Un éditeur hondurien (inconnu… au moins des services de police), Eterna Cadencia, a imaginé une encre qui s’efface au bout de 2 mois. Objectif : créer un sentiment d’urgence en faveur du livre choisi et obliger le lecteur à le lire vite et à en parler vite, en bien ou en mal.

Résultat de l’innovation : un livre sous un film pas très attirant… mais qui fait parler de son inventeur. D’ailleurs le film de présentation du concept est en anglais !

Mais on a toujours plaisir à constater que l’imagination est sans limite.

Je me demande combien des 700 000 exemplaires des Bienveillantes de l’écrivain franco-américain Johnatan Littell (2006, 912 pages, Gallimard) qui qui ont été vendus – c’est la meilleure vente de l’histoire du Prix Goncourt – auraient été lus avant de se désintégrer… semblant faire alors de ce livre une mission impossible.

Je confesse que la question du taux de lecture (de + de 100 pages) de ces ventes monumentales m’inquiète depuis un certain temps…

A demain.

Mattéo