralement et littérairement dans la joute artistique qui les oppose pour 7 h 07 de création.

7 h 15 : le petit déjeuner est servi, pendant que les premières photos sont prises et que les premières vidéos sont montées !

8 h 09 : une connexion internet est enfin trouvée, on va pouvoir diffuser les photos.

9 h 35 : le premier post est rédigé pour être mis en ligne le plus rapidement possible.

9 h 40 : VOUS vous connectez sur le blog de shortEdition et vous pouvez vous rendre compte que ça y est, la première Matinale de la short littérature est ENFIN commencée !

A très vite, ici ou là, mais surtout sur notre page Facebook.

Côme et Sylvia,
pour toute l’équipe !

 

Voici, comme promis, le témoignage du cousin en périple linguistique dont je vous avais annoncé le reportage détaillé dans mon post DEAR Day.

« Eh bien, on était en cours  – films studies pour ma part – et à 11 heures la prof a annoncé le top départ du Drop Eveyrthing and Read Day (le DEAR Day). A ceux qui n’avait rien à lire, elle a distribué des documents. Tout le monde a donc lu, dans un silence religieux, personne ne devait (ou ne voulait) parler. Et vingt minutes plus tard, on a rangé nos livres dans le calme et on a repris le cours !

Tout le monde l’a fait, dans toutes les classes et ça s’est passé dans le calme et la bonne humeur !

Certains ont même décidé de lire des tweetswhy not !?… 🙂

Bilan, c’était court mais sympa. »

A demain.

Mattéo

Les Canadiens encore, qui sont décidément très actifs, ont créé le Festival international de Twitterature de Québec qui a eu lieu pour le première le 16 octobre dernier.

Thème : le futur.

Participants : les jeunes à travers les classes de différents niveaux (tout-petits, primaire, secondaire, collégial et lycée). Avec des exercices de difficultés variables, les lycéens devant écrire un tweet de 140 caractères piles, balise incluse. Et obligation pour certains d’inclure des figures de style : allitération, comparaison, métaphore, antithèse, gradation.

Ils font ça bien : un site officiel (l’Institut de twittérature comparée), une télé qui retransmet les débats en direct (ARTV), une antenne à Bordeaux (en France)… et même un Manifeste*. Seul défaut : pas de publication facilement accessible des résultats. Je sens que je vais quand même seriner la direction de shortEdition pour qu’elle se décide à aller au Québec rapidement.

Je préfère la Matinale de la short Littérature… mais je dois être un peu partisan.

A demain.

Mattéo

* Le Manifeste 

La twittérature est à la rature, ce que le gazouillis est au chant du coq. Les uns vantent l’alexandrin, d’autres jouent du marteau-piqueur.
Twittérature n’est pas humour. Il serait absurde de se rire de tout alors que l’on peut très bien se moquer de quiconque. Et réciproquement.
La twittérature est la somme de récits, aphorismes et autres apophtegmes. Une cacophonie de gazouillis que symphonise harmonieusement l’ITC. 

 

 

Mon cousin est en échange linguistique au Canada, en Colombie britannique. Et lundi, pour lui, ce sera le DEAR Day.

DEAR = Drop everything and read !

C’est, chaque année, le 4ème lundi d’octobre.

Tout s’arrête pendant 30 minutes – au moins  dans les établissements scolaires et universitaires – et on lit.

C’est marrant parce que qu’il y a quelques semaines, j’étais tombé sur les résultats d’un sondage réalisé chez les Grands-Bretons qui indiquait qu’1 jeune sur 3 âgé de 13 à 16 ans trouvait que ce n’était « pas cool d’être vu en train de lire » (sic)… Je ne sais plus si je vous en avais parlé mais j’avais trouvé la chose un peu curieuse.

Voilà une réponse colombienne étonnante à cette évolution britannique étonnante.

A demain.

Je vous fais, après-demain (en raison du décalage horaire), un reportage complet sur le DEAR Day. Promis. Et si des auteurs canadiens veulent nous donner des précisions sur la chose, on est preneurs.

Mattéo

Salut à tous

J’ai été espionner une réunion tenue aujourd’hui concernant les derniers détails préparatifs de La Matinale.

Tout baigne (c’est, en tout cas, l’impression qu’ils donnent… si ce n’est pas le cas, ils jouent bien la comédie et j’en parlerai à Foenkinos jeudi !).

Les auteurs sont dans les starting-blocks et ne devraient pas être trop gênés par la grève qui s’annonce à la SNCF… Comme on a décidé de commencer tôt le matin, tout le monde arrivera la veille. Avant la grève !

Idem pour les membres du Jury, ceux qui viennent de loin.

Et Isa et Christophe ont vu David Foenkinos pour faire le point sur le déroulement de la manif »et sur le Jury. Tout est bien calé. Et si j’ai tout bien compris de ce qui m’a été raconté, DF est un auteur simple et sympa qui ne se la joue pas et n’essaye pas de regarder de haut (du haut des ses centaines milliers d’exemplaires vendus) ses interlocuteurs… qui ont apprécié.

Bon présage.

A demain.

Mattéo

Le voilà, c’est le premier livre papier de shortEd.

Il est encore chaud, ils sort du four !

Il s’appelle Short fashion stories.

Il a été imaginé avec notre partenaire mode BrandAlley. Et il a été écrit par des auteurs de shortEdition qui ont rencontré des créateurs de mode de BrandAlley. 8 créateurs de mode sont donc au centre des créations d’un nouvelliste, d’un poétik man et d’un stripeur de shortEdition. 8 chapitres, 24 regards croisés. Et les photos des modèles, habités par des mannequins, en prime.

Le résultat est très réussi.

Fond et forme.

Comme je n’y suis pour rien – et que je rentre de vacances, bronzé et détendu -, je peux y aller sans états d’âme !

Il sera présenté à la presse à l’occasion de l’annonce du Palmarès de La Matinale, le 25 octobre.

A demain.

Mattéo

Back to the blog ! Salut à tous…

Je suis de retour. Et je sombre déjà dans la facilité.

Oui, c’est trop facile de vous faire saliver en vous disant que je viens de passer 4,66 jours idylliques sous le soleil marocain avec ma douce.

Trop facile de vous dire que c’est avec les primes de blog accumulées en 466 contributions qu’on s’est payé ce voyage express hors du temps.

Trop facile de conclure que ce fut Court mais bon ! 

A demain…

J’essaierai de faire mieux !

Mattéo