Archives for the month of: janvier, 2012

Deux grandes maisons d’édition – Flammarion et Le Seuil – font leur saut dans le vide : ils publient un livre numérique qui n’a pas son équivalent papier. C’est la première fois, comme dit la presse, que de vrais éditeurs (sic) osent le faire. Quelle audace.

Voici les (deux) objets du délit.

L’Homme-Volcan : conte bref de Mathias Malzieu (le chanteur de Dyonisos), doté d’un habillage musical du groupe Dyonisos et égayé de dessins de Frédéric Perrin qui, aux dernières nouvelles – et sauf erreur de ma part – n’est pas le batteur du groupe Dyonisos (Flammarion/Actialuna, 3,99 €).

Ah. : recueil de 8 nouvelles semi-érotiques d’Emma Reel (Le Seuil, 7,99 €).

Tenez, d’ailleurs, Emma Reel, c’est un pseudo ! Façon blog et internet… pour reparler de ce sujet très grave que j’ai évoqué avec vous il y a 48 heures chrono.

Comme c’est du court, on va solliciter l’avis de nos experts. Pour savoir si c’est bon !

A demain.

Mattéo

 

Si vous espérez voir un film sur Macha Bérenger (c’est un pseudo !), la voix qui a animé les nuits de France Inter de 1977 à 2006 et ouvert l’antenne aux peurs, aux tristesses, aux joies et aux confidences de plus de 100 000 sans sommeil, vous vous trompez. Lourdement.

Parlez-moi de vous, avec Karin Viard, (bonne) actrice qui ne se fait pas retirer la peau (enfin une qui ose), est un film sur l’adoption et l’abandon. Avec un peu de radio.

C’est pas mal. Pas top.

J’aurais aimé un peu + de radio, un peu + de muscle dans l’histoire, un peu moins de clichés. C’est vrai que les clichés, ce n’est supportable que pour rire. Sinon c’est fatigant. Trop prévisible.

A demain.

Mattéo

C’est une Fondation américaine créée en 2006 qui organise des campagnes de signatures sur les sujets qui mettent en émoi le monde entier ou le petit monde d’un pays : les OGM, des projets de loi, les révolutions arabes et le gel des avoirs des dictateurs en déroute, la crise de l’euro et la politique d’austérité et de la banque centrale européenne… Avec, souvent, des dizaines voire des centaines de milliers de signatures à la clé en quelques heures.

Elle s’appelle Avaaz, elle a 100 salariés dans le monde et elle teste ses idées d’actions, avant de les mettre en oeuvre, auprès de ses adhérents locaux.

Cofondateur et directeur exécutif, Ricken Patel, est un Anglo-canadien aux ascendances indiennes et kényanes. Chic et approprié, non, pour parler du citoyen du monde demain.

Avaaz veut dire « voix » en hindi. Et cette voix-là se dit politique mais pas partisane…

Je suis pas un super fana de ces trucs-là… J’ai du mal à croire qu’un tel outil puisse rester longtemps innocent. Et je me demande toujours si ce n’est pas fait pour se donner bonne conscience. Je dois être un peu trop compliqué…

A demain.

Mattéo

Il y a les noms de scène, ceux de plume, de guerre ou de résistance aussi. Il y en a des milliers et des milliers. Dans tous les pays, dans tous les arts.

Molière n’était pas Molière. Déjà. Mais ça ressemble à un nom de famille. Et, bien avant lui, Moïse, Jésus et Mohamed avaient opté, eux, pour le prénom simple.

Aujourd’hui le gars qui porte son nom, et avance ainsi à visage découvert, est un audacieux. A moins qu’il ne soit dangereux…

Eddy s’appelle en fait Claude, Barbara Monique, Bénabar Bruno, Yasmina Khadra Mohamed M., Romain Gary est aussi Emile Ajar, Houellebecq = Thomas, Woody Allen = Allan Stewart Konigsberg et Jacques Villeret = Jacky Boufroura.

Mais Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux était bien Marivaux, Hugo s’appelait bien Victor et Le Clézio n’a pas choisi de s’appeler Jean-Marie Gustave ! C’est rassurant tout de même…

shortEdition a opté pour le pseudo. Mais les pseudos des blogs, qui ont rendu le pseudo universel, ont-ils dévalorisé les pseudos ?

Dites-nous ce que vous en pensez sur la page Facebook… Pseudo ou état-civil, c’est comme sel fin ou gros sel, couverture ou couette, gants ou moufles. Voilà un vrai débat comme on les aime !

Mattéo

Prenons un candidat à la présidentielle, puisqu’on en parle beaucoup. En 15″, il peut décider de tout changer…

Il lui suffit de dire, micro ouvert et caméra branchée : « J’en ai marre, vous m’emmerdez, je suis fatigué… » ou « le meilleur remède contre le chômage, c’est le rire ».

Et tout est fini.

Pour lui !

L’artiste politique, plus encore que la plupart des autres occupants de la grande scène médiatique, n’a pas le droit à l’erreur. On a eu droit à la furtive glissade sur savonnette. On aura peut-être droit à d’autres (brèves) surprises… La campagne française est riche et variée.

A demain.

Mattéo

Je suis tombé sur un court discours d’intro à une réunion d’intellectuels et de religieux devenu livre. Comme je suis un peu déformé, ces derniers temps, et attiré par tout ce qui passe sous une porte (fermée)… je m’en suis emparé .

C’est un texte de Régis Debray, consacré au dialogue des cultures et des civilisations, pile dans le format shortEdition : 20 à  30 minutes de lecture, 30 petites pages, CNRS Editions, 4 €. Il date de 2007 mais il n’a pas vieilli.

Le titre : Un mythe contemporain : le dialogue des civilisations. 

Très accessible. Intéressant. Il a (manifestement un peu plus) réfléchi (que moi) sur la question et on en retire quelques idées simples qui permettent d’entendre et de lire plus intelligemment nos informations radio et télé. Sur le monde arabe et l’islam, la culture et l’innovation technique, le rétrécissement et l’uniformisation du monde par l’Internet et la réaction (normale) des êtres humains pour retrouver leurs spécificités, le dialogue entre peuples aux histoires différentes…

C’est pas du tout indigeste… même si c’est pas super fun. Et ça peut permettre de faire facilement savant.

Je vous le recommande.

A demain.

Mattéo

 

Vous avez un conflit avec un pote ou un colocataire… Un cerveau américain a imaginé ce que Facebook pouvait livrer de mieux : un jury en temps réel composé de potes, d’amis du web (ils sont déjà moins potes avec vous) ou de n’importe qui.

Vous accusez votre ami Gonzague (c’est possible, le geek reporter de Game One s’appelle Gonzague) de vous avoir rendu le livre neuf gagné à Noël avec une page cornée. Il se défend…

Peu importe.

« Justice sociale » doit être rendue. Et vite.

Vous informez votre réseau de l’affront, vous déclarez vouloir des excuses, un cadeau ou des ronds et vous donnez 24 heures à votre jury pour rendre sa sentence.

L’histoire ne dit pas si le gars qui aurait mieux fait de ne pas vous emprunter votre dernier livre peut se défendre… mais il doit certainement pouvoir demander réparation du préjudice.

C’est webunal.com et on n’est pas sûr que ce soit un progrès…!

Le slogan est simple : friends sue friends. Sue, mon traducteur en ligne me dit que ça veut dire poursuivre ou solliciter… Pas mal.

Il ny’ a pas encore de version française… Voilà un vrai progrès qui ne va pas durer.

A demain.

Mattéo

 

Pseudo shortEdition : TLC
Lauréat Automne 11, Catégorie Poétik
Oeuvre : Le Son du Coeur

Je me présente (ce sera court…)

Je suis Tomas. Oui, c’est d’origine espagnole, un petit quart de mon sang l’est ! J’ai 20 ans, et vis à Paris. Côté études, j’étudie à la fois l’histoire de l’art, et l’anglais en bi-licence (à l’Institut catholique de Paris).

Ce que j’aime ? A peu près tout : Ma meilleure qualité et mon pire défaut.

Je suis un vrai touche-à-tout : Peinture à l’huile, Photographie, dessin, musique, écriture, j’aime faire un peu de tout, sans arriver à me concentrer vraiment sur une activité en particulier.

J’aime fabriquer, imaginer, penser, me tromper (j’adore déchirer des essais).

Mon goût pour la littérature (et pour l’écriture) provient surtout de mes lectures d’ado (un peu) forcées par mes professeurs de français : Les vers de Hugo, le Naturalisme de Zola, mais aussi les incroyables (et courts) exercices de style de Queneau.

Mes lectures aujourd’hui sont plutôt axées sur mes études, je découvre la littérature Britannique : Dubliners de James Joyce, Fin de Partie de Beckett sont mes deux ouvrages préférés dans ce domaine.

Je ne suis par contre pas un grand lecteur de BD… à part les Strips sur shortEdition.

Mes autres activités de détente : Je suis dans un Atelier de Beaux-Arts de la ville de Paris (peinture), c’est une des activités les plus apaisantes et reposantes que je n’aie jamais pratiquée.

Mon plat préféré : une bonne vieille fondue savoyarde !

Mon sport préféré : je le pratique depuis moins de 2 ans, mais j’adore : la Voile (en dériveur)

Mon poème préféré : Le dormeur du val de Rimbaud, le dernier vers est un coup de fusil au cœur autant pour le personnage décrit que pour le lecteur.

Ma chanson préférée : Le vent nous portera de Noir Désir, j’aime beaucoup la version de Sophie Hunger.

Mon film préféré : 99 F avec Jean Dujardin, Absolument fou moins pour le personnage mais pour la façon dont il est réalisé, surtout pour les deux fins.

Mon site internet préféré : short-edition.com, surtout avec son nouveau design !

Mon appli smartphone préférée : mon appli Mail, elle m’est indispensable !

Le nombre d’ordi chez moi : 1 Mac, une tablette, donc… 1 et demi ?

La question bonus : Le rapport entre ma bibliothèque et ma garde-robe ? Le short. Se porte avec tout, n’importe quand, n’importe où, confortable, léger, facile à ranger et terriblement efficace.

Harlequin World a un catalogue de 11 000 titres (ça en fait des histoires d’amour au suspens incroyable), 9% des ventes aux US proviennent des eBooks. Et Harlequin France (qui a gardé le H anglo-saxon qui fait + chic) déclare vendre, depuis juin, près de 10 000 eBooks par mois. Ne me demandez pas combien ils vendent de livres papier, je ne sais pas…. et je préfère, j’ai peur d’avoir peur !

42 des 50 livres les + vendus au mois de décembre aux US sont des eBooks.

Fnac (c’est donc en France que ça se passe) a vendu 40 000 liseuses (pour livres numériques) lors du premier mois de lancement. Les chefs sont contents. On ne peut pas comparer avec les autres : les autres fabricants ne donnent toujours pas leurs chiffres de Noël.

Et la sortie du premier eBook de shortEdition est prévue avant la fin du mois de janvier.

Bien amené, non ?

Bise.

A demain.

Mattéo

PS : comme j’ai un début de conscience, j’ai cherché… 700 titres publiés par an, 9 millions de livres vendus en France en 2010, soit – dit le site de l’éditeur – 1 livre vendu  toutes les 3 secondes ! Heureusement, le syndrome du bébé arlequin, lui, est très rare.

 

Avant d’aller voir la version de Clint Eastwood sur la vie de Hoover, J. Edgar Hoover, patron du FBI de 1924 à 1972, sortie aujourd’hui et qui est bien notée sur Allociné (je peux donc aller la voir), lisez La Malédiction d’Edgar. C’est la version vue de France, écrite par Marc Dugain, publiée en 2005 par Gallimard et dispo au format poche.

Très réussie. Une description de (presque) tout ce qui a fait l’Amérique des sixties : la famille Kennedy, la mafia, le FBI, les médias, les maccarthystes, les sorcières, Marilyn. C’est une histoire solide, bien écrite, fourmillant de petits détails croustillants. Et même si c’est romancé, car la vie de cet homme de secrets était très secrète, le récit est très instructif sur le fonctionnement du pouvoir dans une grande démocratie.

Pas très rassurant mais clair. J’ai beaucoup aimé.

Lisez-le en eBook. Il faut prévoir (un peu) plus de 20 minutes, mais vous pouvez vous le faire en tranches.

Il ne vaut que 8 € en numérique sans frais d’envoi pour l’éditeur alors qu’il vaut 8 € en format papier avec frais d’envoi gratuits.

Marrant aussi, non ?

A demain.

Mattéo